• Le sida

    Le sida
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    Le sida ou syndrome d’immunodéficience acquise résulte de l’attaque du système immunitaire par le virus de l’immunodéficience humaine.

    Le sida est une IST, c’est-à-dire une infection sexuellement transmissible (on parle aussi de MST : maladie sexuellement transmissible). Les IST sont plus nombreuses qu’on ne le pense : parmi les plus connues, on peut citer l’herpès génital, la chlamydia, et la syphilis. (Voir Et les IST, C’est quoi ?) 

    Etre séropositif pour le VIH 
    Une personne est séropositive lorsqu’elle a été en contact avec le virus VIH et que celui-ci s’est introduit dans son organisme, où il a commencé à se multiplier. 
    Face à l’intrusion du VIH, l’organisme réagit en produisant des anticorps. Et c’est la détection de ces anticorps, grâce à une analyse sanguine, qui permet de dépister l’infection. 
    Le plus souvent, la personne séropositive ne présente pas de symptôme significatif, mais cependant elle peut transmettre le virus aussitôt qu’elle a été elle-même contaminée. 
    Et une fois qu’une personne est séropositive, elle le reste à vie. 

    C’est quoi être au stade sida ? 
    Lorsque le VIH entre dans le corps, il se multiplie, il commence à attaquer le système immunitaire et à l’affaiblir progressivement. 

    Pendant une assez longue période (parfois plus de dix ans), le système immunitaire parvient à lutter contre le virus du sida. Mais au fil des années, le système immunitaire se dégrade et l’organisme devient trop faible pour se défendre contre les microbes. Lorsque le corps ne peut plus combattre efficacement les agressions extérieures, la personne atteinte par le VIH commence alors à développer une série de maladies dites « opportunistes », c’est-à-dire qui profitent de la chute de l’immunité. 
    Ces infections opportunistes sont généralement les premiers symptômes de la maladie du sida proprement dite. C’est à ce moment que la personne est effectivement considérée comme « malade du sida ».

    Vous pensez avoir pris un risque dernièrement, mais vous n'êtes plus très sûr de vos connaissances sur le VIH sida...Ici vous trouverez les premières réponses à vos questions.

    Le virus du sida est présent dans tous les liquides biologiques de l’organisme des personnes séropositives.

    Mais tous les liquides du corps humain n’ont pas le même pouvoir contaminant. Le virus est en quantité trop faible dans la salive, la sueur, les larmes, les vomissures ou l’urine pour être contaminant. Par contre, le sang, le sperme, le liquide séminal (liquide transparent qui s’écoule au début de l’érection), les sécrétions vaginales, le lait maternel peuvent transmettre l’infection par le VIH. 

    Il existe trois modes de transmission du virus VIH : 

    Transmission par voie sexuelle 

    Risque élevé : les rapports sexuels avec pénétration vaginale ou anale sans préservatif. 
    Risque moyen : la fellation (bouche-pénis), avec un risque plus élevé quand il y a éjaculation dans la bouche du partenaire ou s’il y a échange de godemiché ou d’objet sexuel sans préservatif. 
    Risque faible : le cunnilingus (bouche-vagin), avec un risque plus élevé pendant les règles ou en cas de lésions génitales. 

    Transmission par inoculation directe de  →sang 

    Lors du partage de seringues et/ou d’autre matériel (coton, cuillère, garrot, eau,…) entre usagers de drogues par voie intraveineuse. 

    La transfusion de sang provenant d’une personne infectée par le VIH. Cette situation a quasiment disparu dans nos pays. 

    Lors d’une plaie accidentelle survenue, par piqûre ou par coupure provoquée par du matériel infecté, essentiellement chez les travailleurs de la santé (risque faible). 

    Transmission pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement 

    Il y a un risque de contamination de la mère séropositive à son enfant durant la grossesse (contamination par voie sanguine), l’accouchement (par voie sanguine et par les secrétions vaginales) et l’allaitement (par le lait maternel) . 

