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L'arrêt brutal de l'irrigation sanguine du cerveau qui caractérise l'accident vasculaire cérébral entraîne une privation d'oxygène dans les zones cérébrales touchées.
Il s'agit une urgence médicale qui peut être fatale. Dans la moitié des cas, il entraîne des séquelles d’autant plus invalidantes que la prise en charge aura été effectuée tardivement.
L’AVC est la première cause de l' handicap acquis de l’adulte, la deuxième cause de démence après la maladie d’Alzheimer et la troisième cause de mortalité en France.
Chaque année, 130 000 nouvelles personnes en sont victimes en France. Dans le monde, les AVC sont la deuxième cause de mortalité, aussi bien dans les pays développés que dans ceux en développement.
Dans 80 % des cas, l'AVC est secondaire à l'interruption de l'irrigation d'une partie du cerveau provoquée par un caillot qui obstrue une artère. On parle alors d'AVC ischémique ou d'infarctus cérébral. Dans les 20 % de cas restants, l'AVC est le fait d’une hémorragie cérébrale.
Après la survenue d’un premier AVC, le risque de récidive est important car il est estimé entre 30 et 43 % dans les cinq années qui suivent.
Les causes peuvent être de deux ordres : une hémorragie ou la thrombose d'une artère cérébrale.
Dans 80 % des cas, l'AVC est causé par une baisse de l’apport de sang en raison d’un obstacle à l’intérieur d’une artère cérébrale. On parle alors d'accidents ischémiques. Il en existe de deux types.
Parfois, l’obstruction d’une artère cérébrale est temporaire, le caillot se résorbe en quelques minutes et n'engendre pas de séquelles. Ce phénomène s'appelle un accident ischémique transitoire (AIT).
Il existe différents facteurs de risque bien connus et dont certains sont évitables par une prévention efficace:
Un AVC ischémique est lié à l'obstruction d'une artère cérébrale. Lors d'un AVC ischémique ou d'un infarctus cérébral, un caillot bouche la circulation cérébrale.
Ce caillot peut avoir deux origines:
Lors d'une hémorragie cérébrale, la circulation sanguine est brutalement stoppée car un vaisseau s'est rompu. Non seulement des zones du cerveau ne sont plus irriguées, mais le sang qui s'échappe du vaisseau exerce une pression sur les tissus cérébraux environnants, ce qui peut les détruire.
Le plus fréquemment, l'éclatement d'un vaisseau est du à unerupture d'anévrisme. L'anévrisme est une petite déformation locale d'un vaisseau dont la paroi fragile peut rompre notamment sous l'effet de l'hypertension.
Lors d'une rupture d'anévrisme, le saignement peut se produire dans le cerveau ou dans l'espace méningé, c'est-à-dire entre le cerveau et le crâne.
D’autres causes peuvent avoir les mêmes effets : hypertension maligne, hémorragie dans une tumeur cérébrale et anomalies de la coagulation sanguine.
Il existe plusieurs symptômes qui témoignent de la survenue d'un AVC, la paralysie d'une partie du corps restant le symptôme le plus fréquent.
La personne victime d'un AVC peut ressentir des étourdissements, des vertiges et des pertes d’équilibre. Elle peut également présenter des troubles de la vision et des difficultés d'élocution et de compréhension. De violents maux de tête accompagnés de nausées et de vomissements peuvent survenir de façon très brutale.
Autre manifestation : la paralysie soudaine d’un membre, du visage, d’une partie entière du corps.
La plus fréquente de ces paralysies est l'hémiplégie, une paralysie d'une moitié du corps (hémicorps). Cette paralysie peut être plus ou moins importante: lorsqu'elle est étendue, on parle d'hémiplégie et lorsqu'elle est incomplète on parlera plutôt d'hémiparésie.
L'atteinte de l'hémicorps peut être :
Il est important de savoir qu'il n'y a pas de corrélation étroite entre l'importance de l'hémiplégie et l'étendue de l'AVC.
Ces signes apparaissent brutalement et dès les premières manifestations, une prise en charge en urgence dans un service de soins neurovasculaires est capitale.
