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Google procède régulièrement à des mises à jour pour améliorer son « tri » parmi les milliards de pages web de la toile. La dernière en date (Google Pinguin 4), active depuis avril 2013, est la plus importante de ces deux dernières années. Certains sites web annoncent avoir perdu jusque 40% de visiteurs depuis la mise à jour Pinguin 4 d’avril 2013. Je constate personnellement que d’autres n’ont strictement rien perdu en visibilité. Alors, comment comprendre les règles de cette nouvelle adaptation Google ? Tentative de réponse après mon analyse personnelle.
On avait déjà eu droit à plusieurs mises à jour baptisées Google Panda ces dernières années mais depuis 2012, les mises à jour de Google intitulés Pinguin font à leur tour « trembler » la toile. La dernière en date, Google Pinguin 4 est active depuis la mi-avril 2013.
A titre tout à fait personnel, je suis souvent étonné de voir à quel point les experts en référencement et les entreprises craignent ces adaptations. Mon collègue Sacha Peiffer(Responsable de l’équipe Référencement Google) partage aussi mon étonnement. C’est un peu comme si ils concevaient que le « bras vengeur » de Google leur ôtait impitoyablement des mannes de visiteurs. Or, je constate que ces mises à jour de Google ne font qu’appliquer, certes plus strictement, les sempiternelles bases du référencement. Et, nous allons le voir ensemble plus loin dans l’article, les sites impactés paient souvent un non respect (voulu ou non) de ces règles basiques.
Si l’on observe le phénomène en se plaçant cette fois du côté du moteur de recherche, on comprend combien ces adaptations sont nécessaires. Google doit, au quotidien, adapter son tri parmi des milliards de pages web, toujours plus nombreuses, afin de proposer des résultats cohérents. L’équation est simple : plus il y aura de pages web sur la toile (une tendance qui n’est pas prête à s’inverser !), plus le moteur de recherche sera contraint de rendre plus complexe son « cahier des charges » du référencement.
Les internautes coutumiers des règles de référencement le savent : Google tient (notamment) compte du contenu des websites et de la notoriété (nombre et qualité des liens menant vers ces sites) pour définir le référencement de leurs pages web. Je n’évoquerai pas ici les autres familles de critères, afin d’éviter de me disperser !
Or, les adaptations Google Pinguin (et sa version 4, plus que jamais) ont permis au moteur de recherche d’être plus efficace dans l’analyse de la notoriété. A ce sujet, on sait que, pour voir le référencement de votre site augmenter, vous devez disposer de liens de qualité (lesbacklinks) émanant d’autres sites web vers le vôtre. Ces sites qui vous référencent doiventcontenir des pages se rapportant au même thème (ou à des thèmes très proches) de votre website. Il ne serait donc pas très judicieux, par exemple, de placer un lien vers le site d’un concessionnaire de voitures sur un annuaire gratuit qui évoque surtout les restaurants et le monde culinaire. Il convient aussi d’éviter de disposer toujours de la même ancre de lien(les mots cliquables). Enfin, même si il existe d’autres critères, il vaut mieux être vigilant à la qualité des sites qui vous référencent. Si vous constatez qu’un site est très mal référencé sur Google et que ses pages ont toutes une cote PageRank de zéro, mieux vaut passer votre chemin. Procédez également au même état des lieux lorsqu’un commercial « bien intentionné » tente de vous vendre, avec force et conviction, une adhésion à un annuaire soi-disant incontournable.
Comme vous peut-être, j’ai passé des heures ces dernières semaines à lire les articles concernant Goolgle Pinguin 4. Force est de constater que certaines entreprises avaient raison de craindre cette nouvelle version de l’algorithme. Des sites annoncent avoir perdu jusque 40 % de visites, alors que la moyenne de ceux qui ont enregistré des pertes était de moins 30%.
Loin de me baser sur des rumeurs ou des chiffres publics, j’ai également analysé, avec Sacha Peiffer, responsable du Département Référencement de sites web de mon entreprise E-net Business, les données de plusieurs clients. Mes craintes étaient infondées car voici les constats :
Si ces chiffres sont rassurants dans l’ensemble, je n’allais évidemment pas en rester là. Il me fallait comprend, avec mes équipes, le pourquoi de ces dissemblances entre les impacts enregistrés. Pourquoi certains sites, qui travaillent pourtant leur notoriété naturelle de façon qualitative, étaient « sanctionnés » ?
Nous avons rapidement compris que les portails les plus impactés optimisaient tous leur notoriété depuis plusieurs années (3 à 5 ans). Autre point commun évident : ces sociétés ont toutes également souscrits (parfois en parallèle à nos services de référencement) à des annuaires de très mauvaises qualités durant ces dernières années. Ces annuaires ont pour point commun :
On le voit : il n’y a ici rien de révolutionnaire dans nos constats : Google juge les sites par rapport à la qualité de leur notoriété, ce qui n’est pas neuf. L’élément nouveau, c’est la « sévérité » de Google, qui sanctionne beaucoup plus les pratiques du référencement « sauvage » sur des annuaires avec une mauvaise qualité. Donc, quand bien même ces sites s’efforcent de disposer de liens de qualité (via des partenaires ou autres sources), ils paient leur manque d’attention dans le recours aux « mauvais » annuaires.
Mais là où j’ai été particulièrement surpris, c’est en analysant le nombre de conversions des sites Internet que je suis, et qui avaient perdu des visiteurs suite à Pinguin 4. (NDLR: Conversion est le rapport entre le nombre de visiteurs et les actions effectives comme par exemple le nombre de contacts, ventes,…).
En isolant les conversions via uniquement le référencement naturel, on constate que la baisse du nombre de conversions n’est pas proportionnelle à la baisse de visiteurs engendrés par Google Pinguin 4 ! Au contraire, certains sites ne perdent aucune conversion alors que leur nombre de visites a diminué. D’autres perdent des conversions, mais dans une proportion moins élevée que la perte de visiteurs. En clair, cela signifie que le taux de conversion sur les visiteurs émanant de Google (résultats naturels) est en hausse.
Voici l’exemple d’une PME qui a perdu (entre mars et avril) 23,23% (pour être précis) de visiteurs en référencement naturel Google. Sur le même laps de temps, son taux de conversion via Google naturel a grimpé, passant de 7,53% à 9,80% (ce qui signifie une montée de 30,25% de taux de conversion) !
Nous avons posé le même type de constat (dans des proportions différentes) sur chacun des sites impactés par une chute de visiteurs via le référencement naturel.
En clair, Google a certes supprimé une partie de la visibilité de ces sites, mais pour leurapporter des visiteurs de bien plus grande qualité !
Vous avez déjà compris la réponse à cette question. Mieux vaut gagner régulièrement un faible nombre de liens en notoriété (mais des liens de qualité) que de céder aux sirènes des annuaires pseudo-incontournables dans votre métier.
Attention : que l’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas écrit. Il est très positif de s’inscrire sur un annuaire, mais celui-ci devra :
En somme, qu’il s’agissse de Panda, Pinguin ou tout autre « animal » SEO à venir (dieu sait comment les futures mises à jour de Google seront baptisées), leur fil rouge ne semble tenir qu’au bon sens. C’est aux entrepreneurs, et à nous, experts du web, de nous efforcer de suivre cette logique, sans tricher.