• L'énigme du 11 septembre 2001

    L'énigme du chiffre 11 ?

    Je ne me lancerai pas dans des explications ou des théories entendues ou visionnées des milliers de fois dans les médias et tout particulièrement sur le Net. Mon propos sera de porter à la connaissance de ceux qui me liront mes impressions durant les quelques jours qui ont suivi – à l’écoute des radios et des chaînes françaises et étrangères –, et les documents, témoignages récoltés aux Etats-Unis ou dans d’autres pays auxquels j’ai eu accès. Des éléments qui n’ont pas ou peu été communiqués par les médias français et européens.

    En effet on a assisté à l’époque à un black-out complet sur ce sujet. Tout cela parce que les médias avaient décidé (comme pour le référendum pour la Constitution européenne où il n’y avait pas d’autre alternative que de voter Oui) qu’il ne pouvait y avoir d’autre version que celle donnée par le gouvernement Bush. Par ailleurs, certaines informations qui font la Une dans certains pays sont complètement occultées dans d’autres. Le meilleur exemple est celui de la nomination en juillet 2009 de la magistrate Sonia Sotomayor au poste de juge à la cour suprême – plus haute juridiction et tribunal de dernier ressort aux Etats-Unis, l’équivalent du Conseil d’Etat en France –, qui est passée sous silence en Europe et en France alors qu’elle faisait la Une dans tous les médias américains et surtout latinos. C’est une nomination unique dans les annales judiciaires car Sotomayor est portoricaine (et fait l’objet de toutes sortes d’accusations) et la Cour suprême est très conservatrice.

    Jeudi 7 août 2009 : depuis une semaine j'évoque ce thème avec des américains de ma famille vivant à Washington et dans ses environs (informaticiens, vendeurs, journalistes, femmes au foyer ou retraités. Or, à ma grande surprise ce sujet ne les intéresse pas comme la majorité des américains disent-ils, et tous les sondages montrant que 70 à 80 % des américains pensent que la version officielle est fausse, ne leur semble absolument pas refléter la réalité. Pour eux on fait du franco-français et la préoccupation des américains est autre :  tournée vers leur avenir car beaucoup sont au chômage et ils n'ont plus rien juste qelques centaines de dollars. Les américains considèrent que cette affaire est classée, que la version officielle soit exacte ou non, et qu'il n'y a plus à y revenir. Lorsqu'on leur parle de l'avion qui s'est écrasé contre le Pentagone, ils croient la version du rapport officiel sans y croire, tout en y croyant. Les américains sont trop pragmatiques et peut-être trop consommateur du temps présent pour revenir en arrière. Personne n'a vu l'avion, mais ils pensent que c'était peut-être un avion, peut-être pas mais très sincèrement cela ne les passionnent pas et ils s'étonnent que nous français (certains sont pourtant Français et imprégnés de culture française) nous en faisions des... tonnes et des tonnes !

    A propos de cet avion mystère que personne n'a vu, le terme OVNI semble bien approprié. Mes neveux, nièces, soeur, beau-frère, se souviennent que ce jour là, un nuage énorme de fumée enveloppait tout le Pentagone et qu'il était impossible non seulement de s'approcher car tout le secteur était bouclé sur un très large périmètre, mais d'apercevoir quoi que ce soit en raison de la fumée et de l'incendie qui embrasait toute l'aile ouest du bâtiment. Et chose étrange, alors qu'en temps normal les alentours du pentagone sont bruyants avec des coups de klaxon, des moteurs qui vrombissent (comme à Paris avec les encombrements), tout était comme figé, pas un seul bruit ne provenait du traffic. Tout était calme, silencieux et lugubre à la fois, la population ayant été par ailleurs refroidie par les attentats contre les Twin towers qui venaient d'être annoncés à la radio...

    Cela signifie qu'à part un certain nombre de personnages médiatiques, metteurs en scène, journalistes, chercheurs et enseignants  presque tous américains, leurs compatriotes se désintéressent de cette tragédie sauf lorsqu'ils sont touchés de près ou de loin. Pourtant des témoignages existent qui viennent des plus hautes autorités, de fonctionnaires des services secrets ou de l'administration Bush, inscrits dans des rapports et qui ne peuvent être mis en doute. C'est de ceux-là, dont je veux parler dans les propos qui suivent.

    Si un jour on trouve la vérité, la lumière ne viendra pas que d'Outre-atlantique mais de l'immense travail de recherche fait par des français, des européens et d'autres, enquêteurs en herbe ou expérimentés, dans la tradition des Jules Maigret, Hercule Poirot, Agatha Christie ou de Sherlock Holmes...


    [1] Principaux liens existant à propos du 11 septembre : voir en fin d'article

     

     

    Le 11 septembre 2009 G.W. Bush hébété apprenait que des attentats-suicides venaient d’avoir lieu contre les tours du World trade center. Sa réaction n’était pas feinte lorsqu’il apprit la nouvelle alors qu’il était en déplacement en Floride. Son air hagard et interloqué semblait plutôt vouloir dire « ce n’est pas possible, ils ont osé le faire ! ». Ce jour là il est évident qu’il ne jouait pas la comédie, car il était trop naïf et ignorant pour jouer une quelconque comédie. Justin A. Frank, un très grand psychiatre américain, qui avait étudié les comportements de Bush[2]disait : « notre Président est handicapé quant à sa capacité de comprendre les idées et les informations complexes ».

    Effectivement, plus paniqué que complice, il sauta dans son avion Air Force One et incapable de prendre une décision il fit tourner son avion dans le ciel américain durant près d’une heure avant de se poser sur la base militaire de Barksdale (quartier général la 8th Air Force qui comprend les unités de bombardiers stratégiques et de guerre) pour s’assurer de la fidélité des forces aériennes d’élite – comme le fit en 1968 le général de Gaulle qui voulait compter sur le soutien des unités d’élites de parachutistes du général Massu basée en Allemagne à Baden-Baden face à la révolte estudiantine puis ouvrière – avant de se diriger vers la base aérienne d'Offurt dans le Nebraska où est entreposé l’arme nucléaire (dans le bunker de l'United States Strategic Command) au cas où les « assaillants » essaieraient de s’emparer de la bombe atomique. Quand on sait que de nombreux documents classés « secret défense » mentionnent l’utilisation de la bombe atomique contre certains pays comme l’Iran – ce que les médias ont révélé tardivement comme étant une option dans la guerre contre l’Iran –, on comprend mieux l’affolement du président américain craignant que certains extrémistes (islamiques, militaires ou civils) ne s’emparent de cette arme de destruction massive.

    Nous connaissons tous les détails de ce qui s’est passé, les médias ayant consacré des milliers d’heures d’antenne au 11 septembre. Je ne reviendrai donc pas sur les explications techniques qui ont été données par de nombreux ouvrages et documents écrits, audio et vidéos expliquant que la version officielle était la bonne ou que le 11 septembre était le résultat d’une vaste machination ou conspiration. Seuls certains journalistes et ouvrages ont défendu cette thèse avant qu’elle ne se répande comme une traînée de poudre au cours des dernières années sur Internet. Je me donc contenterai de développer des points à mon avis irréfutables qui n’ont jamais été éclaircis par les autorités américaines, soit autant de « non-lieu » juridiquement parlant.

    Ce qui nous conduit à répondre à quatre problématiques :

    –       Qui était au courant des attentats et qui en a tiré profit ?

    –       Mensonges d’Etat : un avion s’est-il écrasé sur le Pentagone ?

    –       Qui sont les auteurs des attentats et qui sont les commanditaires ?

    –       Quel était but de ces actions terroristes à court et long terme ?

    Répondre à la première question c’est répondre aux deux autres, car les trois problématiques sont liées mais n’ont jamais été résolues.

    Les mystères sont si nombreux qu’il est surprenant que les journalistes n’aient pas vraiment enquêté sur ces attentats en se contentant des versions officielles.

    Qui était au courant des attentats et qui en a tiré profit ?

    Les services secrets israéliens, allemands et d’autres pays avaient des éléments très pertinents (témoignages de prisonniers, dessins montrant une attaque arienne sur des buildings) qui auraient dû alerter la CIA et le Pentagone, mais chose étrange les services secrets américains n’ont pas bougé. Ils n’ont pas pris en compte tous ces renseignements pourtant explicites qui leur auraient certainement permis d’éviter cette catastrophe.

