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    Le mystère de l'Indien qui jeûne depuis plus de 70 ans

    Prahlad Jani, un Indien de 82 ans, affirme ne pas manger ni boire depuis 70 ans (photo prise le 26 avril 2010).

     

    Après deux semaines d'observations continues, des scientifiques ne comprennent pas comment survit cet ascète hindou de 83 ans, qui prétend n'avoir pas bu ni mangé depuis l'âge de 8 ans.

     

    Béni à l'âge de 8 ans par la déesse Amba Mata, Prahlad Jani, 83 ans, se passe depuis d'eau et de nourriture. C'est en tout cas ce que les disciples de ce yogi prétendent. Pour eux, Mataji survit grâce à l'énergie du soleil. «Je n'ai pas renoncé à l'eau et à la nourriture, je n'en ressens plus le besoin», déclare le maître hindou qui dit méditer pour récolter de l'énergie.

    Sur le plan scientifique, cette histoire semble parfaitement incongrue. On estime en général qu'un homme peut se passer d'eau pendant quelques jours, une dizaine au grand maximum. Quant aux grévistes de la faim, il est bien rare qu'ils dépassent 40 jours de jeûne même si quelques cas exceptionnels auraient dépassé les 70 jours.

    Des médecins indiens se sont tout de même penchés sur le cas de l'octogénaire, plus connu en Inde sous le nom de Mataji. Sous l'égide de l'Organisation de recherche et de développement du ministère de la Défense indien (DRDO), l'expérimentation a duré 15 jours pendant lesquels l'ascète a été filmé 24 heures sur 24. Pendant ces deux semaines, Prahlad Jani n'a pas bu une goutte d'eau et n'a pas mangé le moindre petit morceau de pain.«Lorsqu'une personne commence à jeûner, nous pouvons observer des changements dans son métabolisme, mais dans son cas précis nous n'avons rien vu de tel», constate le Dr Ilavazahagan, le directeur de l'Institut national de défense spécialisé en physiologie.

    Capacités de survie étonnantes

    Plus étonnant, l'homme n'est pas allé une seule fois aux toilettes. «Nous ne comprenons toujours pas comment il survit sans uriner ni déféquer. Ce phénomène reste un mystère», a déclaré Sudhir Shah, le neurologue responsable de l'équipe de 30 médecins qui ont observé le yogi dans un hôpital à Ahmedabad. S'il parait improbable que l'ascète se soit privé d'eau et de nourriture pendant presque toute sa vie, il semble donc que l'homme dispose de capacités de survie étonnantes au niveau physiologique.

    Le DRDO espère tirer des différents scanners, examens sanguins, mesures de l'activité cérébrale et cardiaque de l'ascète, quelques éléments qui permettraient d'éclairer un peu le mystère qui l'entoure. Les résultats et premières interprétations des données seront disponibles dans quelques mois. Le Dr Ilavazahagan espère que de ces observations pourront naître des pistes de recherche permettant d'accroître la résistance des militaires indiens ou d'aider les victimes de catastrophes naturelles.

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    Mahomet en une du «Charlie Hebdo» de mercredi

    Le prochain numéro de l'hebdomadaire satirique, le premier depuis l'attaque terroriste qui a décimé la rédaction, est bouclé.

    Charlie Hebdo sera bien dans les kiosques ce mercredi 14 janvier. Comme toutes les semaines. Les journalistes de l’hebdomadaire satirique ont bouclé lundi vers 21h30 leur première édition depuis l’attentat qui a fait 12 morts, mercredi 7 janvier à Paris.

    Dans ces circonstances exceptionnelles, le numéro (1178) sera tiré à 3 millions d’exemplaires, contre 60 000 habituellement, et vendu dans 25 pays.

    Accueillie dans les locaux de Libération, la rédaction a repris le travail vendredi, avec pour objectif de montrer que Charlie Hebdo n’est pas mort. Le dessin de une, signé Luz, représente le prophète Mahomet, avec une larme, et tenant une pancarte «Je suis Charlie». Le prophète reprend ainsi à son compte le slogan mondial apparu après les attentats qui ont tué 17 personnes dont les dessinateurs Cabu, Charb, Wolinski, Tignous et Honoré. Au-dessus du dessin, ce commentaire : «Tout est pardonné.»

