Cours et exercices de français,examens normalisés niveau collégial,révisions,exercices corrigés
Apprentissage par problème
L'apprentissage par problèmes (problem-based learning, PBL) est défini par Finkle et Torp (1995) comme "un développement de programme d'études et un système d'instruction qui développe simultanément des stratégies de résolution des problèmes et des bases et qualifications de connaissances disciplinaires en plaçant les étudiants dans le rôle actif des résolveurs de problème confrontés avec des problèmes mal structurés qui leur renvoie le monde réel".
Les apprenants sont engagés dans des expériences authentiques. Le PBL est intrinsèquement social et collaboratif et enseigne à des étudiants "des techniques douces" essentielles aussi bien que du contenu et des qualifications spécifiques de domaine. Par PBL, les étudiants apprennent :
L'apprentissage par problème (PBL) est devenu populaire à cause de son apparent bénéfice quant à l'apprentissage des apprenants. PBL peut être pensé comme une combinaison de théories cognitives et constructivistes, comme celles respectivement développées par Piaget et Vigotsky. PBL est un système de développement et de livraison de programme d'étude qui identifie la nécessité de développer des compétences de résolution des problèmes comme celle d'aider les apprenants à acquérir connaissances et compétences nécessaires. La première application de PBL fut dans les écoles médicales qui examinent rigoureusement la base de connaissances des diplômés. Les professionnels médicaux doivent maintenir leur compétence dans leur domaine, et l'apprentissage tout au long de la vie est particulièrement important pour eux. Par conséquent, PBL était bien approprié à ce secteur. Beaucoup d'écoles médicales et professionnelles, aussi bien que des programmes d'étudiant en licence emploient PBL sous une certaine forme.
(1-3 adapté de Stepien & Gallagher 1993; Barrows, 1985 // 4 & 5:FromProblem Based Learning Initiative)
Pose significative, mis dans un contexte, vraies situations du monde, et fournissant des ressources, conseils et instructions aux étudiants lorsqu'ils développent leurs connaissances du contenu et des compétences de résolution de problème (Mayo, Donnelly, Nash, & Schwartz, 1993). Dans PBL, les étudiants collaborent pour étudier les questions d'un problème pendant qu'ils tâchent de créer des solutions viables. Enseigner en PBL se fait normalement par petits groupes de discussions facilitées par un tuteur (Aspy, Aspy, & Quimby, 1993, Bridges & Hallinger, 1991).
Puisque la quantité d'instructions directes est réduite dans PBL, les étudiants assument une plus grande responsabilité de leur propre apprentissage (Bridges & Hallinger, 1991). Le rôle de l'enseignant devient celui d'expert de la matière, guide de ressource, consultant des tâches du groupe. Cet arrangement favorise le traitement d'information par le groupe plutôt qu'une communication d'information par l'enseignant (Vernon & Blake, 1993). Le rôle de l'enseignant est d'encourager la participation des apprenants, de fournir l'information appropriée pour garder les apprenants dans le bon chemin, d'éviter les feed-back négatifs et, d'assumer le rôle de camarade de l'apprenant (Aspy et al., 1993).
La capacité à résoudre des problèmes est plus qu'une simple accumulation de savoir et de règles; C'est le développement de stratégies cognitives flexibles qui aident à analyser les situations non-anticipables et non-structurées afin de produire des solutions pleines de sens.
Les problèmes de la vie réelle sont rarement bien structurés; la capacité à résoudre des problèmes traditionnels d'école est donc peu pertinente pour développer les capacités de résolution de problème dont les apprenants ont besoin pour vivre en dehors de la salle de classe. Les problèmes de la vie réelle sont très changeants en termes de but, contexte, contenu, obstacles et inconnus qui influencent comment chaque problème doit être approché. Pour réussir, les apprenants ont besoin de pratiquer la résolution de problèmes non-structurés qui reflètent la vie hors de la classe. Cette aptitude est le but de PBL.
C'est probablement pourquoi plus de 80% des écoles médicales utilisent la méthodologie de PBL pour enseigner des cas cliniques aux apprenants, soit réels soit hypothétiques (Vernon & Blake, 1993, Bridges & Hallinger, 1991).
