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On ne peut se fier uniquement au poids d’une personne pour déterminer si elle est obèse ou si elle fait de l’embonpoint. Différentes mesures sont utilisées pour fournir des renseignements complémentaires et pour prédire l’impact de l’obésité sur la santé.
Des chercheurs travaillent à mettre au point de nouveaux outils de mesure de l’excès de graisse. L’un d’eux, appelé indice de masse adipeuse ou IMA, est basé sur la mesure de la circonférence des hanches et la grandeur16. Toutefois, il n’a pas encore fait ses preuves et n’est donc pas utilisé en médecine pour le moment.
Pour évaluer l’existence de facteurs de risque de maladies, un bilan sanguin (en particulier du profil lipidique) donne des renseignements précieux au médecin.

La proportion de personnes obèses s’est accru au cours des 30 dernières années. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la prévalence de l’obésité a pris des proportions épidémiques à l’échelle mondiale. L’augmentation du poids moyen s’observe dans toutes les tranches d’âge, dans tous les groupes socio-économiques1.
Voici quelques données.
Lorsque l’on tente de comprendre pourquoi l’obésité est si répandue, on constate que les causes sont multiples et ne reposent pas uniquement sur l’individu. Le gouvernement, les municipalités, les écoles, le secteur agroalimentaire, etc. portent aussi une part de responsabilité dans la création des environnements obésogènes.
On utilise l’expression environnement obésogène pour décrire un milieu de vie qui contribue à l’obésité :
Cet environnement obésogène est devenu la norme dans plusieurs pays industrialisés et se retrouve dans les pays en développement au fur et à mesure que la population adopte un mode de vie à l’occidental.
Les personnes dont le bagage génétique rend la prise de poids plus facile sont plus susceptibles d’être victimes de l’environnement obésogène. Toutefois, la susceptibilité liée aux gènes ne peut mener à l’obésité à elle seule. Par exemple, 80 % des indiens Pima de l’Arizona souffrent aujourd’hui d’obésité. Or, lorsqu’ils suivaient un mode de vie traditionnel, l’obésité était beaucoup plus rare.
L’obésité peut accroître le risque de plusieurs maladies chroniques. Les problèmes de santé commenceraient à se manifester après environ 10 ans d’excès de poids7.
Risque grandement accru :
Risque modérément accru :
Risque légèrement accru :
La manière dont la graisse est répartie sur le corps, plutôt à l’abdomen ou aux hanches, joue un rôle déterminant sur l’apparition de maladies. L’accumulation de la graisse à l’abdomen, typique de l’obésité androïde, est beaucoup plus risquée que la répartition plus uniforme (obésité gynoïde). Les hommes ont en moyenne 2 fois plus de graisses abdominales que les femmes non ménopausées.
Fait préoccupant, certaines de ces maladies chroniques, comme le diabète de type 2, surviennent maintenant à l’adolescence, étant donné le nombre croissant de jeunes qui sont en surpoids et qui souffrent d’obésité.
Les personnes obèses ont une moins bonne qualité de vie en vieillissant9 et une espérance de vie plus courte que les personnes qui ont un poids santé9-11. D’ailleurs, les professionnels de la santé prédisent que les jeunes d’aujourd’hui seront la première génération d’enfants dont l’espérance de vie ne dépassera pas celle de leurs parents, principalement à cause de la fréquence croissante de l’obésité infantile51.
Enfin, l’obésité peut devenir un fardeau psychologique. Certaines personnes se sentiront exclues de la société en raison des critères de beauté proposés par l’industrie de la mode et par les médias. Devant la difficulté à perdre leur excès de poids, d’autres vivront une grande détresse ou de l’anxiété, qui pourra aller jusqu’à la dépression.