    L’avocat du journal, Richard Malka avait rappelé lundi après-midi que les dessins de Mahomet et autres autorités religieuses étaient habituels dans le journal depuis des années. «Dans chaque numéro de Charlie Hebdo depuis vingt-deux ans, il n’y en a pas un où il n’y ait pas de caricatures du pape, de Jésus, de curés, ou de rabbins, d’imams et de Mahomet.» «L’étonnant serait qu’il n’y ait pas» de dessins de Mahomet dans ce numéro, avait-il dit.

    «On ne cédera rien, sinon tout ça n’aura pas eu de sens. L’état d’esprit "Je suis Charlie"», cela veut dire aussi le «droit au blasphème», avait averti Me Malka, déclarant également que Charlie Hebdo n’est «pas un journal violent mais irrévérencieux, qui porte le rire» et réfuté avec virulence toute accusation d’islamophobie. Interrogé sur la question de savoir si le journal est «islamophobe», Richard Malka a répondu que Charlie Hebdo «s’en est pris bien moins à l’islam qu’au christianisme» et critiqué un «relativisme de mauvaise foi indécent et obscène».

    Le tirage du numéro de mercredi a été porté d’un à trois millions d’exemplaires au vu de l’avalanche de demandes en France et à l’étranger, a expliqué Patrick André, directeur général des Messageries lyonnaises de presse (MLP), le distributeur du journal.

    Les MLP enregistrent depuis plusieurs jours des commandes émanant des organismes les plus divers, et réclament parfois des milliers de copies : des maires qui veulent les offrir à leurs administrés, des entreprises pour leurs salariés, des théâtres pour les spectateurs ou encore des distributeurs de presse en Inde, en Australie… Des points de presse de villages qui ne vendaient que deux Charlie Hebdo en réclament plusieurs centaines pour mercredi. A l’export, où Charlie Hebdo ne vendait que 4 000 exemplaires, le MLP prévoient d’en expédier 300 000.

    Pour le premier million d’exemplaires, toute la recette ira au journal, le réseau de distribution ayant accepté de travailler gratuitement. Les points de ventes seront livrés quotidiennement, du 14 au 19 janvier inclus, et le numéro restera en vente pendant huit semaines.

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     Evaluation N° 1 3 AC

    Texte :

    C’était le début du mois d’août la chaleur était torride .l’été semblait de plus en plus
    pesant …. Le disque brûlant du soleil dorait tout l’horizon et desséchait les champs de
    mais .seuls les arbres et les langues lignes de cactus restaient indifférents à la chaleur
    .la végétation perdait petit à petit toute trace de verdure pour prendre une couleur
    jaunâtre.
    Ahmed avait sombré dans un sommeil profanât après une pénible matinée de travail. Il
    était tout en sueur, la respiration un peu rauque, il paraissait inerte son visage était halé
    , ses traits avaient un aire de malice qui lui donnait une mine un peu exceptionnelle.
    […] « Au secours !...à l’aide !... »
    Une voix stridente retentit, Ahmed se leva et sursaut et couru vers l’extérieur .tout un
    tumulte de cris déchirants emplissait l’horizon. Une catastrophe s’était produite à deux
    pas de chez lui, un incendie s’était déclaré dans l’immense dépôt de foin de Lalla
    mina, la veuve Du gros agriculteur.
    Ahmed pieds nus avec son pantalon de couleur de coquelicot et sa chemise jaune au
    col noirci , arriva essoufflé ,Lalla mina criait à perdre haleine, ses yeux ruisselaient de
    larmes , sans foulard elle s »arrachait les cheveux et se frappait le visage .elle
    s’approcha , éperdue , des flammes , Ahmed la retint vivement , et tenta de la
    réconforter , elle cria alors de plus en plus fort 
    Personne ne peut s’approcher du feu tout effort aurait été en vain, le feu dévorait le
    foin avec un appétit de monstre, il faisait une chaleur d’enfer qui poussait les gens à
    fuir plus loin .Quelle perte le fruit de tout une année allait être réduit à néant, la veuve
    pleurait son destin au milieu de ses filles, sans mâle, sans protection …
    Ahmed s’approche d’elle :
    Lalla Mina, lui dit –il, remerciez le Dieu, il n’y a que le foin qui soit perdu … le blé est
    toujours là.
    Les flammes, rassasiées disparurent, une ligne de fumée blanche continua longuement
    à serpenter dans le ciel. Lalla Mina porta à jamais cette blessure profonde qui
    aggravait sa solitude