    Après le 11 septembre aussi, les services de renseignements US avaient tout de suite affirmé qu’ils n’avaient rien vu venir. Mais diverses enquêtes ont démontré qu’ils savaient beaucoup de choses et s’étaient montrés curieusement négligents, pour ne pas dire plus. Voici des éléments fournis par Wikipédia :

    – 15 août 2001 : Cofer Black, à la tête du Centre de contre terrorisme de la CIA, déclare lors d'une conférence : « Nous allons bientôt être attaqués, beaucoup d'américains vont mourir, et il se peut que ce soit aux USA même. » Mais il note également qu'il n'avait pas de renseignement opérationnel (date, lieu) à donner aux politiques afin que ceux-ci réagissent [August 15, 2001: CIA Counterterrorism Head : We Are Going to Be Struck Soon] ;

    – 23 août 2001 : le Mossad donne à la CIA une liste de noms de 19 terroristes vivant aux USA dont Israël pensent qu'ils préparent une attaque ; seuls 4 noms sont publics : Nawaf Alhazmi, Khalid Almihdhar, Marwan Alshehhi, et Mohammed Atta, tous impliqués dans les attaques du 11 septembre [August 23, 2001: Mossad Reportedly Gives CIA List of Terrorist Living in US ] ;

    – 4 septembre : la Maison Blanche approuve des plans pour frapper Al-Quaïda en Afghanistan et aider l'Alliance du Nord [« Finger-Pointing On Anti-Terror Plan », CBS News, 5 août 2002] ;

    – 10 septembre : selon un article de Newsweek, plusieurs hauts fonctionnaires du Pentagone auraient soudain annulé leur voyage prévu pour le matin suivant, apparemment par souci de sécurité [Newsweek, 24 septembre 2001 [archive] sur unknownnews.net].

    (« 11 septembre 2001 », Wikipédia)

    Par ailleurs, la veille du 11 septembre, des opérateurs ont pris des positions spéculatives sur les compagnies aériennes, et sur les indicateurs boursiers en achetant des options de vente (Put) qui permettaient de spéculer à la baisse en anticipant une chute des actions des compagnies aériennes et des indices. Ces produits financiers dérivés (options) ne se conservent pas généralement plus de 24 heures, c’est pour cela qu’on appelle les courtiers qui les négocient des day-trader (personne spécialisée dans les transactions boursières à court ou très court terme – sur un jour maximum).

    Pour prendre le risque d’investir des dizaines et même des centaines de millions de dollars, il fallait être « averti », comme dans un délit d’initié, et savoir avec certitude que le lendemain au plus tard allait se produire la chute des actions concernées (les actions des compagnies aériennes) et que la panique s’emparerait des marchés financiers (qui verrait les indices boursiers s’effondrer) à cause d’un événement aussi capital qu’exceptionnel.

    Or, il a fallu plusieurs mois que l’on s’aperçoive que ces opérations avaient été diligentées par une filiale américaine de la Deutsche Bank, puis plus aucune autre explication. Cela ne pouvait être le fruit du hasard vu l’importance des transactions réalisées ce jour là, soit vingt à trente fois les quantités habituelles sur ce genre de produit financier. Et, il aurait été facile d’identifier les responsables de ces opérations, toutes les transactions étant enregistrées informatiquement sous le nom des donneurs d’ordres. A partir de là, il suffisait de remonter la filière et d’interroger les « initiés ». C’était un jeu d’enfant, mais il n’y a pas eu de recherches, ni d’interrogatoires et à fortiori aucune inculpation car tout à été occulté. Les spéculateurs ne pouvaient être que proche des commanditaires ou les commanditaires eux-mêmes… CQFD !

    Mensonges d’Etat : qui a vu un avion s’écraser sur le Pentagone ?
     

    « Aucun avion ne s’est écrasé sur le Pentagone » répond le sous-titre du livre « L’effroyable imposture » du journaliste, président du réseau Voltaire, Thierry Meyssan. Or, tout repose sur la réponse. Si celle-ci est oui l’affaire est classée car il est indubitable que les autres crash ne peuvent être mis en doute car des millions de paires d’yeux les sont vu, à l’exception du quatrième avion qui s'est écrasé en rase campagne à Shanksville, en Pennsylvanie et dont on a ensuite découvert que les débris. Mais si la réponse est non, on peut échafauder tous les stratagèmes qui ont conduit à nous faire croire que ces attentats-suicides étaient soit des affabulations, soit des opérations militaires longuement préparées à des fins de déstabilisation des Etats-Unis et de la planète toute entière, à l’exception des crashs des avions sur les Twin towers qui étaient une réalité mais quelle réalité ? D’où l’importance de connaître la vérité !

    Je ne m’attarderais pas sur le détail et la profusion des explications données par les uns et les autres sur ce qui leur semble une évidence sur le plan technique et logique : « Aucun avion ne s’est écrasé sur le Pentagone ». Je m’appuierai plutôt sur des faits indiscutables et incontournables pour démontrer que le Pentagone n’a été percuté de plein fouet par un avion  mais par ce qu’on nommera pudiquement un « Objet Volant Non Identifié ». En imaginant qu’un avion suicide se soit scratché sur le blockhaus du ministère de la défense américaine, entouré par de multiples périphériques, boulevards circulaires, embranchements d’autoroutes (environnement routier du Pentagone à Washington), comment peut-on croire que pas une personne se déplaçant à pied, en vélo, en scooter, en moto ou en voiture n’ait pu voir un tel avion à l’heure d’ouverture des bureaux où des centaines de milliers de personnes circulent. C’est d’autant plus improbable que les caméras de l’hôtel Sheraton tout proche, avant qu’elles ne soient saisies, auraient filmé un avion en approche au-dessus des highways (autoroutes urbaines)… à 850 km/h (!) d’après les experts de la Commission nationale d’enquête sur les attaques terroristes contre les Etats-Unis.

    A ma connaissance et d’après les témoignages que j’ai recueillis à l’époque de proches dont certains travaillaient à côté du Pentagone, personne n’a rien vu sauf peut-être une sorte d’éclair dans le ciel de la capitale des Etats-Unis, puis quelques minutes après un avion de chasse de l’US Air Force survolant (un peu tardivement !) le bâtiment ! Les Américains eux-mêmes sont de plus en plus persuadés qu’ils ont été abusés, car en dehors de graves dégâts causés au bâtiment (à un des cinq anneaux ou blocs concentriques) et en l’absence de preuves matérielles tangibles aucune trace de « l’avion fantôme » n’a été trouvée sur place. C’est aussi simple que cela.

    Il important de préciser que l’espace aérien autour du Pentagone est hyper protégé et que seul un avion militaire peut le traverser sans déclencher le tir des batteries antimissile postées sur le toit des bâtiments. Ce qui est troublant, c’est que la rénovation de la façade de l’aile ouest ou bloc 1, construite en béton armé protégée par une armature d'acier, était sur le point d’être achevé lorsqu’il y a eu les attentats du 11 septembre 2001. Les travaux consistaient à renforcer les structures existantes déjà quasiment inattaquables par du kevlar et des poutrelles d'acier pour résister à l’éventualité d’une attaque terroriste. Ceci explique la quasi-absence de personnel dans l’aile qui a été en partie détruite, et donc, tout est relatif, le faible nombre de tués parmi les occupants du Pentagone (125 sur environ 25 000 personnes). Par ailleurs il faut aussi noter que le contenu des enregistrements vidéo des caméras de surveillance de l'hôtel Sheraton, de la station service et de celles de la régulation de la circulation automobile du département des transports de Virginie – saisis à Washington par le FBI dans les minutes qui suivirent l'attentat contre le Pentagone – n’ont jamais fait l’objet de diffusion publique[3]… Il est certain que tous ces éléments décrédibilisent et contredisent entièrement la version officielle de l’avion suicide !

    A partir de là on peut tout envisager, imaginer les hypothèses les plus extravagantes comme les plus plausibles et donc parler de complicité à un degré plus ou moins élevé de l’armée et de l’Etat. Ce serait un mensonge d’Etat de plus qui viendrait après ceux de l’armée en Afghanistan, en Irak et à Abou Ghraib – prison célèbre où Saddam Hussein faisait torturer les prisonniers politiques –, où l’armée américaine s’est livrée à des exactions sexuelles et des atrocités jusqu’en 2006, en dépit de dénégations de l’Etat-major américain (d’après des témoignages de prisonniers sortis ensuite). A posteriori, une fois que les conflits sont terminés on justifie cette propagande pour des raisons stratégiques évidentes, alors pour quoi à chaque fois nous resservir « la même sauce » avec des informations tronquées et faisant l’objet de manipulations qui se révèlent parfois dramatiques au niveau de leurs conséquences.

    Qui sont les auteurs des attentats et qui sont les commanditaires ?

    Vaste débat si on se réfère aux milliers de pages consacrées à ce sujet sur les sites du Net. Le plus important n’est pas de savoir qui sont les auteurs mais qui sont les commanditaires de ces crimes. Que les responsables des attentats contre les Etats-Unis soient Al Qaida ou non, les véritables meurtriers sont les donneurs d’ordres des assassinats des trois mille personnes qui ont péri lors des attentats-suicides. De toute façon, en trouvant les auteurs des attentats on découvrira inévitablement les commanditaires.