Pour cela, il est impératif de faire appel au SAMU qui régule les admissions en fonction des disponibilités. Il est donc possible que le service de soins d’urgence transporte la personne à distance de son domicile, afin qu’elle reçoive les meilleurs soins possibles. Parfois, ces signes sont transitoires et disparaissent en quelques minutes, voire une heure. Ils doivent cependant être pris au sérieux : on estime qu'un tiers des AVC sont précédés de tels symptômes annonciateurs. Dans ce cas également, malgré la disparition des symptômes, il faut se rendre rapidement aux urgences d'un hôpital pour éviter la récidive.
L'AVC est une urgence médicale et un examen d'imagerie doit être réalisé au plus vite. Le scanner confirme le diagnostic et permet de déterminer la cause de l'AVC en précisant le caractère ischémique ou hémorragique de l’AVC.
L'IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) peut également être utilisée, mais en pratique elle est souvent moins disponible que le scanner. Une fois précisé le type d'AVC, il faut retrouver la cause afin de proposer le traitement adapté.
Pour les AVC d'origine ischémique, il faut réaliser un bilan sanguin à la recherche de facteurs de risques d'athérosclérose comme l'hypertension, un diabète, une hypercholestérolémie...
Des examens d'imagerie permettent de visualiser l'origine du caillot : écho-doppler des artères carotides qui peuvent être obstruées et échographie cardiaque pour détecter si le coeur est une source d’embolie. Par ailleurs, un électrocardiogramme est également réalisé à la recherche de troubles du ryhtme.
Pour les AVC d'origine hémorragique, une IRM et une artériographie permettent de visualiser une éventuel anévrisme (malformation artérielle).
Il existe un traitement médicamenteux à utiliser dans les trois heures suivant l'AVC qui permet de diminuer le risque de lésions irréversibles du cerveau.
Le médecin injecte par voie intraveineuse un activateur du plasminogène tissulaire. Cette molécule active une protéine du sang dont le rôle est de dissoudre les caillots sanguins.
Puis un médicament anticoagulant est donné dans les heures qui suivent afin d'empêcher la formation de nouveaux caillots et d'éviter que ceux déjà formés ne grossissent. Une fois la situation d'urgence écartée, il est fréquent qu'un anticoagulant plus léger, comme l’aspirine, soit prescrit à vie.
Après l'hospitalisation d'urgence, des agrégants anti-plaquettaires peuvent être prescrits si l'origine de l'AVC était la présence de plaques d'athérome (athérosclérose). Ces médicaments empêchent les plaquettes de s'agglutiner et diminuent le risque de formation des caillots dans les artères.
Par ailleurs, des gestes chirurgicaux peuvent être effectués afin d'éviter la formation de caillots : l'endartériectomie de la carotide consiste à nettoyer la paroi de la carotide touchée par l'athérosclérose et l'angioplastie consiste à placer un ballonnet dans l'artère afin d'en augmenter le diamètre.
Le traitement est avant tout chirurgical.
Quand l'examen d'imagerie révèle que l'AVC a été provoqué par une hémorragie cérébrale qui est importante, le premier geste est chirurgical.
Le neurochirurgien retire le sang accumulé et draîne le liquide céphalo-rachidien afin de réduire la pression à l'intérieur du crâne.
En présence d'un anévrisme, le neurochirurgien peut procèder à une intervention qui consiste à clipper l'anévrisme afin de le séparer du reste de la circulation.
Lorsque cela est possible, la technique de l'embolisation est toutefois préférée. Elle consiste à remplir l’anévrisme avec un filament de platine afin d'éviter qu'il ne saigne à nouveau.
Le traitement est avant tout chirurgical.
Quand l'examen d'imagerie révèle que l'AVC a été provoqué par une hémorragie cérébrale qui est importante, le premier geste est chirurgical.
Le neurochirurgien retire le sang accumulé et draîne le liquide céphalo-rachidien afin de réduire la pression à l'intérieur du crâne.
En présence d'un anévrisme, le neurochirurgien peut procèder à une intervention qui consiste à clipper l'anévrisme afin de le séparer du reste de la circulation.
Lorsque cela est possible, la technique de l'embolisation est toutefois préférée. Elle consiste à remplir l’anévrisme avec un filament de platine afin d'éviter qu'il ne saigne à nouveau.