• La lettre ouverte et exemple

    La lettre ouverte et exemple

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    C'est quoi la lettre ouverte ?

     

    Une lettre ouverte consiste à écrire un texte qui respecte les formes de la lettre, mais qui est destinée à être publiée par un journal et à être lue par un ensemble de personnes. Ce texte sert à défendre une idée, une cause ou à donner son opinion sur un sujet déterminé. Voici tout ce qu'il faut savoir pour faire une lettre ouverte.La lettre ouverte comporte les éléments suivants : une introduction, un développement et une conclusion.

    Comment rédiger une lettre ouverte ?

    Une lettre ouverte sert à exprimer une idée par l'usage d'arguments, d'exemples et de procédés rhétoriques bien choisis pour arriver à convaincre ses lecteurs.

    Il faudra bien sûr respecter les codes de la lettre, et écrire la lettre en s'adressant non pas à une personne particulière mais à un ensemble de personnes.

    Tout d'abord, la lettre devra comporter une en-tête avec la date, le lieu et un objet, c'est-à-dire la raison de cette lettre. Vous devez vous demander pourquoi vous écrivez cette lettre. A la fin du texte, il faudra aussi mentionner votre nom et ne pas oublier votre signature.

    Ensuite, pour ce qui concerne le corps de la lettre, il ne faudra pas utiliser la première personne du singulier (je), mais vous exprimer de manière impersonnelle et vous adressant à un ensemble de personnes.

    Enfin, la lettre devra avoir une longueur raisonnable. Il ne s'agit pas d'écrire des quantités. Préférez un style concis et clair pour mieux faire passer vos idées.

    Pour aller plus loin :

    Définition de la lettre ouverte selon →Wikipédia

    Une lettre ouverte est un texte qui, bien qu'adressé à une ou plusieurs personnes en particulier, est exhibé→ publiquement afin d'être lu par un plus large groupe. Pour ce faire, c'est le plus souvent→ la presse qui est utilisée comme média, mais une lettre ouverte peut également prendre la forme d'une publication à part entière, →d'une affiche, →d'une chanson (Le Déserteur), →d'un tract, ou plus récemment être →mise en ligne sur Internet, etc.

    Même si ce n'est pas nécessairement le cas, une copie de ce texte peut parallèlement être expédiée en privé par le système postal, à l'instar d'un courrier habituel. L'intérêt de cet envoi reste toutefois limité, le but d'une lettre ouverte étant moins d'obtenir une réponse de son destinataire, que de propager ses opinions auprès du public qui est averti. En effet, le ton adopté est généralement polémique, et la lettre ouverte se rapproche plus de l'article engagé, de l'éditorial ou du pamphlet, que de la lettre traditionnelle. On s'en éloigne encore lorsque le ou les destinataires ne sont pas désignés nommément, mais identifiés par une formulation du type « à tous ceux qui... ». Une lettre ouverte peut également être cosignée, s'apparentant alors à une pétition.

    Les destinataires sont souvent des responsables politiques, mais on peut trouver des lettres ouvertes dans d'autres domaines, par exemple dans des revues scientifiques sur des questions d'éthique.

    Certaines lettres ouvertes sont passées à la postérité, telles que le→ J'accuse…! rédigé par l'écrivain Émile Zola à l'intention du président de la République Félix Faure, et publié dans le journal L'Aurore du 13 janvier 1898 : en pleine affaire Dreyfus, il y prend la défense de cet officier condamné pour haute trahison ou encore la lettre de Victor Hugo dans laquelle il dénonce la peine de mort en France, elle date de 1854.

    La lettre patente est une forme de lettre ouverte : il s'agit d'un document officiel qui, en plus d'être envoyé par un gouvernement à l'un de ses administrés, peut aussi être lu par toute personne intéressée. Une lettre ouverte écrite par le pape est appelée →lettre apostolique.

    Exemple de lettre ouverte :

    Lettre ouverte au ministre de l’éducation

    Chaque jour , je me retrouve dans ce lieu le collège, où des élèves viennent pour apprendre un tas de  choses, qui ne leur serviront peut-être pas plus tard. Demandez-vous à quoi sert le théorème de pythagore pour être boulanger ou travailler à la Poste. Des élèves viennent ici de leur plein gré car ils ont des choses  à y apprendre mais d’autres viennent dans la grande école juste parce qu’ils y sont obligés. Il y a pourtant beaucoup d’emplois qui ne sont pas compliqués, que des enfants de 12 ans pourraient faire ,que des enfants ayant juste les bases de l’apprentissage pourraient aborder.

    Et non,chaque travail demande l’acquisition du »BAC »et d’autres même demandent au dessus de ce brevet. Il se pourrait même que des personnes voulant faire un travail comme professeur d’histoire ne le fassent jamais, parce qu’ils sont assez mauvais dans cette matière,mais devront faire un autre travail qui ne leur plaira pas le moins du monde.Or certaines personnes feront le travail tant aimé d’un autre alors qu’ils ne s’y intéressent pas. Sans obtenir le « BAC » des personnes pourraient se retrouver sans travail et,surtout,sans moyen d’acheter à manger.