    Le 11 septembre sur une télévision américaine, un spécialiste du terrorisme interrogé trouve bizarre qu’on accuse seulement quelques minutes après l’attaque contre les Twin towers et sans aucune preuve Ben Laden et Al Qaeda (que personne ne connaît à l’époque car c’est plus une mouvance, une nébuleuse de groupuscules islamistes anti-américains qu’une véritable organisation anti-terroriste) d’être les responsables des attentats contre le WTC. Ce journaliste dont je n’ai même pas eu le temps de noter le nom, disparaîtra de toutes les chaînes de télévision que j’ai pu regarder, et il sera le seul pendant des mois à avoir osé mettre en doute la version officielle fournie par le gouvernement Bush. Par ailleurs, c’est à partir de ce moment là que commence la chasse aux sorcières. Tous ceux qui prétendent que ces attentats ont pu être commis par des extrémistes, des militaires ou les Américains eux-mêmes sont cloués au pilori, vilipendé, critiqué, décriés et même insultés dans toutes émissions, les talk-show, les émissions de variétés, etc. A ce jour, les journalistes français, excepté quelques rares exceptions, n’ont toujours pas osé démentir la version officielle. En septembre 2008, l’humoriste Jean-Marie Bigeard fait des déclarations « politiquement incorrectes » sur le 11 septembre, puis il fait amende honorable de peur de porter préjudice à son avenir, rien n’y fait sa carrière est boycottée puis brisée par les médias. Les journalistes auraient été mieux inspirés en s’intéressant aux auteurs des autres attentats qui ont ensanglanté l’Amérique comme celui d’Oklahoma City qui fit 168 morts et plus de 800 blessés le 19 avril 1995, dont les responsables étaient Timothy McVeigh et Terry Nichols, deux (peut-être trois ou plus) extrémistes de droite, des vétérans de la guerre du golfe. Ils auraient montré ainsi leur d’objectivité en expliquant que tout n’est pas tout noir ou tout blanc.

    Malheureusement, les médias sont soit aux ordres du pouvoir pour les évènements classés secret défense ou manquent d’autocritique pour ne pas choquer leurs lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs lorsqu’il s’agit de sujets particulièrement sensibles. Pourtant, il existe toujours la même logique, la même stratégie derrière les attentats, les massacres et les exterminations, c’est la domination des uns sur les autres, la prise ou la conservation du pouvoir beaucoup plus souvent pour des intérêts politiques qui rejoignent les intérêts financiers, que pour des raisons religieuses. En effet, c’est tellement facile de nous faire croire que le prosélytisme religieux menace la planète pour mieux détourner l’attention des objectifs réels alors qu’en réalité quand ce ne sont pas les militaires qui sont au pouvoir au mépris des libertés, ce sont des groupes de pression, des lobbies, parfois même un petit nombre de hauts dignitaires issus du monde politique, économique ou de la finance – comme le groupe Bilderberg célèbre pour regrouper les cent ou cent cinquante hommes les plus influents de la terre, et accusé d’être un gouvernement mondial parallèle –, qui veulent diriger le monde pour mieux le soumettre à leurs exigences et intérêts corporatistes partisans et sectaires.

    En ce qui concerne les attentats du 11 septembre 2001, il faut être naïf pour croire que Bin Laden et Al Qaeda ont pu seuls monter une telle opération qui relève d’une organisation logistique de très grande envergure, incluant le soutien de tout un dispositif stratégique relevant d’une armée de métier ou d’une organisation politique extrémiste aux ramifications internationales. A l’exception de quelques spécialistes du terrorisme et des Américains qui soutenaient le combat des Afghans contre les Russes pour libérer leur patrie, presque personne ne connaissait le commandant Massoud ni Bin Laden qui combattaient côte à côte contre l’envahisseur soviétique. Or, par le plus grand des hasards les télévisions américaines savaient quelques minutes seulement après les attentats contre les tours du World trade center que le responsable était Oussama Ben Laden, et qu’il avait tout manigancé depuis sa grotte de Tora Bora de deux mètres sur trois – décrite ensuite par la presse britannique comme le repaire gigantesque du Dr No creusé dans la montagne et bénéficiant des dernières technologies !

    Par ailleurs, pour y voir plus clair il faut faire un petit historique sur la famille Bin Laden. Il faut savoir qu’il existait plusieurs années avant 2001 des liens entre les intérêts américains et la famille Bush d’un côté et les intérêts d’Arabie Saoudite et la famille Bin Laden de l’autre dans le groupe Carlyle. Ce consortium était principalement présent dans trois domaines : la défense, les médias et la pharmaceutique. On pourrait y ajouter l’influence politique devant la liste des personnalités qui en font partie : Georges Bush père ( ancien président des USA ), John Major ( ex-premier ministre de Grande-Bretagne ), Karl Otto Pohl ( ex-président de la Bundesbank ), Fidel Ramos ( ex-président des Philippines ), Arthur Levitt ( ex-président de la SEC, gendarme de la bourse américain ), James Baker ( ancien secrétaire d'état de Bush senior ) Franck C. Carlucci ( ancien secrétaire à la Défense du président Ronald Reagan ), Richard G. Darman ( ancien directeur de l'Office of Management and Budget du président George Bush de 89 à 93 ) et John Sununu ( ancien secrétaire général de la Maison-Blanche lors de la présidence de George Bush Sr ). Jusqu’au 26 octobre 2001, la famille Ben Laden faisait aussi partie de ce groupe et on peut se demander pourquoi la famille Bin Laden a retiré ses investissements alors que les dirigeants de Carlyle prétendaient que c’était une famille « respectable » ?

    En outre, la société United Defense Industries, détenue par le groupe Carlyle, s’est vue attribuer d’importantes commandes d’armement par le Pentagone dont il était un des dix principaux fournisseurs en matière d’armement, profitant de l’explosion du budget du Pentagone (515 milliards) en hausse de 74 % depuis les attentats du 11 septembre. Ce qui signifie que bien avant les attentats du 11 septembre, il y avait des liens d'intérêts économiques entre les familles Bush et Bin Laden qui sont autant de collusions d'intérêts politiques… on ne refuse pas un service à des amis !

    On comprend que l’ambiguïté de ces relations ait pu conduire au 11 septembre 2001. On pourrait les comparer à celles tumultueuses existant entre la France et l’Algérie de 1994 à 1996, qui conduiront aux meurtres d’agents consulaires, de quatre pères blancs à Tizi-Ouzou, des moines de Tibéhirine et de l’évêque d’Oran Monseigneur Claverie ainsi qu’au détournement de l’Airbus d’Air France sur Marseille. Certains algériens n’ont pas été surpris par les attentats du 11 septembre. Pour eux dans les deux cas, c’est la même logique et la même stratégie qui a prévalu avec l’instrumentalisation de mouvances terroristes. A chaque fois on a utilisé des groupes islamiques à des fins politiques en leur faisant faire les basses besognes, sous prétexte de lutte religieuse contre les infidèles, en tuant et en massacrant le plus possible de personnes pour créer un choc psychologique dans la population et là préparer à des opérations de représailles et à des guerres dont les buts sont politiques (prendre ou conserver le pouvoir) et économiques (s’emparer des ressources pétrolières ou spéculer sur les marchés financiers).

    « Grâce aux défections de nombreux officiers de la sécurité militaire algérienne venus se réfugier en Europe, plusieurs enquêtes journalistiques et articles ont présenté des démonstrations qui cherchent à prouver que les attentats de 1995, ainsi que d’autres attentats dits terroristes (enlèvement du personnel de l’ambassade de France à Alger et détournement de l’Airbus d’Air France sur Marseille en 1994, assassinat des moines de Tibéhirine en mai 1996) auraient été commandités par les services secrets algériens qui manipulaient certains groupes du GIA. L’organisation de la violence téléguidée aurait eu pour but de provoquer l’émoi et l’effroi de l’opinion publique en France et d’acculer les gouvernements français successifs à soutenir le régime en place alors que certains politiques français en désaccord avec l’interruption du processus démocratique en Algérie semblent pencher vers une solution concertée en Algérie et faisaient signe d’apporter leur soutien à une coalition formée du FIS et des partis d’opposition au régime en place (notamment lors de la plateforme de San Egidio en janvier 1995). Ce terrorisme d’état aurait aussi pour objectif ou bénéfice secondaire de contrôler l’émigration, connue pour sa défiance envers le régime en place en Algérie, de la convaincre de rester à l’écart des évènements algériens et de ne pas apporter son soutien aux islamistes[4] »

    Quand Jean-Louis Debré alors ministre de l’Intérieur montre du doigt les services secrets algériens comme étant les commanditaires de l’attentat du métro Saint-Michel, le 25 juillet 1995 avant de revenir sur ses propos, on assiste encore une fois à la sacro-sainte règle de la version officielle inattaquable pour des raisons de politique étrangère. Et pourtant, les soupçons étaient alors si forts que Jean-Louis Debré les exprima au cours d'un déjeuner avec des journalistes le 15 septembre 1995 : « La Sécurité militaire algérienne, affirmait ainsi le ministre de l'intérieur de Jacques Chirac, a tenté d'orienter les policiers français sur des fausses pistes pour qu'on élimine des gens qui les gênent. » Cette déclaration, immédiatement démentie par son auteur, avait néanmoins tout l'air d'un avertissement destiné à signifier à Alger les doutes de Paris quant aux commanditaires de Saint-Michel. Bien plus tard, Jean-Louis Debré confirmait d'ailleurs au journaliste Hubert Coudurier, auteur d'un livre sur Chirac, qu'il avait lancé cette phrase « sciemment pour envoyer un message aux Algériens »[5].