Edwin Bridges (1992) suggère qu'il y a deux versions de PBL qui ont été implémentées dans la salle de classe.
Le PS PBL utilise des problèmes appropriés de rôle afin d'introduire et présenter de nouvelles connaissances
Le PS PBL souligne trois buts principaux :
Dans tout le processus, les enseignants servent de ressources aux équipes et fournissent le soutien et la direction si l'équipe le demande ou si le projet suit une mauvaise évolution.
Le PBL centré sur l'étudiant (Student Centred PBL ou SC PBL) est similaire à PS PBL. SC PBL a les mêmes buts que PS PBL, mais en rajoute un en plus : stimuler l'apprentissage de compétences sur le long terme. Les médecins sont un des groupes de professionnels qui se doivent de rester au courant des nouveaux développements dans leur domaine. Les compétences d'apprentissage à long terme sont donc particulièrement importantes pour ce groupe. Par conséquent, plusieurs écoles de médecine utilisent SC PBL.
Le processus semble être semblable à celui du PS PBL, mais il existe des différences significatives à chaque étape, qui sont conduites dans le but de stimuler des compétences d'apprentissage pour toute la vie. Les différences principales sont dans les responsabilités de l'apprenant: Dans le SC PBL:
En bref, les étudiants ont défini eux-mêmes les questions d'apprentissage. Comme cela était le cas avec le PS PBL, les étudiants décident comment utiliser correctement les informations et la connaissance nouvellement acquise pour résoudre le problème actuel.
La plupart des étudiants retiennent et emploient peu de ce qu'ils apprennent par coeur dans des situations de salle de classe. PBL essaie de casser cela auprès des étudiants en les engageant à trouver des solutions pour la vraie vie à un problème approprié, contextualisé. Les apprenants deviennent actifs dans un apprentissage plein de sens, au travers des lectures dans les forums de discussion, du tutorat de l'enseignant et des recherches collaboratives.
Comme les étudiants recherchent des solutions à leurs problèmes "scolaires", ils tendent à assumer la responsabilité de leur apprentissage. Ils utilisent leurs propres ressources (journaux, recherches en ligne,…(Vernon & Blake, 1993)), et des manuels, journaux et discussions (Albanese & Mitchell, 1993) plus souvent que les apprenants traditionnels. Ils changent aussi leur point de vue sur les enseignants, qui passent du statut de sources de réponses à celui de ressource potentielle pour travailler une solution pertinente du problème (Aspy, Aspy, & Quimby, 1993). Ensemble, ces processus et compétences d'apprentissage aident l'apprenant à devenir plus compétent dans la recherche d'information que les apprenants traditionnels.
PBL fournit plus de sens, d'applicabilité et de pertinence aux matériaux de salles de classes. Quand les problèmes sont engagés, difficiles et profitables, les hauts niveaux de compréhension et les compétences de développement se développent mieux que dans l'instruction traditionnelle (Albanese & Mitchell, 1993). Les contextes réels et les conséquences ne permettent pas seulement à l'apprentissage d'être plus profond et durable, mais augmentent en plus la transférabilité des compétences et de la connaissance acquises en classe vers le travail (Gallagher, Stepien, & Rosenthal, 1992). Cette transférabilité est augmentée parce que les apprenants sont capables de pratiquer la connaissance et les compétences dans un contexte fonctionnel, permettant aux étudiants de mieux imaginer ce que cela pourrait être d'utiliser la connaissance et les compétences dans le travail (Bridges, 1992).
PBL incorpore les équipes collaboratives dans la résolution de problèmes pertinents. Cela promeut les interactions entre étudiants et dans le travail d'équipe, améliorant de ce fait les compétences interpersonnelles (Bernstein et al., 1995; Vernon, 1995) telles que travailler dynamiquement avec un groupe, évaluer ses pairs, et comment présenter et défendre leurs projets (Delafuente, Munyer, Angaran, & Doering, 1994).
Les apprenants favorisent les classes de PBL et démontrent donc une assistance et des attitudes augmentées par rapport aux classes traditionnelles (Vernon & Blake, 1993). Ils pensent que PBL est une méthode d'apprentissage plus intéressante, stimulante et agréable. Ils sont moins souvent menacés par leur environnement et plus aptes à poursuivre un apprentissage indépendant. Prises ensembles, ces attitudes aident les apprenants à augmenter leur auto-motivation (Vernon, 1995) et leur indépendance d'apprenant, qui aide les étudiants à continuer leurs pratiques d'apprentissage une fois l'école finie (Aspy et al., 1993).
