• C'est quoi le cancer ?

    Qu'est ce que le cancer ?

    Le cancer est dû à la prolifération de cellules devenues étrangères à l'organe suite à des mutations génétiques. Ces cellules vivent beaucoup plus longtemps que leurs "consœurs" normales grâce à tout un arsenal biologique : une carapace de glyco-protéines, des protéines qui bloquent la croissance des cellules saines, le développement de vaisseaux nourriciers ("angiogénèse") de la tumeur... Sans intervention thérapeutique, elles détruisent les tissus valides et peuvent envahir les tissus voisins et éloignés via les vaisseaux lymphatiques ou sanguins. On parle alors de métastases.

    Eviter de contracter le cancer 
    Manger varié, équilibré, surtout des fruits et légumes frais, si possible bio : ils contiennent plus d'antioxydants qui aident à lutter contre l'effet cancérigène de certaines molécules. En revanche, évitez les viandes rouges, la charcuterie... Bien sûr, ne pas fumer : 25 % des cancers restent dûs au tabac. Bien aérer et dépoussiérer régulièrement son lieu de vie, le choisir loin des zones d'émission de produits nocifs (incinérateurs, stations-service... ).
    Certains risques physiques sont à éviter, comme les ultraviolets dans les cabines de bronzage (à proscrire absolument), ou bien encore les radiations électromagnétiques puisées (lignes haute tension, écrans cathodiques, téléphones portables, etc.) dont il faut se prémunir, ne serait-ce que par précaution. Leur caractère cancérigène n'est pas démontré, mais très probable.
    Enfin, en matière de gynécologie : Il faut dans la mesure du possible avoir des enfants avant trente ans, les allaiter, rester prudente vis-à-vis de l'usage de la pilule et des traitements substitutifs de la ménopause, plus risqués qu'on ne le croit.

     Grands types de cancers

     Cancer de l’estomac : Le nombre de nouveaux cas liés aux cancers de l’estomac par an en France est de 15 pour 100 000 hommes et 6 pour 100 000 femmes. 
     Cancer du côlon : Avec 38 000 cas environ diagnostiqués chaque année, le cancer du côlon est le deuxième par sa fréquentation
     Cancer du poumon : Cette affectation est responsable de 25 000 nouveaux cas chaque année en France en grande majorité des fumeurs 
     Cancer du col de l’utérus : Le cancer du col de l’utérus est responsable de près de 1 000 décès femme par an en France.
     Cancer de la peau : En France, environ 50 000 carcinomes et 7 000 mélanomes sont diagnostiqués chaque année
     Cancer du sein : Le cancer du sein est l’un des plus anciennement connus. Il est aussi le plus fréquent chez la femme dans les pays occidentaux (soit environ 25000 cas en France)
     Cancer du testicule : On compte en France chaque année environ 1 500 cancers du testicule. Il touche en général des hommes âgés entre 30 et 40 ans. 
     Cancer de la vessie : Il touche en France environ 6500 nouveaux malades par an âgé de 50 à 70 ans

    Se faire accompagner psychologiquement : 
    Selon le contexte, votre tempérament et surtout la façon dont se passe la consultation, le traumatisme de l'annonce est plus ou moins long à panser. Il se répercute sur le cercle familial et amical, ainsi que sur vos capacités ultérieures à supporter le traitement. Il est donc essentiel d'apporter aux malades un soutien psychologique adapté.

    Les techniques pour lutter contre le cancer 
     La chimiothérapie : La chimiothérapie anti-cancéreuse correspond au traitement du cancer par des produits et médicaments chimiques. 
     La radiothérapie : Ce traitement par rayonnements ionisants est beaucoup utilisé pour traiter les cancers
     La curiethérapie : Consiste à introduire des fils d'iradium dans la tumeur. 
     L'IRM : Chez les femmes "à risque", cet examen associé à la mammographie et l'échographie, rend le dépistage plus performant
     Coloscopie : II s'agit de l'examen de choix du gros intestin. II autorise le dépistage de certaines lésions, tumeur permettant aussi, dans certains cas, de les traiter comme les polypes. 
     Pet-scan : Grâce à cette technique d'imagerie médicale, on peut évaluer l'efficacité d'un traitement contre un cancer 
     Frottis et colcospie : Le frottis vaginal est un examen de dépistage des lésions précancéreuses du col (bénignes) ou cancéreuses (malignes)

    Les avancées médicales sur le traitement du cancer 
    Le traitement du cancer evolue de plus en plus sur la thérapique ciblée. Fondés sur la connaissance de plus en plus précise des gènes, les traitements ciblés s'attaquent seulement aux cellules tumorales, contrairement à la chimio et la radiothérapie qui touchent aussi les cellules saines. C'est le cas par exemple du traitement par Alpha immunothérapie (traitement du cellules cancérigènes par rayon et particule Alpha radioactive). Pour l'instant, ce type de traitement est limité sur certaines tumeurs : La leucemie, tumeur cérébrales ou cancer du sein, rein, foie ou cancer du sang. A terme, les medecins pourront établir un traitement du cancer à la carte en fonction de la biologie et du profil génétique de chaque malade afin de réduire les doses de chimiothérapie et ses effets sécondaires (troubles intestinaux, nausées, vomissement, perte de cheveux).

     

    En savoir plus sur le cancer
    Le cancer est une prolifération incontrôlée de cellules se développant anormalement au sein de l’organisme. La transformation d’une cellule normale en cellule cancéreuse est la
    résultante d’altérations génétiques qui vont progressivement dérégler les systèmes de contrôle de la cellule.
    Le terme de cancer regroupe un ensemble de pathologies. On compte plus de cent types de cancers.

     

    Presque tous les tissus de notre organisme peuvent être affectés par ce dérèglement dont les causes, les évolutions et les conséquences sont très diverses.

     

    Comment une cellule devient-elle cancéreuse ?
    Les cellules saines, qui sont l’élément de base des tissus, naissent, se divisent et se renouvellent d’une façon ordonnée en suivant un programme précis défini par leur patrimoine génétique. Ce processus permet à l’organisme de conserver son équilibre.
    Il arrive cependant que certaines cellules perdent leur capacité de croissance contrôlée : elles se divisent trop rapidement et croissent de façon désordonnée, formant une grosseur appelée tumeur.

     

     

     

    Pour autant, toutes les tumeurs ne sont pas cancéreuses. Si la prolifération s’arrête, ce n’est pas un cancer mais un phénomène normal.
    Mais dans un certain nombre de cas, la tumeur peut évoluer vers un carcinome in situ, c’est-à-dire un cancer localisé.
    Quand les cellules continuent à se diviser de façon anarchique, la tumeur locale grossit au détriment des tissus et des organes sains avoisinants. Pour se développer davantage la tumeur produit des substances amenant les vaisseaux sanguins à l’alimenter en énergie. C’est ce qu’on appelle la néovascularisation des tumeurs.
    En passant dans le sang ou dans le système lymphatique, les cellules tumorales peuvent diffuser dans d’autres parties de l’organisme pour y former de nouvelles tumeurs. C’est
    ce qu’on appelle les métastases.
    Le cancer devient invasif.
    Ainsi, même si une tumeur cancéreuse initiale est enlevée, la maladie peut de ce fait récidiver. Cette capacité de diffusion dans tout l’organisme fait qu’il est essentiel de détecter le plus tôt possible une tumeur et de savoir si elle est bénigne ou maligne.
    Dans tous les cas, des traitements efficaces, en vue de maîtriser la maladie, sont possibles dès que le diagnostic de cancer est posé.

     

    Source : extrait de la brochure soin palliatifs ARC 2009


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