    Récemment, le Figaro.fr[6] publiait un article intitulé « Tibéhirine : Sarkozy va lever le secret défense » dans lequel le président de la république française réagissait par rapport à ces affaires qui ont été volontairement enterrées pour des raisons politiques : « Le président de la République veut toute la vérité sur le massacre des moines trappistes de Tibéhirine. L'armée algérienne pourrait être également impliquée dans le meurtre de l'évêque d'Oran, Mgr Claverie, en 1996. En marge de son témoignage sur la mort des sept moines français de Tibéhirine, le général François Buchwalter a livré au juge parisien Marc Trévidic sa version de l'attentat contre Mgr Claverie. À en croire l'ancien attaché militaire de l'ambassade de France à Alger en poste de 1995 à 1998, les autorités algériennes pourraient avoir une part de responsabilité dans le meurtre mystérieux de l'évêque d'Oran, tué dans l'explosion d'une bombe le 1er août 1996. Le prélat fut assassiné deux mois après la découverte au bord d'une route près de Médéa des têtes décapitées des religieux. Dans son audition, le général Buchwalter fait état d'un témoignage indirect d'un gradé de l'armée algérienne affirmant que les moines enlevés par le Groupe islamique armé (GIA) avaient été victimes d'une bavure militaire puis d'une macabre mise en scène. L'armée aurait bombardé un bivouac de djihadistes tuant dans l'opération les cisterciens. François Buchwalter s'interroge aussi sur une relation de cause à effet entre le massacre et l'assassinat de l'évêque. Mgr Claverie « pensait à l'implication du pouvoir algérien » dans la fin tragique des pères trappistes : « Je crois qu'il l'avait même écrit », précise-t-il. »

    Afin d’établir « un ordre nouveau », les faucons de l’administration Bush étaient prêts à tout comme ils n’ont pas hésité à le déclarer en de nombreuses circonstances. Leur but ou « choc des civilisations » était d’éradiquer la civilisation arabo-musulmane partout où elle les gênait : Afghanistan, Iraq, Iran et Syrie, etc. Ils reconnaissaient qu’ils avaient aussi pour objectif l’appropriation des immenses ressources réserves pétrolières et des voies d’accès aux puits et gisements, et accessoirement l’instauration de la démocratie à l’occidentale. George W. Bush n’est en réalité qu’un président fantoche, une marionnette manipulée par des intérêts financiers colossaux qui le dépassent complètement. Bush n’est que l’instrument de la politique hégémonique planifiée par le clan des faucons dirigé par George Bush père. Ils ont pour nom : Richard B. Cheney, Donald Rumsfeld, Richard Pearle, Paul Wolfowitz, Zbigniew Brzezinski, Marc Rich et l’avocat Lewis Libby. On peut ajouter à cette nomenklatura Henry Kissinger, prix Nobel de la paix (?), instigateur de l’opération condor d’élimination des opposants aux Etats-Unis et du renversement du régime communiste de Salvador Allende au Chili.

    Qui étaient-ils ?

    – Le vice-président Richard B. (Dick) Cheney a fait une carrière brillante d’homme d’affaires et de fonctionnaire publique. Il a servi quatre présidents en tant qu’élu. « Il a eu des responsabilités importantes qu’il a assumées avec honneur et une volonté inébranlable qui lui ont valu le respect du peuple américain, plus spécialement durant les périodes militaires » (portrait fait par la Maison Blanche). Mais un audit du Pentagone a montré qu’il n’était pas si exemplaire que cela, peut-être le pire des faucons du gouvernement Bush. Effectivement, l’audit diligenté par le département de la Défense américain a révélé que la filiale KBR (Kellogg, Brown and Root) du groupe américain Halliburton, qui s'occupe du secteur pétrolier en Irak, a gonflé les prix de l'essence exportée vers l'Irak à plusieurs reprises : « Cet audit a trouvé plusieurs occasions montrant que KBR avait gonflé les prix », a indiqué à l'AFP une source au Pentagone, qui a tenu à conserver l'anonymat. « Ce n'est pas arrivé qu'une seule fois », a insisté cette source, indiquant que l'audit, réalisé par la Defense Contract Audit Agency du Pentagone, était toujours en cours. Halliburton était dirigé jusqu'en 2000 par l'actuel vice-président des Etats-Unis, Dick Cheney.

    En juillet 2009, un nième scandale éclabousse l’ancien vice-présidentt américain depuis 2001. Paris Match.com[7] titre : « Le vice-président de George W.Bush au centre d'un nouveau scandale. Dick Cheney aurait mis en place un programme d'assassinats secrets des membres d'Al-Qaida ». L’article est éloquent sur la personnalité de celui qui est toujours resté dans l’ombre de George W. Bush sauf pour lorsqu’il est mis en examen pour des exactions qu’il a commises : « C'était comme dans les films, sur le mode: « Tuons-les tous ! ». Le commentaire d’un ancien responsable du renseignement américain, cité par le Wall Street Journal, donne une idée de l’ampleur de l’opération secrète mise en place par la CIA à la demande de Dick Cheney, vice-président des Etats-Unis. Sur le modèle de la riposte d’Israël à l’attentat des Jeux Olympiques de Munich en 1972, les services secrets américains ont mis en place des commandos afin d’assassiner et d’enlever des leaders d’Al-Qaida après les attentats du 11 septembre 2001. Et Dick Cheney aurait insisté pour que l'opération reste secrète. Ce personnage sulfureux cristallise les dérives de l'administration Bush aux yeux de nombreux démocrates. Il a notamment été mis en cause dans un scandale politique, l'affaire de l'agent secret Valérie Plame[8], et pour ses liens avec Halliburton qu'il a dirigé de 1995 à 2000. Egalement montré du doigt dans un rapport sur des écoutes illégales sans mandat judiciaire, Dick Cheney pourrait donc avoir à répondre de ses agissements et de ses petits arrangements avec la loi. Le nouveau secrétaire d'Etat à la justice (de Barack Obama), Eric Holder, envisage également d'enquêter sur les méthodes d’interrogatoire prônées par les faucons de George W.Bush. Dick Cheney était d'ailleurs monté au créneau en avril dernier pour défendre le bilan des années Bush. Il avait justifié la torture par la nécessité de lutter par tous les moyens possibles contre le terrorisme. « Je trouve un peu dérangeant qu'ils n'aient pas dévoilé les mémos prouvant le succès de cette entreprise. Il y a des rapports qui montrent précisément ce que nous avons obtenu comme résultats dans cette activité », avait-t-il déclaré alors sur Fox News. Nul doute qu'il agitera de nouveau les étendards de la légitime défense et de la fin qui justifie les moyens. »

    Le 13 août 2009 sur AOL Noticias Latino paraissait un article[9] intitulé : « Cheney : Bush no me hacía caso » c’est-à-dire : Cheney : Bush ne m’écoutait pas.

    « Aux Etats-Unis une partie de la population croit fermement que le véritable patron de la Maison Blanche, à l’époque de George W. Bush, était le vice-président Dick Cheney (Richard Bruce Cheney). La guerre en Irak, l’usage de la torture, les prisons secrètes de la CIA, le plan d’espionnage des citoyens américains et tous les autres programmes portent la marque de Dick Cheney, considéré comme un des vice-président les plus puissants de toute l’histoire des Etats-Unis. Surnommé le « Darth Vader[10] » de l’administration Bush, Cheney a eu une influence décisive sur la politique, la rhétorique et l’image de la présidence Bush. Mais aujourd’hui Dick Cheney se plaint d’avoir été écarté (« comme un fiancé éconduit ») par Bush dans les derniers jours de son mandat, car le président ne l’écoutait plus. On it à Washington que Cheney est en train d’écrire ses mémoires  (il aura 69 ans en janvier prochain) dans lesquelles il dit que Bush est devenu plus souple au fur et à mesure qu’il a vu que sa cote de popularité baissait.

    Le Washington Post raconte que : « Au cours du second mandat, Cheney sentit que Bush s’éloignait progressivement de lui marqué par la réaction et les critiques du public à son égard La conséquence fut que Bush s’affranchissait de plus en plus de ses conseillers, ce à quoi ne s’attendait pas Dick Cheney. Alors que la doctrine de Cheney consistait à ne jamais demander pardon ni ne jamais négocier, Bush fit le contraire en devenant conciliant. » Ces commentaires sont les derniers d’une série de critiques voilées de Cheney à l’encontre de son ancien patron, depuis qu’il a quitté la Maison blanche. Et certains pensent que Cheney devrait suivre l’exemple de Bush et se rendre dans son village pour y assister de temps à autre à un mach de baseball. Et l’article se termine ainsi : Que pensez-vous de Dick Cheney[11] ? »

    Une interview de Lynne Cheney par Larry King[12] nous apporte des éléments intéressants sur la façon dont la famille de Dick Cheney a appréhendé le 11 septembre[13] :

    King: Before we delve into women, what's been in your opinion the assessment of 9/11's effect on the lives of our children?Cheney: You know, I think kids know something happened. They probably forget a little more quickly than we do, the details of it, but even little children, I think, are more serious about their safety than they used to be. It's pretty wonderful though to see the ability of both kids and adults knowing that we live in a dangerous world, to go about their lives and to do the things that kids have always done in that Americans have always done. My grandchildren, the two older girls, they're 9 and 6, just took a cross-country trip with their father. He drove them in a car to Wyoming this summer and they took eight days and they saw Niagara Falls and Mount Rushmore and the Baseball Hall of Fame and the Field of Dreams. They just got to see this whole country and that's kind of -- that's the kind of thing kids and parents have been doing ever since cars were invented. So in some ways, things haven't changed. I think we are a little more serious than we used to be.

