• RHUMATISMES

    RHUMATISMES 

    Les affections rhumatismales ou tout simplement « rhumatismes », regroupent des maladies différentes dont les signes cliniques, radiologiques et biologiques sont quelquefois distincts.

    On peut distinguer trois groupes :

    1-Les rhumatismes dégénératifs ou arthrose.

    Elles résultent de l’usure douloureuse des cartilages qui recouvrent l’extrémité de nos os et lubrifient nos articulations. L’arthrose s’accompagne souvent d’une prolifération de tissus osseux voisins (becs de perroquets,…) de calcifications qui se déposent sur les ligaments des épaules, des hanches et les rend plus raides. Comme une mécanique qui se rouille, notre articulation se grippe, se bloque provoquant des douleurs violentes et gênantes.

    Si elle est généralement causée par le vieillissement et l’usure du cartilage, elle peut aussi être d’origine traumatique (activité sportive intense) ou génétique. Elle se traduit cliniquement par une douleur aggravée à la fonction de l’articulation, des déformations et des craquements.

    2-Les rhumatismes inflammatoires ou arthrites.

    Ils regroupent une famille de maladies caractérisées par une inflammation, une douleur et une raideur des articulations et du tissu conjonctif. Le tissu conjonctif englobe : le cartilage, les ligaments, les tendons et les tissus non musculaires entourant les os, les veines et les artères. Dans le syndrome inflammatoire, la douleur est aggravée au repos, avec une intensité matinale et amélioration au mouvement. On peut distinguer des formes aiguës d’origine infectieuses ou micro-cristallines (goutte et chondrocalcinose) et des formes chroniques (polyarthrite rhumatoïdespondylarthrite ankylosante, etc…).

    La spondylarthrite ankylosante est un rhumatisme inflammatoire touchant essentiellement la colonne vertébrale ou rachis (spondylos en grec) mais pouvant également entraîner des arthrites, ainsi qu’une inflammation des tendons et/ou des ligaments.  Elle touche plus de 300 000 personnes en France et environ 1,5 million en Europe. Cette maladie atteint de préférence une population jeune (entre 15 et 50 ans) et n'épargne pas l'enfant. Elle est plus communément rencontrée chez l'homme avec un sexe-ratio de 2,5 hommes pour une femme.

    Les arthrites se caractérisent par une forte accélération de la vitesse de sédimentation des globules rouges et une augmentation dans le sérum sanguin de la protéine C-Réactive. Elles sont le plus souvent héréditaires, avec un codage particulier des chromosomes. La plupart des ces individus ont en commun un HLA-B27, facteur d’histocomptabilité, découvert par le Professeur Jean Dausset, prix Nobel de médecine en 1980.

    3-Les algodystrophies, les fibromyalgies, les rhumatismes articulaires et les tendinites

    Dans le troisième groupe, figure les algodystrophies qui touchent des articulations après immobilisation inadaptée, les fibromyalgies  qui associent des douleurs diffuses et  variables à une fatigabilité chronique, les rhumatismes articulaires et les tendinites.

    Plusieurs plantes ont un intérêt dans le traitement des affections rhumatismales. Certaines se montrent très efficaces pour soulager les douleurs quelle qu’en soit la cause, d'autres ont une action  reminéralisante, telle est le cas de la Prêle.

     Phytothérapie       

     Plante reminéralisante

    La Prêle

    La prêle exerce une action diurétique et anti-inflammatoire. Elle est employée dans le traitement de l’arthrite et des rhumatismes, dans des maladies dégénératives et les états de déminéralisationDéjà présente à l'ère secondaire où elles poussaient en abondance, les prêles comme les fougères, sont des plantes sans fleurs. Comme celles-ci, elles se reproduisent par des spores portées par les tiges fertiles rougeâtres qui apparaissent au début du printemps. Les prêles, dont il existe de nombreuses espèces, sont des végétaux herbacés vivaces, communs dans les champs humides argileux ou sablonneux. Elles sont munies d'une tige souterraine rampante d'où partent les tiges aériennes dressées. Les tiges stériles, utilisées en médecine, apparaissent en mai ou juin. Hautes de 50 à 60 cm, elles sont de couleur vert-foncé. La tige principale est faite de segments s’emboîtant les uns sur les autres ; à intervalles réguliers, elle porte de nombreux rameaux grêles disposés en verticilles. Les tiges stériles vertes sont récoltées en été et mises à sécher en plein air.