    I Compréhension
    1. quel est le type de ce texte ?
    2. d’où est extrait ce passage ? qui en est l’auteur ?
    3. quel sujet trait ce texte ?
    4. ce texte vise –il à informer, décrire ou témoigner ?
    5. repère dans le texte les passages descriptifs suivants :
    La description d’un paysage
    Un portrait physique
    Un portrait morale
    6. par quelles expression annonce –t-on l’élément perturbateur qui déclenche l’action
    du récit ?
    7. la description dans ce texte est – elle pittoresque ou simplement informative ?
    8. qu’est ce qui fait d’Ahmed le héros de cette histoire ?
    9. est ce que Lalla mina souffre d’uns solitude ? justifier par une phrase du texte
    10. comment la description contribue-t-elle à témoigner ?
    II Outils de langue
    1) conjugue les verbes entre (…) au temps qui convient :
    a- si tu viens me voir, tu (amener) tes enfants
    b- le pays deviendrait plus prospère si l’économie nationale (s’épanouir)
    c- qui que vous (être) vous n’entrez pas
    - il est très riche, bien que cela (ne pas apparaître)
    2) réécris ces phrases en employant « comme si » en procédant aux modification
    nécessaires :
    a- ce passant me regarde, il me connaît
    III Expression écrite
    Imagine un témoignage d’une personne qui a assisté à un tremblement de terre.

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    Pour Aldo Giannuli, expert des services secrets italiens, l’attentat contre Charlie Hebdo est un complot

    La durée de leur fuite, des terroristes trop calmes, le manque de protection de la rédaction de l’hebdomadaire satirique, les armes des terroristes… Aldo Giannuli, expert des services secrets italiens, n’est pas convaincu par la version officielle.

    Lors de cette funeste journée du 7 janvier 2015, date marquée à jamais comme synonyme de la mort de 12 personnes lors de l’attentat terroriste contre Charlie Hebdo, l’hypothèse d’un complot faisait déjà son chemin.

    Et aujourd’hui, ce n’est ni plus ni moins qu’Aldo Giannuli, experts des services secrets italiens, qui publie un article sur le blog de Beppe Grillo.

     

    Il est fort possible que cet attentat soit l’œuvre d’individus d’une toute autre importance… C’est très louche.

    Aldo Giannuli

     

    Selon lui, cette tragédie porte bel et bien la trace de l’extrémisme religieux, mais « cette affaire sent le cramé »...

    Les éléments qui le portent à penser cela ? Des papiers d’identité « oubliés » dans la voiture, à la durée importante de la fuite des terroristes, en passant par la protection très réduite de la rédaction de l’hebdomadaire satirique et les armes que possèdent les auteurs de l’attentat.

     

    Comme dans la plupart des grandes affaires (Kennedy, l’attentat de piazza Fontana, Olof Palme, le 11-Septembre, la mort d’Oussama Ben Laden, etc.), quelque chose cloche, et de nombreuses interrogations s’imposent. Comment est-il possible qu’un objectif aussi sensible que la rédaction deCharlie Hebdo ait été si peu protégé ? Où les auteurs de l’attentat se sont-ils procurés ces armes ? Ils les ont ramenées de Syrie ? Mais le plus important, c’est ceci : avez-vous déjà vu des terroristes qui vont commettre un attentat en prenant soin d’emmener leur pièce d’identité, et qui l’oublient ensuite dans la voiture ?

    Aldo Giannuli, expert des services secrets italiens

     

    Des doutes auxquels s’ajoutent les suivants :

     

    On n’a jamais vu ça : des terroristes qui passent à l’action et perdent autant de temps durant leur fuite, après avoir participé à deux affrontements à l’arme à feu, contre une voiture de police notamment. Ils ramassent une chaussure puis oublient un gant. Et comment se fait-il qu’aucun blocage routier n’ait été mis en place dans la zone ? En plein centre de Paris, il doit y avoir de très nombreuses voitures de police. Et Paris est loin d’être une ville où la circulation est fluide…

    Aldo Giannuli

     

    Et l’expert des services secrets italiens de conclure :

     

    Je crois qu’il s’agit en effet d’une piste djihadiste, c’est hautement probable étant donné le contexte, cette affaire date de près de 10 ans. Mais cela ne signifie pas qu’il ne puisse pas y avoir d’autres personnes impliquées dans cette affaire. Ni qu’on n’ait pas purement et simplement laissé faire les terroristes. Les services secrets s’attendaient sans doute à quelque chose, mais peut-être pas de cette ampleur. Il est également possible que les enquêteurs cachent quelque chose qui n’a rien à voir avec cette tragédie, et que ce qu’ils cachent pourrait sortir au grand jour. Et ils veulent peut-être éviter que ces informations soient révélées. Je pense qu’il est tout à fait possible que les personnes impliquées soient bien plus nombreuses, entre commanditaires, cerveaux, mercenaires, infiltrés, dirigeants ou cellules isolés.