    En deux mots, elle considère que nous vivons dans un monde dangereux et que les enfants en sont maintenant conscients ; que cela a été plus traumatisant pour les parents que pour les enfants qui n’ont pas pris toute la mesure de la dimension et de la gravité de l’événement…

    – Donald Rumsfeld  était qualifié de « va-t-en guerre permanent » par Henri Kissinger, ancien secrétaire d’Etat à la défense des EU. A l’époque de la présidence de Gérald Ford, Rumsfeld faisait déjà équipe avec Dick Cheney qui était son adjoint à la Maison blanche. Mais le cerveau de Rumsfeld - le doctrinaire des faucons, l’intellectuel de la stratégie de la guerre – est son adjoint Paul Wolfowitz appuyé par son compère Richard Pearle. Secrétaire d’Etat à la Défense dans les gouvernements Nixon et Ford de mars 1989 à janvier 1993 il dirige deux des plus grandes campagnes militaires de ces dernières années : l’opération « Juste cause » à Panama et « Tempête du désert » au Moyen-Orient. Il a joué un rôle important dans la réorganisation des forces militaires à la fin de la guerre froide… avant de devenir le 21ème Secrétaire à la Défense du gouvernement Bush junior. Pendant sa carrière d'homme d’affaires, Donald Rumsfeld a continué à occuper de nombreux postes au sein de l’administration fédérale : membre du comité consultatif des conseillers du Président sur la limitation des armements dans l’administration Reagan (1982-1986) ; conseiller principal du président Reagan sur les systèmes stratégiques ; envoyé spécial au Moyen-Orient (1983-1984) ; président de la Commission balistique bipartite de menace de missile des E.U. et de la commission pour évaluer la gestion et l'organisation de l'espace de sécurité nationale (1998-2000), etc. Il a participé du 10 au 13 mai 1973 aux réunions du groupe Bilderberg à Saltsjoebaden en Suède – qui réunit des personnalités de tous bords pour analyser et peser sur la destinée du monde –, au cours desquelles les Américains et leurs alliés « suggèrent » une augmentation de 400 % du prix du pétrole, qui interviendra cinq mois plus tard en octobre 1973, lors de la guerre du Kippour (4ème conflit israélo-arabe).

    –  Richard N. Pearle a été secrétaire-adjoint à la Défense sous Ronald Reagan puis président du comité politique de Défense sous l'administration Bush jusqu’en 2003. Il est membre de plusieurs groupes de réflexion conservateurs, ayant comme projet le nouveau siècle américain (PNAC). R. Pearle a beaucoup écrit sur la défense, la sécurité nationale et le Moyen-Orient. Il s’est toujours opposé farouchement au traité de réduction des armes nucléaires. Comme beaucoup de néoconservateurs, Pearle a longtemps été partisan du changement de régime en Iraq.  Il fut un des premiers, après les attentats du 11 septembre 2001, à déclarer que le régime de Saddam Hussein avait des liens étroits avec Oussama Ben Laden – alors qu’un rapport de la Maison blanche a affirmé le contraire en 2009. L’adjoint de Rumsfeld a toujours été un des fervents partisans de l'invasion de 2003 mais il a toujours nié avoir joué un quelconque rôle dans la planification de la guerre. Par ailleurs, Seymour Hersh, le reporter américain le plus indocile du journalisme d’outre-Atlantique, celui qui a le « nose for news », a révélé dans le magazine The New Yorker du 17 mars 2003 que la société privée de Richard Pearle, Trireme Partners LP, a tenté de profiter de sa position officielle de directeur du Defense Policy Board pour extorquer quelque 100 millions de dollars à des hommes d’affaires saoudiens. Selon le prince Bandar, ambassadeur saoudien à Washington, les activités commerciales de Pearle « ont toutes les apparences du chantage ». D’après Hersh, Trireme Partners était une « société de financement de l’innovation » qui proposait des investissements portant sur la sécurité intérieure et la défense, en vue d’une guerre contre l’Irak. Comme le mentionne l’article du New Yorker, c’est Richard Pearle qui a invité Laurent Murawiec, à prendre la parole devant le Defense Policy Board pour plaider en faveur d’une occupation américaine des champs pétroliers saoudiens. Cette menace flagrante a provoqué une levée de boucliers au niveau international, lorsque le Washington Post la rendit publique en août 2002.

    – Paul Wolfowitz est l’âme damnée de Rumsfeld. Trois jours seulement, après les attentats du 11 septembre, il est le premier à dire – alors qu’il n’est que l’adjoint de Rumsfeld, lors d’une réunion des conseillers du président –, qu’il faut s’en prendre non seulement à l’Afghanistan mais aussi au Hamas et au Hezbollah donc à l’Iran ainsi qu’à l’Irak, aux palestiniens et à d’autres pays. Suite à son intervention, G.W. Bush le convoque en tête-à-tête, et Wolfowitz de lui expliquer qu’il est le seul à développer ces arguments en invoquant « un monde meilleur reposant sur les valeurs américaines ». Cet avis est partagé par son ami Richard Pearle qui avait déjà montré ses positions radicales contre les communistes et qui considère qu’après avoir éliminé les Talibans et Saddam, les autres pays comprendraient et se tiendraient tranquilles. Nommé président de la Banque mondiale, chargée du développement des pays pauvres, il restera un homme de l'ombre et l’éminence grise de George W. Bush en Irak.

    – Zbigniew Brzezinski, est l’un des personnages les plus influents sur les choix à long terme de la politique étrangère des Etats-Unis. Il a déclaré : « Nous avons pour la première fois une culture universelle qui est le produit de l’hégémonie globale de l’Amérique […] Au cours des deux prochaines décennies, le rôle américain sera extrêmement important […]  Oui, le rôle américain sera supérieur, parce que l’Amérique sera la seule super-puissance […] Il n’y a aucune puissance dans le monde qui soit en mesure de remettre en question ce statut ». Dans son livre, The Great Chessboard (le Grand Echiquier), le « Bilderberger » Zbigniew Brzezinski salue « une Europe Occidentale qui reste dans une large mesure un protectorat américain ».

    – Marc Rich est le directeur de cabinet du vice-président américain Dick Cheney. Il a été mêlé à la  pollution des côtes françaises (Prestige) et est un des responsables du démantèlement de Metaleurop. C’est le « parrain » des faucons américains condamné pour trafic d’armes et viol d’embargo puis gracié par Clinton. Il a pillé les matières premières en Russie, en Afrique et en Amérique du Sud. Il fut l’un des plus fervents partisans de la guerre d’Irak et du « Choc des civilisations ». On l’accuse de collusion avec la mafia russe.

    – L’avocat Lewis Libby a fait gracier en janvier 2001 Marc Rich. Principal promoteur du « Choc des civilisations », il fut l’un des plus chauds partisans de la guerre contre l’Irak. A l’origine de la doctrine américaine de la guerre préventive, il fut l’organisateur d’une campagne de diffamation contre la France de Chirac et l’Allemagne qui avaient dénoncé l’aventure américaine en Irak.

    – Henry Kissinger a été conseiller à la sécurité nationale puis Secrétaire d'État de Richard Nixon. Il a influencé, et influence encore, la géopolitique internationale. Cette figure médiatique de la politique américaine, prix Nobel de la paix en 1973, promoteur de la Realpolitik au temps de la guerre froide, est le commanditaire de nombreuses exactions et crimes : purges d’opposants aux Etats-Unis résidant à l’étranger, soutiens à des organisations terroristes[14] et guerres particulièrement cruelles. Considéré par certains journalistes et écrivains (comme Christopher Hitchens[15]) comme un criminel de guerre – qui devrait être traduit devant le Tribunal pénal international de La Haye, que les Américains ne reconnaissent pas pour leurs ressortissants ! –, car il a trempé dans les épisodes les plus sombres et les plus sanglants de la politique américaine. En 1969, alors qu'il était le conseiller du président Nixon en matière de sécurité nationale, il a donné l'ordre d'exécuter les bombardements terroristes contre la population civile du Cambodge et du Laos. Des bombardements qui ont coûté la vie à 350.000 civils laotiens et 600.000 civils cambodgiens. Deux ans plus tard, le général Telfod Taylor – conseiller du gouvernement américain au procès de Nuremberg contre les dirigeants nazis –, a publié le livre « Nuremberg and Vietnam » dans lequel il écrit que ce qui s'est passé au Laos, au Cambodge et au Vietnam, devrait donner lieu à un nouveau procès de Nuremberg contre l'élite politique et militaire des Etats-Unis. Kissinger a tout fait pour maintenir au pouvoir le Shah d'Iran, un despote médiéval qui n'hésitait pas à recourir aux pires châtiments pour asseoir son pouvoir. Il a soutenu l'apartheid en Afrique du Sud et a essayé de déstabiliser le régime de gauche en Angola aux dépens de dizaines de milliers de victimes. Il fut l'un des promoteurs du coup d'Etat fomenté contre Salvador Allende par les fascistes du général Pinochet, au Chili en septembre 1973. Dans les années quatre-vingts, Kissinger s’est fait le complice des escadrons de la mort qui étaient dirigés par des officiers formés dans des casernes aux Etats-Unis (assassinat de 200.000 personnes au Guatemala, de 75.000 au Salvador et 50.000 au Nicaragua) en ne mentionnant pas sciemment ces faits sur les rapports sur la situation en Amérique du Sud. Par ailleurs, en visite en France, il a évité de se présenter à une convocation surprise d'un juge français, comme témoin dans l'enquête sur les victimes françaises du plan « Condor », une sorte de pacte militaire secret approuvé en 1975 par le Général Pinochet et les Etats-Unis représentés par Henry Kissinger. Ce plan consistait en un réseau de « tueurs sans frontières » regroupant les services spéciaux de six dictatures sud-américaines de l’époque, lancés à la poursuite des militants gauchistes. Cette chasse aux sorcières va se poursuivre jusqu'en France, refuge des opposants chiliens.