    La Prèle des champs (Equisetum arvense) est caractérisée par sa richesse en éléments minéraux : les cendres représentent 12 à 40 % de la drogue sèche, ce pourcentage variant en fonction de la nature du terrain. Elle contient du calcium, des sels de potassium, des sels d’acide silicique, du magnésium, du fer, du phosphore, du manganèse, et du souffre. 

    L’activité thérapeutique de la Prêle des champs est essentiellement due à sa haute teneur en silice. La silice totale représente 1-2 à 6 % voire 8 % de la drogue sèche. (14) Le taux de silice totale varie selon la date de récolte et la nature du terrain : il augmente de mai à novembre. Les cendres représentent 22 % au printemps pour atteindre 62 % en automne

    Le silicium n'existant pas à l'état natif,  on définit succinctement deux états de la silice (SiO2) dans la plante, la silice insoluble et la silice organique. La silice organique représente environ 10 % de la silice totale et est proportionnellement plus importante au printemps qu'à l'automne.

    Les matières minérales et notamment la silice sont les principaux constituants de la partie aérienne stérile de Prêle des champs; il est donc nécessaire que la forme d'emploi contienne ces éléments. Pratiquement insoluble dans l’alcool et seulement à long terme dans l’eau, la silice représente 1 à 3% dans les extraits secs pour atteindre 5 à 8% dans la poudre et la Suspension Intégrale de Plantes Fraîches (SIPF).

    Les tissus conjonctifs et élastiques sont très riches en silice à l'état normal et leur dégénérescence va de pair avec sa diminution. La silice a un rôle à la fois plastique et fonctionnel ; elle entre dans la constitution du squelette, en favorisant l'assimilation du phosphore. En cas de déminéralisation, la perte de silice est importante. Plusieurs travaux ont aussi montré que la silice rétablit l'équilibre calcium / magnésium responsable de perturbations hormonales et joue un rôle de catalyseur dans l'utilisation physiologique d'autres éléments.

    Par sa teneur importante en éléments minéraux, Equisetum arvenseest donc une plante digne d'intérêt dans les maladies dégénératives et les états de déminéralisation. Par certains éléments minéraux et ses flavonoïdes, Equisetum arvense exerce aussi une action diurétique.Les flavonoïdes et les acides phénols ont une activité anti-inflammatoire et antibactérienne. C’est pourquoi, la Prêle des champs est traditionnellement employée dans le traitement des affections arthritiques et rhumatismales.

     

    FORMES D'EMPLOI et POSOLOGIE

    Poudre : 1 cuillerée à café dans les aliments midi et soir 2 fois 3 semaines par an
    SIPF :  7,5 ml / jour
    EPS :  
    TM :       50 à 150 gouttes / jour 

                    

    Les plantes de la douleur (antalgique)

    La Reine des près

     Phytothérapie : la Reine des prés une action antalgique (contre les douleurs) intéressante dans le cas de douleurs rhumatismales et articulaires ainsi qu’une action diurétiqueVivace par une racine fibreuse s'étalant en souche à la recherche de l'eau dont elle aime être baignée, la Reine des prés ou Ulmaire (Filipendula ulmaria) étend sa longue tige rougeâtre vers la lumière. Vertes sur la face supérieure, blanches et duveteuses sur l'inférieure, les feuilles, sont grandes et découpées en folioles inégales et dentées. Les fleurs, petites, jaune pâle, sont groupées en corymbes lâches. Dès le début de l'été, les gracieuses, mais minuscules corolles s'épanouissent répandant à destination des fécondateurs, un arôme suave et discret. Les fleurs les plus basses s'épanouissent les premières, puis tel un feu d'artifice jusqu'au bouquet final.