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    La phrase complexe

    On appelle phrase complexe toute phrase qui est composée de plusieurs propositions en ce sens qu'elle possède plus d'un verbe conjugué.



    I Typologie des phrases complexes



    Le premier membre de la phrase sera appelé protase et le second membre apodose.



      Protase   Apodose
    juxtaposition

    P  

     

    Q

    coordination
    (les membres sont
    reliés par un connecteur)

    P

    *

    Q

    Subordination
    (au moins un membre
    de phrase dépendant)

    P
    p

    *
    *

    q
    Q



    En syntaxe, le champ des phrases complexes est appelé supraphrastique. Le supraphrastique est au dessus des phrases.

    1. Phrase complexe comprenant deux propositions indépendantes :

    Deux propositions peuvent êtres indépendantes et reliées par la juxtaposition ou la coordination.


    a) juxtaposition

    procédé de mise l'une à coté de l'autre. Implication sémantico-logique.

    • hypotaxe.

      Il est parti, il avait un rendez-vous. (égalité et inégalité)

    • parataxe

      Il est parti, donne-moi une cigarette. (rupture)


      Ces phénomènes ne sont pas syntaxiques mais sémantico-logiques.


    b) coordination :

    j'ai faim donc je mange

    J'ai faim et je mange

    La liste des morphèmes pouvant servir de connecteurs à une coordination est fermée :

    mais ou et donc or ni car

    Dans la plupart des grammaires puis, ainsi et alors ne font pas partie de la liste

    Par ailleurs "ni" est curieux dans cette liste, alors que "soit" qui est également un marqueur dédoublé autour d'un syntagme nominal n'est pas dans la liste

    ni…ni,
    soit…soit.



    2. La subordination

    L'un des membres n'est pas indépendant syntaxiquement et est gouverné par une tête phrastique.
    À l'aide de conjonctions comme qui ou que (ou dérivées de que : ainsi que, parce que, bien que, lorsque...), on introduit un constituant enchâssé à l'intérieur d'une phrase, subordonné à une tête.

    a) La relative (expansion d'un syntagme nominal)


    les pronoms relatifs "qui", "que", "quoi", "dont", "où"  sont connecteurs et subordonnants.
    Ce qui compte ce n'est pas la fonction du relatif mais l'antécédent.


    L'homme qui avait un chapeau melon.

    "l'homme" peut faire phrase (P est une proposition indépendante)

    "avait un chapeau melon" (q est subordonné à une tête). Il s'agit d'une contrainte syntaxique.



    La relative peut avoir des fonctions grammaticales diverses :

        • attribut :
          folle que tu es
          Bien malin qui trouvera la solution


        •  objet :
          Choisissez qui vous voudrez.
          La bicyclette que tu désirais.


        •   complément du nom :
          l'aventure dont je parle
          la chanteuse dont la voix me plait


        •  complément indirect d'objet ou d'attribution :
          l'homme à qui je rends visite


        •  complément circonstanciel de lieu :
          l'homme chez qui nous sommes


        • complément. circonstanciel de temps :
          du temps où j'étais jeune


    Par ailleurs, les relatives peuvent avoir plusieurs sens marqués par des pauses à l'oral et des virgules à l'écrit.

        • Relative déterminative (= restrictive)

          Ma tante qui vit à Toronto est venue me voir.
          (Celle de mes tantes qui vit à Toronto -> information connue)



        • Relative explicative (= appositive)

          Ma tante, qui vit à Toronto, est venue me voir.
          (Je n'ai qu'une tante et je vous informe qu'elle vit à Toronto -> information nouvelle)




    b) La complétive (expansion du syntagme verbal)
    Hors situation, construction d'un texte détaché avec structures complètes à discours détaché : Explication, description. (expansion du syntagme verbal introduit par un dérivé de que, et ayant des conséquences sur toute la phrase)


    Dans :

    Je pense qu'il viendra

    "il viendra" est subordonné syntaxiquement et sémantiquement à "je pense"

    Dans le cas d'une complétive comme :

    je considère que tu devrais y aller.

    du point de vue sémantique, c'est p qui est subordonné à Q étant donné que "tu devrais y aller" peut faire phrase, mais pas "je considère". Cependant, en syntaxe, on postule que tout ce qui suit "que" est subordonné à la proposition principale qui sert de protase.