    Le 11 septembre 2001, quelques heures après les attentats du WTC, Kissinger qui était resté très proche du gouvernement américain et de G.W. Bush déclara sur le site Internet du Washington Post : « Le gouvernement devrait se voir confier la mission d’apporter une réponse systématique qui aboutira, on l’espère, au même résultat que celle qui suivit l’attaque de Pearl Harbor, la destruction du système responsable de cette attaque ». Il est paradoxal que l’ancien conseiller à la sécurité des Etats-Unis, toujours très bien informé, fasse référence à  cet épisode dramatique de la guerre contre les Japonais dont l’heure et le lieu de l’attaque étaient connus d’avance par les autorités américaines d’après ce que l’on sait actuellement[16] (et dont l’origine est contestée actuellement) ! Et lorsque des doutes surviennent sur les vulnérabilités et les échecs de diverses agences fédérales de renseignements dans les événements du 11 septembre (CIA, NSA, FBI, services de l’immigration et de la sécurité du transport aérien[17]), c’est Kissinger que le président Bush nomme à  la tête d’une commission d’enquête soi-disant indépendante dont il se retira en décembre 2002 prétextant des conflits d’intérêts avec ses clients actuels !Comme il l’a fait dans ses rapports sur la situation en Amérique du Sud où il a omis de mentionner les graves évènements dénoncés précédemment, on peut émettre des doutes sur son objectivité dans le traitement des informations sur le 11 septembre. Excepté le fait de mettre en exergue certaines insuffisances des services de renseignements américains, il est très certainement exclu qu'il mentionne tous les faits qui lui seront rapportés. Car il est établi maintenant que la CIA et le Pentagone avaient connaissance longtemps avant le 11 septembre 2001 de ce qui se tramait et qu'ils ont refusé d'intervenir... pourquoi ? reportons-nous aux actes de terrorisme qui ont eu lieu en France et en Algérie…
     
     
     
    Quel était le but de ces actions terroristes à court et long terme ?
     

    En janvier 2003, à une question de mon éditeur sur l’éventualité d’une guerre en Irak, je répondais : « Le pétrole du Moyen-orient, objet de toutes les convoitises, est une des causes de l'intérêt porté à l'Irak par George Bush. Mais la véritable raison est ailleurs, du côté des marchés financiers. En effet, une guerre rapide et couronnée de succès en Irak redonnerait confiance aux marchés boursiers qui vivent depuis des mois, dans l'expectative et la cruelle incertitude, ennemi numéro 1 des analystes financiers et autres stratèges et permettrait au Dow Jones de regagner quelques 2 000 points, à la grande satisfaction des investisseurs et de l'oligarchie financière, garde prétorienne du président Bush[18] ».

    Il faut rappeler que dans le gouvernement Bush, on retrouve deux des principaux dirigeants du lobby pétrolier – en dehors du président Bush qui a tiré sa fortune du pétrole –, le vice-président Dick Cheney ancien président d'Halliburton (premier équipementier mondial en matière de pétrole) et la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice membre du conseil d’administration de Chevron-Texaco et conseillère pour la construction des pipe-lines au Moyen-Orient et en Asie centrale. Par ailleurs, le lobby pharmaceutique a tiré bénéfice des événements qui ont suivi le 11 septembre. Le fantasme de l'anthrax a justifié le déploiement de tout un système onéreux et injustifié de protection en matière de guerre bactériologique et chimique non seulement aux Etats-Unis, mais dans l'ensemble des pays développés. Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense, était l'ancien PDG d'un des géants de la pharmacie, Gilead Science.

    On s’aperçoit que les Américains avaient toutes sortes de raisons de déstabiliser le Moyen-Orient, ce qui est confirmé dans les paragraphes suivants. Ils avaient besoin de provoquer un électrochoc, de faire jaillir l’étincelle qui embraserait le Moyen-Orient. Ils ne pouvaient pas intervenir sans raison, mais le prétexte aussi douloureux soit-il, devait être trouvé. On peut donc légitimement se demander s’ils ont été à un titre ou à un autre impliqué, directement ou indirectement, dans ces attentats du 11 septembre. Beaucoup d’éléments sont à charge, mais la question reste posée ? Par contre, il est évident que quelques-uns d’entre eux (les faucons et les extrémistes) étaient prêts à tout pour atteindre leurs objectifs maints fois clairement exprimés. Ils n’étaient pas, si on se tourne vers le passé, à un plan machiavélique prêt si on en juge par les déclarations de Kissinger qui prévoyait tout simplement de raser un certain nombre de pays arabes comme à Nagasaki, « pour calmer les esprits ».

    De plus en plus de citoyens, de politiques et de journalistes pensent qu’en l’occurrence, Bush a été dépassé par une machination organisée par un groupe de « conjurés », de terroristes alliés à d’autres ennemis de l’Amérique ou à des pays amis prêts « à rendre service » (?) Si une partie de ces meurtriers est américaine, cela signifie que devant les atermoiements de Bush au Moyen-Orient,  ils ont décidé de passer à l’action sans attendre qu’il prenne la décision d’envahir l’Afghanistan, l’Irak ou l’Iran et que le Sénat donne son feu vert. Les partisans de la thèse d’un complot international sont certains que le Mossad, qui est le service secret le plus performant de la planète, était parfaitement au courant des attentats terroristes qui se préparaient aux Etats-Unis – et qu’il avait prévenu son homologue américain –, n’est peut-être pas étranger à la préparation de cette opération destructrice, aussi contradictoire que cela puisse être, car ils avaient intérêt à ce que les Etats-Unis entrent en guerre au Moyen-Orient…

    Malgré tout la question reste sans réponse : qui a réellement participé au putsch ? car c’était un véritable putsch préparé de longue date dans le dos des présidents américains de ces vingt dernières années, avec sans doute le soutien d’un certain nombre de militaires de haut rang et des complicités sur le sol américain et à l’étranger. Le tout orchestré et avec la bénédiction d’amis puissants, d’inconditionnels comme pourrait l’être l’Arabie Saoudite, une monarchie totalitaire, fondamentaliste – nation la plus rétrograde du golfe –, et surtout patrie du consortium[19] Bin Laden. Un pays qui est à la fois bienveillant et intransigeant avec les extrémistes et les terroristes – jouant un double jeu comme les Britanniques : ferme d’un côté et laxiste de l’autre –, où la situation des droits de l’homme est désastreuse[20] mais dont la principale « qualité » est d’être le premier producteur mondial de pétrole. Si on en juge par l’autorisation exceptionnelle et unique de survol du territoire américain qui a été donné à plusieurs avions saoudiens dans les jours qui suivirent le 11 septembre, cela ne peut que renforcer les doutes et corroborer les différentes hypothèses sur la complicité implicite du premier producteur de pétrole qui consistait à fermer les yeux sur ce qui se tramait sur leur territoire.

    Pour revenir aux faucons de l’administration Bush, il leur fallait de toute façon intervenir en Afghanistan (pour contrôler les vois d’acheminement du pétrole), en Irak (pour accéder à la 4ème production et aux 3ème réserve de pétrole de la planète !) mais le but final stratégique et économique est l’Iran (2ème producteur et 2ème réserve du monde !), sachant que le grand ami des Etats-Unis, l’Arabie saoudite, est le premier producteur mondial, et a les plus importantes réserves du monde – le Moyen-Orient possédant 70 % des réserves de pétrole du globe. Dans cette optique, il fallait trouver des motifs d’intervention. Parmi eux, il y avait la menace terroriste. En effet, l’Iran finance les extrémistes, met à mal la paix au Liban, envoie des armes aux talibans, cherche à intimider ses voisins avec une rhétorique alarmiste, défie les Nations unies et déstabilise la région en refusant d’être transparent sur son programme nucléaire, Pour l’Irak, le prétexte était tout trouvé, Saddam Hussein était impliqué dans les attentats du 11 septembre. Une affirmation qui a été démentie officiellement au début de 2009 par le département de la défense américain : « El Pentágono reconoció que no hubo ningún vínculo entre el gobierno iraquí bajo Saddam Hussein y los atentados del 11 de septiembre del 2001 en Estados Unidos[21] », c’est-à-dire : Il n’existe aucun lien entre le gouvernement sous Saddam Hussein et les attentats du 11 septembre 2001 reconnaît le département de la Défense des Etats-Unis.