    Il n’y a pas de transmission : 

    Le virus ne se transmet pas par les larmes, la sueur, la salive, la toux et les éternuements, par les piqûres d’insecte ( le virus VIH ne survit pas dans les glandes salivaires du moustique) , ni par les poignées de mains, les baisers, les massages, ou la masturbation. Il n’y a pas de risque lorsqu’on dort dans le même lit, qu’on partage des vêtements, qu’on boit dans le même verre ou qu’on mange dans le même plat, ni lors de la baignade, ou par le contact avec la lunette des toilettes. 

    Par ailleurs, dans les pays industrialisés, le risque de contamination par transfusion sanguine est très faible car chaque don de sang fait systématiquement l’objet d’un dépistage. Il n’y a pas de risque non plus, lors d’un don de sang, puisque le matériel utilisé est toujours stérile et à usage unique. 

    Les soins dentaires, le piercing et le tatouage sont également sans risques si les règles d’hygiène sont respectées et que le matériel est stérile ou à usage unique.

    Oser en parler !

    Le premier pas vers une vie sexuelle et affective épanouie, c’est oser en parler avec son partenaire! Sans fausse pudeur et tout en respectant l’autre.

    Si les jeunes (et les moins jeunes) sont parfois bien conscients de l’importance de l’utilisation du préservatif lors de la relation sexuelle, beaucoup cependant ressentent la difficulté d’aborder la question du préservatif avec leur partenaire. Comme si, parler du préservatif, c’était introduire le doute, le soupçon, la méfiance, l’idée « qu’avant moi, il y en a eu d’autres »…

    Et si le préservatif était une preuve d’amour et de respect ?

    Le préservatif, votre ange gardien au septième ciel

    Lors des rapports sexuels, la pilule contraceptive, le stérilet, l’implant et les autres moyens de contraception ne protègent ni du sida, ni des autres IST.

    Le préservatif est le seul moyen de protection efficace contre le sida et contre certaines autres infections sexuellement transmissibles (IST). Il doit être utilisé lors de la pénétration vaginale ou anale. La fellation est aussi une pratique à risques (même si ceux-ci sont plus faibles que lors de la pénétration vaginale ou anale). Il est dès lors recommandé d’utiliser le préservatif lors de la fellation.

    Afin d’éviter toute mauvaise surprise, il est bon de rappeler quelques précautions à prendre lors de l’utilisation du préservatif.

    La fellation,un risque?

    Oui, il y a un risque, même s'il est moins grand que pour d'autres pratiques sexuelles risques (exemples : pénétration vaginale ou anale).

    Il est possible de contracter le VIH/sida par fellation. Le risque augmente lorsqu’il y a éjaculation dans la bouche. De même, quand il y a du liquide séminal ; (liquide qui apparaît pendant l’excitation), même s’il est beaucoup moins contaminant

    Si vous pratiquez des fellation non protégées, même sans éjaculation, avec différents partenaires, vous multipliez les risques d’une transmission par fellation.

      Les risques de transmission existent pour les deux partenaires: celui qui fait la fellation et celui qui la reçoit. D’où vient le risque ? Le risque vient de micro-lésions dans la bouche qui sont des « portes d’entrée » pour le virus.
      Exemples : 
    - gingivite, 
    - petites plaies, abcès, 
    - boutons de fièvre sur les lèvres 
    - etc.…
      Pour éviter tout risque, le meilleur moyen est donc d'utiliser le préservatif. Il existe des préservatifs aromatisés! Dans le cas d’une fellation sans préservatif, il est déconseillé de se brosser les dents avant ou après une fellation, il est également déconseillé de boire de l’alcool (irritation des gencives)

     

    Rappel : contrairement au liquide séminal et au sperme, la salive n’est pas un liquide contaminant !

    Et les autres IST ? (infections sexuellement transmissibles) D’autres IST sont pour leur part très facilement transmissible lors d’une fellation. 
    - L’herpès, ; 
    - La gonorrhée (chaude pisse) et la chlamydia 
    - L’hépatite B 
    - La syphilis 

    Le VIH a la particularité de choisir les lymphocytes T4 pour cible et d\'y pénétrer. Il utilise une enzyme, la transcriptase inverse, pour dévier en sa faveur l\'activité reproductrice du lymphocyte.
    La cellule T4 commence donc à produire des virus. Lorsqu\'ils quittent le lymphocyte, ils l\'endommagent ou le détruisent. Tous ces nouveaux virus cherchent alors d\'autres cellules pour s\'y multiplier à nouveau.