     

     

    C) la circonstancielle (expansion de la phrase)

    Une proposition circonstancielle est introduite par une conjonction de subordination (ou une locution conjonctive) (comme, puisque, si, quoique, quand, lorsque, parce que, au cas où, avant que, après que…). Elle peut marquer :

      • la condition

    Si tu venais plus souvent, tes amis seraient heureux.

      • la manière

    Nous nous parlons comme si nous nous connaissions depuis toujours.

      • le lieu

    Où qu'ils soient, je les trouverai.

      • la cause

    Je ne prendrai pas de dessert parce que je n'ai plus faim.

      • le temps

    Je t'appellerai dès que j'arriverai.

      • la concession

    Quoiqu'il soit sympathique, je n'ai pas confiance en lui

      • la conséquence

    Il pleut, si bien que je ne vais pas sortir.

      • le but

    Je vais t'aider afin que tu puisses finir à temps.

     




    On aurait cependant tort de croire que la phrase complexe correspond toujours à une amplification du syntagme de base et que ses constituants sont toujours remplaçables par un syntagme nominal, adjectival ou prépositionnel. En effet dans la proposition la notion est affublée de caractéristiques locatives, temporelles et aspectuelles non présentes dans le syntagme simple.

    C'est un homme qui a du talent mais qui s'en sert mal.
    C'est un homme talentueux.
    * C'est un homme talentueux mais qui s'en sert mal.

    Nous souhaitons qu'il pleuve longtemps.
    Nous souhaitons la pluie.
    * Nous souhaitons la pluie longtemps.

    J'irai te voir dès que la nuit sera tombée sur la ville.
    J'irai te voir à la nuit tombée.
    * J'irai te voir à la nuit tombée sur la ville.

    Soulignons que, du point de vue énonciatif, les phrases complexes relèvent d'une construction en discours détaché renvoyant généralement à une explication ou à une description hors situation énonciative.




    II Le discours rapporté

    Le discours rapporté consiste, pour l'énonciateur, à citer les propos ou les pensées d'un autre énonciateur hors situation.

    Seuls deux degrés d'enchâssement sont possibles :

    Pierre m'a dit que Marie lui a raconté ce qui s'était passé.

    Selon son degré de prise en charge des propos ou des idées de l'autre, l'énonciateur utilisera divers moyens syntaxiques :

    1. Citation directe :

    Le style direct permet de rendre compte et de rapporter des propos sans s'impliquer du point de vue de la prise en charge. Pour ce faire il utilise la juxtaposition.

    Il a dit : « Il n'est pas beau, ton dessin !».


    2. La citation indirecte

    Par la citation indirecte, l'énonciateur s'implique plus sur sa prise en charge des propos rapportés. Le moyen syntaxique utilisé est la subordination :

    Il prétend qu'il viendra.
    (mais, le connaissant, je ne pense pas qu'il viendra -> prise en compte)

    Pierre m'a annoncé qu'on va partir.
    (prise en charge)

    Prendre en charge, c'est dire ce qu'on considère ou donne comme vrai. Notons que le mensonge est toujours possible, même si les faits sont donnés comme vrais. La prise en charge peut être simulée.

    Le rapport entre style direct et style indirect est, en fait, la possibilité de jouer sur la prise en charge.


    3. Le discours intérieur libre

    Il s'agit d'un effet de style introduit dans les romans au XIXe siècle.

    On introduit dans le texte un élément mimant l'échange dialogique.  Il y a une combinaison entre le style indirect et l'évocation d'un dialogue ou d'un monologue intérieur. Il n'y a pas de prise en charge de la part de l'auteur-énonciateur.

    Le moyen syntaxique utilisé est alors la phrase simple ou la juxtaposition de phrases simples :

    C'était décidé, il en avait assez, il ne la reverrait plus !



    Notons qu'il est rare de rapporter les paroles d'un locuteur telles qu'elles ont été émises. La plupart du temps, on rapporte l'acte de langage que ces paroles sous-tendent.

    Il s'est insurgé.
    Il a revendiqué ses droits.
    Il a déclaré sa foi.
    Il a dénoncé ce scandale.
    Il s'est plaint.
    Il s'est excusé.
    Il a nié...