    Mais revenons trente ans en arrière. Dans les années 80, un mémorandum sur la « MindWar » (guerre mentale ou psychologique) a été publié par le colonel Paul E. Vallely et le Major A. Aquino. Ce rapport soulignait que : « La guerre mentale, pour être efficace, doit être dirigée contre tous les participants. Elle ne doit pas seulement affaiblir l'ennemi, elle doit rendre les Etats-Unis plus forts. Elle le fera en privant la propagande ennemie d'accès à notre peuple et en expliquant, clairement, à notre peuple les raisons pour lesquelles nous avons un intérêt national dans une guerre donnée ». Dans sa conclusion il affirmait que la guerre mentale doit employer des techniques de lavage de cerveau subliminal ainsi que des armes qui s'attaquent directement au système nerveux central et au fonctionnement du cerveau des populations de l'adversaire : « Il existe certaines conditions purement naturelles dans lesquelles les esprits sont plus ou moins réceptifs aux idées, et la guerre mentale doit tirer pleinement avantage des phénomènes comme l'activité électromagnétique atmosphérique, l'ionisation de l'air et les ondes à fréquence ultra-faible ». Aujourd'hui, le général Paul E. Vallely, commentateur militaire de Fox TV, s'efforce de mettre en pratique ce que lui et Aquino prônaient dans le mémorandum de 1980. Il est l'un des plus fervents propagandistes de la confrontation militaire avec l'Iran, poussée par Dick Cheney – conflit qui risque de voir les Etats-Unis effectuer la première attaque nucléaire préventive de l'histoire. Il exige du gouvernement américain des actions militaires pour imposer un «changement de régime» à Téhéran, par exemple au moyen d'une campagne massive de bombardements contre les centres de recherche d'armes nucléaires présumés et d'un blocus naval du détroit d'Ormuz.

    Tout avait commencé quelques semaines après le 11 septembre 2001, lorsque Bush avait réussi en quelques discours au Sénat, à faire passer son programme de guerre (préparé de longue date !) en Afghanistan et en Irak. Puis, il fit passer au pas de charge, sa loi « Patriot Act », offensive générale contre les libertés aux USA mêmes. Un paquet de loi si imposant et complexe qu’il avait fallu au moins un an pour le préparer. N’oublions pas que, le soir même du 11 septembre, Rumsfeld, ministre de l’Armée US, déclarait : « Ce qui s’est passé aujourd’hui suffit-il à vous convaincre que ce pays doit, de toute urgence, accroître ses dépenses pour la Défense et que l’argent pour financer ces dépenses militaires doit être prélevé, si nécessaire, dans les caisses de la Sécurité sociale ? »

    En est-il de même aujourd’hui pour l’Iran ? Oui, indique Ritter : « Au moment où nous parlons, des survols US de l’espace aérien iranien ont lieu, à l’aide d’avions sans pilotes et d’autres équipements plus sophistiqués. Violer l’espace aérien est déjà un acte de guerre. Au Nord, dans l’Azerbaïdjan voisin, l’armée US prépare la base d’opérations pour une présence militaire massive qui annonce une campagne terrestre majeure afin de s’emparer de Téhéran. L’aviation US, opérant à partir de ses bases en Azerbaïdjan, a beaucoup raccourci la distance à parcourir pour frapper des cibles à Téhéran. En fait, une fois les hostilités commencées, elle serait capable de maintenir une présence quasiment 24 heures sur 24 heures dans l’espace aérien iranien[22] ».

    Stratégiquement, l’Iran se trouve à présent encerclé de bases militaires US disposées sur ses trois flancs : 1.Afghanistan. 2. Irak. 3. Azerbaïdjan. Est. Ouest. Nord. Intéressant : l’implantation en Azerbaïdjan a commencé il y a longtemps. En 2000, au lendemain de la guerre contre la Yougoslavie, nous écrivions : « Un secrétaire adjoint aux affaires étrangères US ne s’occupe que du Caucase. Une visite solennelle de Javier Solana démontre que l’Otan s’intéresse énormément à cette région stratégique. L’Otan s’étend dans le Caucase pour en chasser la Russie. La principale tête de pont US dans le Caucase, c’est l’Azerbaïdjan. Washington ne peut s’y installer militairement de façon trop voyante (mais) confie à la Turquie le soin de s’occuper de former l’armée de l’Azerbaïdjan[23] ».

    Au lendemain de la guerre du Golfe, le président George Bush annonçait une « nouvelle ère » qui verrait les Etats-Unis dominer les affaires du monde pendant au moins cent ans. Rien que pour l’année 1992, il utilisa plus de quarante fois dans ses interventions publiques l’expression « nouvel ordre mondial ».  Son secrétaire adjoint à la Défense, Paul Wolfowitz, qui a été ensuite nommé au même poste par George Bush Jr., déclarait dans un rapport secret du Pentagone : « Les Etats-Unis doivent dissuader les concurrents potentiels qui aspirent à un rôle régional ou global plus étendu (…) La mission politique et militaire de l’Amérique pour l’après-Guerre froide est de faire en sorte qu’aucune superpuissance rivale ne puisse émerger en Europe de l’Ouest, en Asie ou dans les territoires de l’ancienne Union soviétique ».

    Par ailleurs, souvenons-nous qu’en 1945, les Américains, après avoir rasé Tokyo de la carte, le 23 mai, dans le raid le plus dévastateur de la seconde guerre mondiale, avec 562 B-29 – on parlait de cause juste à l’époque –, larguent deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, respectivement les 6 et 9 août. Résultat : des millions de morts et de malades victimes de la radio activité. Soixante ans après les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki, les Etats-Unis reviennent sur leur politique d’après-guerre et envisagent des frappes nucléaires préventives sur l’Iran ou la Corée du Nord, avec des « mini-bombes » qui seraient déjà opérationnelles. Jusqu’à l’arrivée de George W. Bush à la Maison-Blanche, l’Amérique s’interdisait toute première frappe nucléaire contre des Etats n’ayant pas d’arsenaux nucléaires. Aujourd’hui, George Shultz, Dick Cheney, John Bolton, entre autres, exercent un chantage nucléaire contre tous les pays, sachant que la présidence est occupée par un homme totalement instable mentalement.[24]

    Un grand nombre d'hommes politiques américains pensent que, malgré le bourbier irakien ou peut-être à cause de lui, George Bush a décidé d'en finir avec la « menace iranienne », seul ou avec Israël ; qu'il veut rester dans l'Histoire comme celui qui a débarrassé l'Occident du diable Ahmadinejad. Alarmés par les bruits de bottes, plusieurs sénateurs cherchent comment empêcher un tel scénario catastrophe. Certains entendent même faire adopter une loi interdisant au président d'engager une guerre nucléaire contre l'Iran sans l'aval du Congrès. Et ils veulent agir vite. Car le temps presse. « Les préparatifs militaires seront terminés fin février », explique le colonel Gardiner. Et ce timing ne doit rien au hasard. Plusieurs casus belli se présenteront à ce moment-là. Un, le délai imparti à l'Iran pour exécuter la résolution 1737 du Conseil de Sécurité viendra à échéance. Deux, la Russie livrera le combustible nucléaire pour la centrale de Busher - qui pourrait, après utilisation, servir à fabriquer une arme atomique. Enfin, Ahmadinejad annoncera probablement que les 3 000 centrifugeuses de Natanz ont commencé à enrichir de l'uranium : un point de non-retour dans la course à la bombe, affirment les faucons israéliens et les néoconservateurs proches de Bush, qui brûlent d'en découdre ».[25]

    Et comme pour mieux lever toute ambiguïté à la thèse des Dr Folamour Bush et Cheney, le Pentagone a rendu publique une doctrine montrant clairement que le gouvernement a déjà intégré l’utilisation d’armes nucléaires dans la conduite de la guerre conventionnelle (Doctrine for Joint Nuclear Operations, Joint Publication 3-12). L’Executive Summary énonce : « Dans de nombreuses éventualités, les capacités conventionnelles existantes et émergentes répondront aux besoins envisagés ; cependant, dans d’autres cas, la réponse la plus appropriée pourrait inclure l’utilisation d’armes nucléaires américaines. Intégrer les attaques conventionnelles et nucléaires garantira l’utilisation la plus efficace de la force et fournira aux dirigeants américains une plus large palette d’options de frappe pour parer aux éventualités immédiates. L’intégration des forces conventionnelles et nucléaires est donc importante pour la réussite de toute stratégie globale. » Et plus loin : « Les Etats-Unis ne font pas de déclarations formelles définissant les circonstances dans lesquelles ils auraient recours à des armes nucléaires (...) afin de créer un doute dans l’esprit des adversaires potentiels, les dissuadant de commettre des actes hostiles ».[26]

    Lorsque dans un pays des hommes sont prêts à utiliser l’arme nucléaire sans état d’âme persuadés qu’il sont dans le droit chemin, que c’est l’unique solution pour résoudre la démocratie dans le monde – indifférents, plus de 60 ans après l’avoir déjà expérimentée, aux conséquences inestimables et incontrôlables qui en découleront –, on peut estimer qu’ils sont fous et incapables d’éprouver le moindre sentiment envers leur prochain en n’hésitant pas à sacrifier la vie de millions de personnes. Alors ! pourquoi douter qu’ils puissent épargner la vie de quelques milliers d’humains même si ce sont leurs concitoyens…

    CONCLUSION

    Les commanditaires du terrorisme agissent de plus en plus dans l’ombre, en utilisant des intermédiaires, « des écrans de fumée », des boucs émissaires instrumentalisés, manipulés, commandés ou télécommandés comme des missiles ou des kamikazes. Ce sont des militaires, des mercenaires, des agents de renseignement ou des fanatiques religieux. Ils jouent les factions terroristes les unes contre les autres, se servent parfois de délinquants, de droits communs qui sont des hommes de main que seul l’argent intéresse au péril de leur vie. On sait qu’en Irak, pour ne pas exposer les soldats américains, les Etats-Unis payaient environ 10 000 mercenaires venus principalement d’Afrique.