    Le travail c’est la vie.Le collège,le BAC sont juste des barrages dans la vie de certains. 

    Autre exemple:

    Lettre ouverte à Madame la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, par Michel Bernard, Professeur à Paris       

    Madame la ministre,

    Je lis dans la presse qu'au bout de onze semaines de grève dans les universités, vous vous préoccupez de ce qui va arriver aux étudiants en fin de semestre. Pour illustrer ce qu'est l'« autonomie » des universités, vous nous donnez des ordres : vous ne validerez pas « des semestres sans cours », nous devons rattraper nos enseignements, étaler les examens, utiliser les vacances de Pâques. Peut-être estimez-vous que, tout à notre mouvement, nous avions oublié « de penser aux étudiants et aux diplômes »…

    Mais rassurez-vous, Madame la ministre : nous n'entendons pas « valider des semestres sans cours ». Nous sommes en grève : pas de cours, pas d'examens ; pas d'examens, pas de diplômes. Les conséquences ? Nous les connaissons autant que vous : les étudiants de cette année, victimes de votre obstination, ne pourront pas valider leur année. Ils devront redoubler l'année prochaine. Par conséquent, il nous sera impossible d'inscrire de nouveaux étudiants. Nous ne présiderons pas les jurys du baccalauréat. Quelques centaines de milliers d'étudiants et de bacheliers vont se souvenir avec émotion de votre passage au ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, Madame la ministre.

    Il est fini le temps des « voies de passage », des réécritures, des petits reculs, des petites astuces, des petits arrangements avec de petits syndicats. Votre mépris de notre enseignement est tel que vous ne vous êtes pas vraiment préoccupée, jusqu'à maintenant, de l'arrêt des cours dans la quasi-totalité des universités. On peut toujours rattraper, n'est-ce pas ? On peut dispenser le contenu de 13 semaines en 7 semaines, pas vrai ? Et puis ces diplômes universitaires ont tellement peu de valeur, après tout… Voilà comment vous voyez les choses, Madame la ministre : il y a eu un peu de « grogne », comme disent vos amis de TF1, et puis au final tout rentre dans l'ordre, on rallonge un peu l'année (il faut bien que ces fainéants d'enseignants-chercheurs travaillent enfin), vous faites les gros yeux et puis tout finit bien, les étudiants ont un diplôme, vaille que vaille, et  votre décret passe, avec « modulation de service », « évaluation », et tout ce qui vous tient à coeur. Ouf ! On peut passer aux élections régionales. C'est que vous avez un plan de carrière à tenir.

    Mais je suis désolé de vous dire que ce scénario bien huilé ne va pas pouvoir se réaliser. L'université est en grève, depuis onze semaines, jusqu'au retrait du projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, de celui qui instaure un « contrat doctoral », du projet de « mastérisation » des concours de recrutement et jusqu'à ce qu'on annule les suppressions de postes de cette année. Et c'est une grève totale, illimitée, pas l'expression vague et fiévreuse d'« inquiétudes » ou de « incompréhensions ». Il s'agit d'un conflit social, Madame la ministre, comme en Guadeloupe ou chez Continental, un conflit que vous avez si mal géré que vous avez réussi à le « radicaliser », à l'étendre et à créer la situation très grave où nous sommes aujourd'hui : il n'y aura pas d'année universitaire 2008-2009.

    Vous pensez avoir isolé une « frange » d'acharnés et pouvoir la désigner à la vindicte publique ? Vous comptez sur les congés du printemps pour casser le mouvement et faire passer votre décret en catimini devant le Conseil d'Etat ? Vous croyez avoir trouvé des alliés fidèles auprès des présidents d'université et des médias serviles qui se contentent de reproduire vos communiqués ? Vous pensez, même, que la majorité présidentielle va vous soutenir jusqu'au bout ? Erreurs, Madame la ministre, erreurs lourdes de conséquences pour l'enseignement supérieur et la recherche. Le mouvement continue, il ira jusqu'au bout de sa logique. La « ronde infinie des obstinés », coeur battant et symbole de notre refus, tourne toujours, de jour et de nuit. Elle tourne avec des étudiants, des enseignants, des personnels administratifs et techniques, des bibliothécaires, des chercheurs, et même, de plus en plus, avec nos collègues du primaire, du secondaire, avec des hospitaliers.

    Il paraît que vous vous « inquiétez » pour l'année universitaire, « menacée », d'après vous, si « les cours continuent à être perturbés au retour des vacances de Pâques ». Je vous le confirme : si vous ne retirez pas rapidement et clairement tous vos projets de casse de l'université, les cours continueront à être « perturbés » et l'année universitaire est bien « menacée ». 83 universités, 724 000 étudiants et leurs familles, 58 000 enseignants-chercheurs, 55 000 BIATOSS attendent vos décisions, Madame la ministre.


    Michel Bernard

    Professeur des universités

        
                                              

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