• Cancer et douleurs

    Les malades atteints de la maladie du cancer présentent des périodes pendant lesquelles les douleurs sont importantes et difficilement supportables. 
    Les malades doivent savoir qu'il est possible de ne plus souffrir et que les memebres du corps médical sont désormais de plus en plus sensibilisés à ne plus laisser un malade avoir mal. 
    En effet, de nombreux traitements sont à la disposition des malades pour les soulager . 
    Entendre et comprendre les douleurs d'un malade et tout mettre en œuvre pour les améliorer fait désormais partie de la prise en charge d'un malade atteint de cette maladie. 
    La plus grande enquête effectuée sur la douleur chez 4824 malades atteints d'un cancer, EPIC ( European Pain In Cancer) , menée dans 12 pays européens et parue en Juin 2007 a révélé que :
    • 68% des personnes sont gênées dans leur vie quotidienne, ce qui les empêche de mener une vie normale, 27% sont obligés de s'arrêter de travailler en raison des douleurs insupportables.
    • 62% souffrent de douleurs modérés à sévères et 38% d'entre eux signalent que les douleurs sont intolérables
    • 72% pensent que leur entourage ne peut pas les comprendre
    • 26% estiment que leur médecin ne leur demande pas toujours s'ils souffrent et seuls 22% reçoivent un opiacé suffisamment puissant.

    De nombreux experts affirment même que près de 30 % des malades atteints d'un cancer n'ont pas de médicaments qui pourraient les aider à moins souffrir. 
    Des améliorations doivent être apportées dans ce domaine car il n'est plus tolérable que des malades souffrent encore autant avec cette maladie car les antalgiques prescrits ne sont pas toujours suffisants pour les aider. 
    Il est indispensable de développer davantage de consultations anti douleurs dans les établissements hospitaliers, malheureusement encore trop peu nombreuses, car souvent considérées comme des activités trop peu rentables.

    Information des malades: Vous pouvez et devez ne plus souffrir

    • Les établissements de santé ont le devoir de mettre en place les moyens propres à prévenir et soulager les douleurs des patients qu'ils accueillent.
    • Le malade doit pouvoir accéder à une information claire et précise sur la prise en charge de la douleur.
    • Les établissements de santé sont incités à s'engager dans une démarche d'amélioration de la qualité de prise en charge de la douleur des patients notamment par l'institution de comités de lutte contre la douleur (CLUD) ou de groupes de réflexion « qualité douleur ».
    • La certification (accréditation) des établissements de santé, démarche obligatoire, comporte dans son référentiel « prise en charge du patient », une référence concernant l'identification et la prise en charge de la douleur.
     

    Osez parler, demander : vous avez le droit de ne plus souffrir

    Un patient atteint d'un cancer peut aujourd'hui ne plus souffrir, ou du moins peu souffrir. Des traitements existent et doivent v être proposés aux malades. N'hésitez donc pas à demander des médicaments pour diminuer vos souffrances.

    Evaluation de la douleur : des critères indispensables pour ne plus souffrir et adapter le traitement contre la douleur

    • Le patient est le seul à pouvoir évoquer sa douleur, la décrire et exprimer comment et combien il souffre. Malheureusement, trop de malades souffrent en silence, n'osant pas se plaindre au chirurgien ou au personnel trop souvent débordé pour entendre leurs plaintes.
    • Les malades doivent savoir que soulager leurs douleurs est une obligation désormais obligatoire.
    • Des outils d'évaluation peuvent ainsi permettre de mieux formaliser l'intensité de la douleur.
      • L'échelle visuelle est graduée de 0 à 100 et permet de quantifier la douleur.
      • Le 0 correspondent à l'absence de douleur, le 100 à la douleur maximale ressentie.

    Ne pas hésiter à parler de sa douleur et oser aborder le personnel soignant. Il n'est plus acceptable que des patients puissent souffrir aujourd'hui avec les traitements que les médecins ont à leur disposition.

    Traitement de la douleur

    Le traitement de la douleur doit s'envisager parallèlement à celui de leur cause. Des traitements dépendant de l'intensité de la douleur peuvent être proposés :
    • Les antalgiques de niveau 1 : anti-inflammatoires non-stéroïdiens, paracétamol
    • Les antalgiques de niveau 2 : opioïdes faibles
    • Les antalgiques de niveau 3 : opioïdes forts, comme la morphine.

    Bonne nouvelle 
    De nouvelles formes d'administrations de la morphine, par voie nasale ou gingivale sont en cours d'expérimentation. Elles vont permettre de diminuer la douleur en quelques minutes alors qu'une pompe à morphine réussit à soulager en 15 à 20 minutes environ.
     

    Réalisé en collaboration avec des professionnels de la santé et de la médecine, sous la direction du 

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Image qui suit la souris

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