Les évaluations faites dans le domaine médical indiquent que les étudiants qui ont appris via PBL maîtrisent le contenu aussi bien que ceux qui l'ont appris d'une manière traditionnelle (Aspy et al., 1993). Les étudiants en médecine qui utilisent PBL ont de meilleurs résultats que les étudiants traditionnels en respectant les capacités d'apprentissage, de résolution de problème, de techniques d'auto-évaluation, de collection de données, de sciences comportementales, et leur relation avec les problèmes sociaux-émotionnels des patients (Albanese & Mitchell, 1993).
Pourquoi y a-t-il une augmentation des notes en PBL? La théorie de l'information met 3 conditions en lien. Il apparaît que les apprenants améliorent leur compréhension car: (a) ils arrivent mieux à activer leurs connaissances antérieures, (b) ils apprennent dans un contexte équivalent à leur futur contexte et (c) ils développent plus pleinement les informations présentées (Bridges & Hallinger, 1991). Une élaboration augmentée promeut les processus mentaux, la compréhension et le rappel. Parce que le contenu est appris en contexte, les définitions, les informations, les théories, les corrélations et les principes sont appris et intégrés les uns aux autres (Mandin, Harasym, & Watanabe, 1995).
source : Bridges,1992
Les problèmes PBL devraient être crées avec : (1) une introduction, (2) un contenu, (3) des objectifs d'apprentissage, (4) des ressources, (5) un résultat attendu, (6) des questions de guidage, (7) des exercices d'évaluation et (8) un encadrement temporel (Bridges, 1992).
Ces descripteurs sont utilisés pour les animateurs et non pour les apprenants. Il est important d'avoir une version "guide pour animateur" et une version "apprenant" du problème. Les étudiants doivent être guidés pour répondre à la fois aux objectifs impliqués dans la résolution du problème et à ceux reliés au processus.
Puisque la plupart des solutions de problèmes PBL prend une longue période de temps pour arriver à la solution, il est important de maintenir la motivation, qui peut être améliorée lorsque les apprenants comprennent la pertinence du problème travaillé en classe (Ostwald, Chen, Varnam, & McGeorge, 1992). Un autre avantage qui résulte de l'incorporation de problèmes pertinents est la capacité des apprenants à transférer les compétences et la connaissance acquises à la vie en dehors de la classe, et leur capacité à résoudre les problèmes du monde réel. Pour augmenter la pertinence : se focaliser sur des problèmes portant sur des événements courants, de la vie des apprenants, ou des relations sur des événements à un niveau local, national ou international. Baser des problèmes d'éducation sur des problèmes existants n'aide pas seulement les étudiants à voir la pertinence de leur activité, mais aussi à développer une appréciation de la manière avec laquelle les professionnels analysent, desginent, et développent des solutions pour leurs problèmes.
Pour aider à garantir que votre problème guidera les apprenants vers les informations appropriées : (1) identifier l'image ou le concept majeur, l'idée principale que vous voulez que les étudiants accomplissent. Cela donnera une colonne vertébrale à votre problème. (2) Identifier les faits et concepts basiques que vos étudiants doivent découvrir en résolvant leur problème. Parfois référées aux objectifs, ces unités servent à définir les fondements de ce que les apprenants devraient rencontrer la solution de leur problème (3) Créer un problème qui ne focalise pas uniquement les étudiants sur des larges problèmes mais les guide également à travers les objectifs. (4) Etre sûr que les ressources sont disponibles pour les étudiants durant leur analyse du problème et pour leur solution.
Les problèmes complexes offrent de nombreux avantages sur des problèmes simples. (1) La complexité permet d'assurer qu'il n'y ait pas une seule et unique bonne réponse. Avoir de multiples bonnes réponses qui prennent le problème sous des perspectives différentes et avec différentes solutions peut favoriser les discussions de classe qui stimulent le haut niveau de pensée de l'apprenant. (2) Les problèmes complexes permettent souvent l'intégration de solutions interdisciplinaires; ce qui est assez souvent le cas dans les problèmes de la vie réelle. (3) les problèmes complexes requierent en général de présenter des compétences de management, de recherche et de réflexion qui aident a différencier les moins experts des plus experts (Albanese & Mitchell, 1993). Cette différentiation peut aider à faire une classification standard dans la classe.