    Plante des milieux marécageux et des bords des eaux, elle était autrefois, répandue dans les prairies humides jusqu'à 2000 m. Aujourd’hui, suite au développement des pratiques agricoles modernes (drainage, remblaiement, utilisation de pesticides et d'engrais), ses vastes peuplements se sont considérablement amenuisés. Elle est présente en Europe sauf sur le littoral méditerranéen, en Asie, et elle est maintenant répandue en Amérique du Nord. 

    La reine des prés a un potentiel nectarifère élevé. Comme généralement, elles forment des peuplements denses, elles sont systématiquement visitées et peuvent contribuer à un apport de nourriture appréciable pour les abeilles.

    Inconnue des anciens, la "Belle des Prés" n'apparaît dans les écrits qu'au Moyen-âge où elle n'a pas encore révélée ses vertus médicinales. Au 15esiècle, un médecin et alchimiste Suisse, Paracelse, énonce une théorie dont la réputation va s'accroître au cours des âges. Selon cette théorie, la plante, par sa forme, sa couleur, ses sécrétions ou son milieu de vie, "signent " son activité médicinale. C'est la célèbre "théorie des signatures". Ainsi selon celle-ci, les plantes des lieux humides, comme le Quinquina, le Saule ou la Reine des prés, soignent les fièvres et les douleurs rhumatismales aggravées ou causées par l'humidité. Le Quinquina et la quinine, le Saule et l'Ulmaire sont employés contre les fièvres et les douleurs.

    De ces dernières plantes, les chimistes ont isolé des molécules qui ont générées l'acide acétyl salicylique. Cette acide, sous le nom commercial d'Aspirine, est devenue au cours des temps un des médicaments les plus consommés au monde.

    Parallèlement, la Reine des prés continue sa carrière en médecine  traditionnelle, où elle est utilisée comme diurétique et anti-inflammatoire dans le traitement des affections rhumatismales.

    L’action contre les douleurs est due à un ensemble de composants qui agissent en synergie. Fraîchement écloses, les fleurs de l’Ulmaire sont riches en hétérosides phénoliques (monotropitoside) qui, en présence d'une enzyme, génère du salicylate de méthyle aux propriétés antalgique, anti-inflammatoire et antispasmodique coronarien. Un autre hétéroside phénolique, le salicoside intervient aussi dans cette action. Dans l'intestin il est métabolisé en saligénol (alcool salicylique), puis après absorption, il subit une oxydation hépatique qui le transforme en acide salicylique. Ce composant possède une action analgésique, antipyrétique, anti-inflammatoire et augmentent le seuil de perception à la douleur. Contrairement à l'acide acétylsalicylique, l'acide salicylique n'inhibe pas la cyclo-oxygénase 1 (Cox1) et n'est donc pas anti-aggrégant plaquettaire, ni hépatotoxique.

    Avec les flavonoïdes, tous ces éléments actifs confèrent à la Reine des prés une action antialgique intéressante dans le cas de douleurs rhumatismales et articulaires ainsi qu’une action diurétique.

    FORMES D'EMPLOI et POSOLOGIE

    Infusé de feuilles fraîches :  20 à 40 g / litre (- ébullition) 150-500 ml / jour
    Infusé de feuilles sèches : 30 à 50 g / litre            150-500 ml / jour
    Extrait sec aqueux :   0,50 à 1,50 g / jour
    Extrait sec hydro-alcoolique :   0,50 à 1,50 g / jour
    SIPF :      7,5 ml / jour
    TM :  50 à 150 gouttes / jour 


    En savoir plus sur les formes d'emploi :
    Les formes galéniques en phytothérapie (1/2): Les tisanes
    Les formes galéniques (2/2) : Les plantes transformées 