    Les virus sont ainsi de plus en plus nombreux tandis que les lymphocytes T4, endommagés et finalement détruits, sont de moins en moins nombreux dans le sang. La capacité de résistance de l'individu aux infections est alors réduite. 

    Le cycle de réplication du VIH.
     

    Le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) est un rétrovirus. Il a besoin d’intégrer le noyau de la cellule pour détourner son fonctionnement et assurer ainsi sa réplication. Nous détaillons ici les étapes les plus importantes de ce processus, qui sont autant de cibles potentielles pour des médicaments. 

    1. Pénétration 
    Les cellules hôtes du VIH portent à leur surface des récepteurs qui sont autant de portes d’entrée du VIH dans la cellule.

    2. Transcription inverse 
    Le code génétique du VIH est sous forme d’ARN. Pour assurer l’intégration de ce matériel génétique à celui de la cellule afin de détourner le fonctionnement de celle-ci, il doit y avoir une étape permettant la «traduction» de l’ARN viral en ADN, c’est la rétro- transcription obtenue grâce à la transcriptase inverse du virus. 

    3. Intégration 
    L’ADN issu de la phase de transcription inverse est transporté dans le noyau de la cellule. Cet ADN s’intègre à l’ADN cellulaire, grâce à l’action de l’intégrase. 

    4. Synthèse 
    L’ADN sert de mode d’emploi à la création de nouvelles protéines virales. C’est l’étape de synthèse. 

    5. Maturation 
    Les protéines formées précédemment n’étant pas matures, elles doivent subir l’action d’une enzyme avant l’«assemblage». Cette enzyme est la protéase. Son action est indispensable pour la création de virus viables. 

    6. Bourgeonnement 
    C’est l’étape finale durant laquelle le virus formé quitte la cellule. Le VIH «enfonce» la membrane cellulaire, s’entoure de celle-ci et sort de la cellule. Le nouveau virus est désormais prêt à infecter une nouvelle cellule.

    Souvent pendant plusieurs années, l'infection par le VIH ne s'accompagne d’aucun symptôme. Cela ne veut toutefois pas dire que le virus est en sommeil. Dès la contamination, des milliards de particules virales sont produites de manière constante. Le seul moyen de savoir est de faire test de dépistage chez un médecin.

    Chez environ 80% de personnes, dans les semaines qui suivent la contamination par le VIH, ressentent des symptômes faisant penser à une grippe: température, malaises, grande fatigue, éventuellement aussi des ganglions gonflés, des ulcérations de la bouche ou des muqueuses génitales, une éruption cutanée. Puis, après une ou deux semaines, ces symptômes disparaissent. Le VIH, lui est toujours présent et il continue à se disséminer dans l'organisme et à détériorer lentement le système immunitaire.


    Dans un premier temps, les défenses immunitaires éliminent efficacement les virus grâce aux anticorps anti-VIH qui se forment. Pendant plusieurs années, le système immunitaire garde le contrôle sur les virus

    Au bout d'un certain temps, les virus prennent toutefois le dessus (parfois momentanément) et les défenses immunitaires sont débordées. C'est à ce moment-là que surviennent des infections opportunistes (dues à des germes habituellement sans gravité pour la plupart des gens), certains cancers et des affections neurologiques. C'est l'apparition de ces maladies qui marque le passage au stade sida

    Rappel : 
    Il n’y a pas nécessairement de signes extérieurs visibles, et s’il y a des signes, ceux-ci ne sont pas exclusivement symptomatique du VIH. Le seul moyen de le savoir est de se soumettre à une prise de sang en vue d’un dépistage. Suivant l’endroit où se fait le prélèvement, les résultats sont disponibles après 2 ou 7 jours.