    Si certains lobbies influents ou si l’oligarchie financière qui dirige en grande partie la planète ne bloquent pas la politique de « langage de la vérité » que l’Europe et les Etats-Unis ont essayé d’initier nous saurons peut-être un jour la vérité sur le 11 septembre, d’autant plus que les nouvelles technologies et Internet nous permettent d’avoir accès parfois illégalement à des données ultra-confidentielles ou classées « secret défense », pour le bien et l’épanouissement de la démocratie dans le Monde[27].

    On connaîtra un jour la vérité sur l’attaque sur Pearl Harbor, les massacres commis en Algérie, les attentats tchétchènes, les attentats « islamistes » en France et le 11 SEPTEMBRE… et sur tous les autres attentats qui n’ont pu être élucidés même si ce sera long et compliqué comme l’est la politique et la géopolitique internationale, faute de quoi la confiance cédera le pas à l’anathème exacerbant les rivalités et multipliant les conflits qui nous exterminerons...

    Annexe : LE CARLYLE GROUP

    Qu'y a-t-il de commun entre la famille Ben Laden, la famille Bush, Casema (télécommunications), QinetiQ (défense), Vinnell (conseillers militaires), la BCCI (banque), Bofors (défense) et le Pentagone ? la réponse est dans cet article paru en février 2003. 

    Un réseau de conseillers prestigieux

    Fonds d'investissement étasunien, le groupe Carlyle est dirigé depuis janvier 2003 par Louis Gerstner, ancien patron d'IBM. Jusqu’à cette date, Franck Carlucci, ancien Secrétaire d’État à la Défense sous Ronald Reagan entre 1987 et 1989, et ancien patron de la CIA, était aux commandes. Les liens noués avec le monde politique et économique international sont très forts. On retrouve notamment comme conseillers permanents ou occasionnels Georges Bush (ancien président des USA), Otto Pohl (ex-président de la Bundesbank), John Major (ex-premier ministre de Grande-Bretagne), Arthur Levitt (ex-président de la Security Exchange Commission), James Baker (ancien secrétaire d'état de Bush senior), Karl Fidel Ramos (ex-président des Philippines), Henri Martre (transfuge de Matra Aérospatiale)…. Même G. W. Bush, actuel président des États-Unis, a travaillé un temps pour Caterair, une des filiales du groupe et, jusqu’aux attentats du 11 septembre 2001, des membres de la famille Ben Laden faisait même partie du conseil d’administration[28].

    Offensive sur « Le Figaro »

    Carlyle gère près de 13 milliards d’euros dans différents secteurs : industries d’armement, télécommunications, hautes technologies, industries pharmaceutiques, presse et papeterie... Le groupe contrôle à présent plus de 160 sociétés réparties dans 55 pays, dont la France. C’est le bureau français qui en juillet 1999 s'était fait remarquer en contrôlant 40 % de la holding financière du Figaro, via des opérations de conversion d’actions et d’obligations. Suite aux craintes de voir le quotidien national passer sous contrôle du fond étasunien, les pressions médiatiques et politiques ont permis que Dassault entre dans le capital et que Carlyle s’en retire en cédant la totalité de ses parts de la Socpresse. Malgré cet échec, Carlyle a réussi à pénétrer la presse française en prenant d’importantes parts d’Aprovia, qui regroupe une grande partie de la presse professionnelle dont les groupes Tests et Moniteur.

    La Défense et l’Armement

    Les activités liées à l'Armement et à la Défense ont fait du groupe Carlyle un des plus importants fournisseurs du Pentagone. Le gouvernement US représente 80 % des ventes de United Defense Industries dont le groupe Carlyle contrôle 54 % du capital, soit une valeur de 560 millions de dollars[29]. Une grande partie de ses commandes dépend donc de l'administration en place. Or, la conjoncture actuelle semble très favorable au groupe étant donné les liens étroits qu’il entretient avec la famille Bush. Suite aux nouvelles menaces du terrorisme, l’armée US a commandé au Congrès, pour quelques 500 millions de dollars, un nouveau char dont elle aurait besoin pour de futures opérations terrestres : le Crusader. Or c’est la United Defense Industries (filiale du groupe Carlyle) qui construit le char Crusader. La famille Ben Laden a investi 2 millions de dollars dans le fonds de participations « Carlyle Partners II fund », dans lequel se trouve United Defense Industries. Les liens entre le groupe Carlyle et des Saoudiens ne sont pas nouveaux. En 1991, la compagnie avait réalisé une opération de 590 millions de dollars pour le prince Alwaleed ben Talal qui souhaitait investir dans Citicorp. De plus, le groupe Carlyle a servi de conseiller à la monarchie saoudienne sur l'Economic Offset Program. Ce programme permettait la vente d’armes étasuniennes à l’Arabie Saoudite. En retour, les États-Unis s’engageaient à acheter certains produits saoudiens. Par ailleurs, Carlyle a longtemps été un des actionnaires principaux de BDM International, chargé d’entraîner et de structurer la garde nationale saoudienne et les forces aériennes saoudiennes par le biais de Vinnell Corp.

    Franck Carlucci a été membre du conseil d’administration de BDM International pendant la majeure partie des années 1990). BDM International est passé sous le contrôle de TRW International en 1997. Au conseil d’administration du groupe Carlyle, on retrouvait récemment Sami Baarma, directeur de la Prime Commercial Bank du Pakistan, dont Khalid Ben Mafhouz est le patron. Or, ce dernier est associé au scandale de la BCCI (12 milliards de dollars disparus en fumée lors de la banqueroute) dont il détenait 20 %. Reconnu coupable de dissimulation fiscale, il a dû s’acquitter d’une amende de 225 millions de dollars et est désormais interdit d’exercer un métier bancaire aux États-Unis. Khalid Ben Mahfouz a acquis 11,5 % de Harken, société que présidait G. W. Bush, via son homme d'affaires aux États-Unis, Abdullah Taha Bakksh[30]. Harken, avait obtenu l'exploitation exclusive du gaz et du pétrole de l'émirat du Bahreïn pour 35 ans, alors qu'elle n'avait aucune expérience des forages off-shore...

    En juin 1990, quelques semaines avant le déclenchement de l’opération Desert Storm, Bush liquidait sa participation dans Harken, 850 000 $, et une semaine après, Harken annonçait des pertes records de 23 millions de dollars[31]. Quant à Khalid Ben Mafhouz, il a été arrêté en août 2000 sous l'administration de Clinton et placé sous mandat d'arrêt dans un hôpital militaire d’Arabie Saoudite. Ben Mahfouz fait partie des personnes activement recherchées pour soutien à l'organisation El Qaeda via des organisations humanitaires islamiques. Désormais, la branche « Armement » de Carlyle cherche à prendre position en Europe. En 2001, United Defense Industries a pris le contrôle de la compagnie suédoise Bofors Defense, spécialisée dans le développement d’armes dites « intelligentes ». Plus récemment, la Commission européenne a autorisé l’acquisition de QinetiQ, un laboratoire de recherche britannique de défense, par le groupe étasunien.

    Pas coté en Bourse...

    Autre détail intéressant, le groupe Carlyle n’est pas coté en bourse et cela présente plusieurs avantages. Hors du circuit boursier, Carlyle n’est pas obligé de divulguer à la SEC (Security Exchange Commission : commission américaine chargée de veiller à la régularité des opérations boursières, équivalent de l’AMF en France) le nom des associés, des actionnaires, pas plus que leurs parts respectives. Cela permet également de dissimuler les détails des opérations gênantes : quand le président Bush achète de l’armement à Carlyle, c’est notamment son père qui se frotte les mains ! La discrétion du groupe a été mise à mal par les révélations de deux organismes non gouvernementaux, Judicial Watch et Center for Public Integrity, qui épluchent chaque année les textes du Congrès et les documents déclassifiés de la CIA et du FBI. Ces organismes ont dénoncé cet état de fait sur leurs sites respectifs, informations par la suite reprises par le Wall Street Journal et la BBC. En pleine préparation de conflit en Irak, sûr que le groupe fera reparler lui...

    Source :

    http://www.come4news.com/l-

    enigme-du-11-septembre-2001-219873

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