    Le Saule

     L’écorce de Saule est employée dans le traitement des rhumatismes chroniques ou des douleurs articulaires aigus ainsi que dans celui des états fébriles Le Saule blanc (Salix alba) est un grand arbre commun des régions tempérées pouvant atteindre 25 m de haut. Le tronc est droit et élevé et le houppier dressé, sauf quand l'arbre est étêté et taillé en forme de « têtard » pour la production d’osier. Les branches de couleur grise portent des feuilles alternes, caduques, de 5 à 12 cm de long, entières, lancéolées, étroites, de couleur argentée sur les deux faces. Les fleurs sont réunies en chatons pendants, apparaissent en mars, avant les feuilles. Les fleurs males et femelles sont sur des chatons séparés ; c’est une plante dioïque. Pollinisés, ils donnent des fruits qui sont des capsules allongées. Le saule blanc affectionne les lieux humides, ilest commun au bord des rivières ou au fond des vallées dans toute l’Europe ainsi qu’en Afrique du nord.

    Déjà renommée contre les douleurs et comme fébrifuge dans la pharmacopée Mésopotamienne, l'écorce de Saule est à l’origine de l’acide acétylsalicylique, plus connu sous le nom d’aspirine.

    L’action anti-inflammatoire est principalement due aux hétérosides phénoliques (salicoside…) dont la teneur, dans l'écorce de Saule est souvent supérieure à 10 %. Le salicoside est un composant soluble dans l'eau, qui, dans l'intestin est métabolisé en saligénol (alcool salicylique), puis après absorption et oxydation hépatique, en acide salicylique. Les dérivés salicylés et certains flavonoïdes agissent au stade initial de l'inflammation. L'acide salicylique et ses dérivés augmentent le seuil de perception à la douleur et abaisse la température corporelle. Contrairement à l'acide acétylsalicylique (aspirine), l'acide salicylique n'a pas d’action sur la fluidification du sang.

    En décoction ou en macération alcoolique, l'écorce de Saule est employée dans le traitement des rhumatismes chroniques ou des douleurs articulaires aigus ainsi que dans celui des états fébriles. En Allemagne, elle est utilisée en pédiatrie pour faire tomber la fièvre, notamment en combinaison avec des plantes qui augmentent la sudation.

    FORMES D'EMPLOI et POSOLOGIE

    Poudre d'écorce :  1 à 3 grammes avant les 3 repas
    Macération aqueuse à 50 %   1 verre 2 à 3 fois / jour
    Extrait hydro-alcoolique :    2 à 3 grammes / jour
    4 à 8 grammes / jour (fébrifuge)
    Extrait fluide  5 à 10 grammes / jour
    TM :   50 à 200 gouttes / jour 

    Les plantes de l'inflammation
     (anti-inflammatoire)

    Le Cassis

    Activité anti-inflammatoire et action analgésique des feuilles de cassisOriginaire des régions nordiques, le Groseillier noir, plus connu sous le nom de Cassis (Ribes nigrum L.) est un arbrisseau qui ne dépasse pas 1m 50 de hauteur. Il porte des feuilles lobées, odorantes, plus pâle sur l’envers. Les fleurs rougeâtres à l'intérieur, verdâtres à l'extérieur, sont disposées en grappes pendantes, elles donneront des baies globuleuses noirâtres odorantes et parfumées.

    Toutes les parties aériennes du Cassis ont un intérêt en thérapeutique. Utilisés en Gemmothérapie, les bourgeons ont une action immunomodulante appréciée pour renforcer le système immunitaire. Ribes nigrum bourgeons macération glycérine 1D, stimulent les sécrétions des hormones stéroïdiennes. C’est pourquoi on les utilisent dans les états allergiques et inflammatoires à VS accélérée ainsi que dans les pathologies suintantes devenant chronique par épuisement des surrénales.

    Les feuilles ont des propriétés anti-inflammatoire et diurétique mises à profit par la médecine traditionnelle depuis des siècles. Au XVIIIe siècle, la réputation du Cassis était si grande que P. de Beaumont, dans son « Traité du Cassis » écrit : « On va chercher bien loin des remèdes bien chers et qui ne font point d’aussi bons effets et en si grand nombre que cette plante. »

    Des travaux récents confirment ces observations empiriques. On a ainsi montré que l'extrait hydro-alcoolique lyophilisé de feuilles de Ribes nigrumavait une activité anti-inflammatoire comparable à l'indométhacine et à l'acide niflumique. L’auteur précise que, dans l'inflammation aiguë, l'activité de l'extrait est visible 30 minutes après son ingestion orale et qu’il n'a pas été observé d'effets ulcéreux sur la muqueuse gastrique, avec l'extrait alcoolique, par rapport aux substances testées.

