Cours et exercices de français,examens normalisés niveau collégial,révisions,exercices corrigés
La France a été occupée par des populations, de façon continue, depuis des temps très anciens. Et ces populations ne nous ont pas laissé seulement des monuments et des objets qu’étudient les archéologues ; elles nous ont aussi légué des mots. On peut considérer comme très anciens les mots encore en usage et qui viennent des peuples que l’on nomme.
Voici quelques exemple de populations qui ont occupé la France :
● Après la conquête de la Gaule, au 1er siècle avant Jésus-Christ, le latin devint la langue de l’administration, de l’église, du droit et de l’armée. A côté du latin classique naquit ainsi une langue parlée : si l’on prend les 1000 mots les plus fréquents en français d’aujourd’hui, 50% des mots proviennent directement de ce latin parlé en Gaule.
● Avant les grandes invasions (de la fin du IVe siècle à la fin du VIe siècle) et avec ces invasions, des mots germaniques, apportés par les Francs, les Wisigoths, les Burgondes, etc., se sont mêlés aux mots du latin parlé. Ils tiennent dans la langue française une bien plus grande place que les mots gaulois ; ce ne sont pas seulement des noms, mais aussi des adjectifs et des verbes.
On pourrait croire que ces mots gaulois, latins et germaniques se sont ajoutés les uns aux autres, comme les couches de terrain que l’on peut voir dans une carrière, superposées les unes aux autres. Il n’en est rien. Ces mots d’origines et d’âges très divers se sont peu à peu regroupés pour former un bel amalgame. Tantôt on rencontre des couples d’opposés germaniques-latins : haïr – aimer, gagner – perdre, guerre – paix, etc. Tantôt on a affaire à des ensembles complémentaires : chêne (gaulois) – hêtre (germanique) – peuplier (latin)
Ce stock de mots gaulois, latins (du latin parlé) et germaniques, c’est en quelque sorte le français au berceau. Il a grandi, il s’est enrichi. Et tout d’abord en se réapprovisionnant au grand réservoir du latin classique. Les mots qui lui ont été ainsi repris sont des emprunts. Souvent, c’est le mot latin tel quel, ou à peine modifié : animal, plante, lavabo, examen, prospectus, famille, agenda, humus, mica, etc.
Au long des siècles, la France s’est trouvée en relations avec un nombre de pays de toutes les parties du monde : relations commerciales, guerres, voyages de découvertes. Les hommes ont été en contact les uns avec les autres, et du même coup, les langues. Les choses (produits, plantes et animaux) ont voyagé, et avec elles les noms qu’elles portent dans leur pays d’origine. Des centaines de mots étrangers sont ainsi entrés en français : ce sont des emprunts.
Citons les principaux :