    D’autres études confirment l'activité anti-inflammatoire des feuilles de Ribes nigrumet montrent son action analgésique périphérique et non pas centrale. L'action anti-inflammatoire est attribuée à une inhibition de la biosynthèse des prostaglandines, mais différente, dans son action, des A.I.N.S. L'inhibition de la biosynthèse des PG serait plus spécifique et se ferait au niveau des PG-synthétases.

    FORMES D'EMPLOI et POSOLOGIE

    Infusé de feuilles :     50 g / litre, 500 ml / jour
    Poudre de feuilles :   250 mg 3 fois / jour
    S.I.P.F. de feuilles : 2,5 ml  3 fois / jour
    Extrait sec hydro-alcoolique :  0,50 à 1,50 g / jour 
    Extrait fluide de feuilles   5 ml 3 fois / jour


    En savoir plus sur les formes d'emploi :
    Les formes galéniques en phytothérapie (1/2): Les tisanes
    Les formes galéniques (2/2) : Les plantes transformées   

    L’Harpagophytum procumbens

    L’Harpagophytum est utilisé dans le traitement symptomatique des manifestations articulaires douloureuses. Propriétés anti-inflammatoires et analgésiques. L’effet anti-inflammatoire est plus probant dans les inflammations chroniques que les aigüesOriginaire des régions semi-désertiques du sud de l’Afrique : Namibie, Botswana et Afrique du Sud, l’Harpagophytum procumbens est une petite plante herbacée vivace, dont les jeunes pousses vertes aux feuilles alternes sortent dès les premières pluies. A l'aisselle des feuilles apparaît une fleur solitaire tubulaire de couleur rouge. Pollinisées, ces fleurs donnent un fruit aplati ligneux aux excroissances courbes et acérées à l'origine du nom. Harpagophytum est formé à partir d'harpagos qui en Grec signifie grappin. Elle est aussi connue sous le nom vernaculaire de « Griffe du diable ». 

    Vivace par son important système radiculaire composé d'une racine primaire d'où partent de multiples racines secondaires, des tubercules bulbeux pouvant pesés plus d'1kg. Ce sont ces derniers qui constituent la matière première médicinale.

    La racine secondaire d 'Harpagophytum procumbens est inscrite à la pharmacopée européenne avec l’indication :

    « traditionnellement utilisée dans le traitement symptomatique des manifestations articulaires douloureuses mineures ».

    Les populations indigènes du sud de l'Afrique - Bushmen, Hottentots et Bantus - utilisent la griffe du diable pour soulager les douleurs rhumatismales et traiter les troubles digestifs, hépatiques et rénaux. En Europe, beaucoup d'utilisations traditionnelles ont été oubliées au seul bénéfice de ses propriétés anti-inflammatoires. La racine secondaire contient des acides triterpéniques et des iridoïdes, dont l'harpagoside qui s'est vu confirmer, à travers de multiples travaux, ses propriétés anti-inflammatoires et analgésiques.

    L'extrait aqueux de racines secondaires sèches d'Harpagophytum procumbensexerce une action anti-inflammatoire et analgésique significative à la dose de 100 mg / kg. Cet effet est comparable à celui obtenu avec la phénylbutazone, mais sans aucun des inconvénients et contre-indications de celle-ci. L’effet anti-inflammatoire est plus probant dans les inflammations chroniques que les aigües. 

    FORMES D'EMPLOI et POSOLOGIE

    Décocté de racines :  5 à 10 grammes (1 à 2 cuillères à café) pour un demi litre d’eau. Faire bouillir 10 minutes, laisser macérer toute la nuit, filtrer et boire le lendemain.
     Poudre de racine : 6 à 8 gélules / jour
    Extrait sec hydro-alcoolique (Nébulisat) : 4 à 6 gélules / jour 

     

     

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