Buts et objectifs de PBL : Encourager les compétences de résolution de problème chez les étudiants Bases psychologiques : Il n'y a pas de preuves à ce jour que l'un ou l'autre des programmes d'enseignement augmentent plus les compétences de résolution de problème qu'un autre indépendamment de l'acquisition de la connaissance.
Buts et objectifs de PBL : améliorer l'acquisition, la rétention, et l'utilisation de la connaissance. Améliorer l'intégration des sciences basiques et cliniques.
Bases psychologiques : L'activation de connaissances antérieures facilite le traitement de la nouvelle information. Des petits groupes de discussions peuvent activer des connaissances antérieures pertinentes. L'élaboration de la connaissance durant de temps de l'apprentissage augmente la récupération postérieure. Les discussions, la prise de notes, répondre à des questions ou utiliser la connaissance pour comprendre un problème sont des formes d'élaboration. La similitude des contextes facilite le rappel. Des expériences montrent que PBL permet une rétention de l'information à plus long terme que sous des conditions traditionnelles d'enseignement. Les étudiants PBL traitent l'information plus intensivement. Schmidt et al. ont trouvé que les étudiants qui discutaient de problèmes pertinents se rappelaient significativement plus d'informations que ceux qui discutaient de problèmes non significatifs. Cela suggère que discuter du problème active des connaissances antérieures qui sont élaborées et utilisées pour la compréhension de nouvelles informations.
Buts et objectifs de PBL: Transfert des principes et concepts
Bases psychologiques : Sans indices spécifiques, habituellement moins de la moitié des individus dans une expérience reconnaissent la similitude entre une nouvelle situation de problème et une qu'ils viennent de lire et de se rappeler. Afin que le transfert puisse se faire, les gens doivent traiter l'information d'une manière similaire à celle dont ils traiteraient un nouveau problème. Pour un transfert réussi, (1) le problème doit être approché sans connaissances anticipées du domaine ou principes sous-jacents; et (2) celui qui résoud le problème doit recevoir un feedback correctif sur la solution immédiatement à l'exécution.
Buts et objectifs de PBL: Intégration des connaissances basiques et cliniques
Bases psychologiques: Patel et ses collègues ont étudié les apprenants dans un cursus PBL et dans un cursus traditionnel. Les apprenants résolvaient un problème clinique et après intégraient trois passages pertinents de connaissances de science basique dans l'explication de leur problème. Les apprenants PBL offraient plus d'explications et étaient capables d'intégrer des connaissances en sciences basiques et des connaissances cliniques, mais la plupart des hypothèses étaient incorrectes. L'étude de Boshuizen et Schmidt a comparé PBL les capacités à explique une condition médicale et comment une maladie spécifique pourrait y être relié dans un cursus PBL et dans un traditionnel. La principale différence résidait dans l'approche prise par les étudiants. Les apprenants PBL prenaient une approche analytique, tandis que ceux du cursus traditionnel tendaient vers une approche basée sur la mémoire.
Buts et objectifs de PBL: Améliorer l'apprentissage auto-dirigé
Bases psychologiques: Blumberg et Michael ont montrés que les étudiants dans une session PBL partagaient plus de matériel de la bilbiothèque que ceux dans un cursus conventionnel. Il n'y a pas de preuves évidentes qui montrent que PBL produit des médecins plus aptes à se maintenir avec la littérature
Buts et objectifs de PBL: Augmenter les intérêts intrinsèques et les motivations à apprendre
Bases psychologiques : De Volder et collègues ont trouvé que les étudiants qui discutent un problème semblent plus intéressés par celui-ci et la littérature qui est reliée. Cette étude suggère que PBL implique plus les étudiants dans la matière. Toutefois, il n'y a pas de preuves que les intérêts intrinsèques pour un sujet aient un impact significatif sur les performances dans le domaine..
Anticiper et gérer l'anxiété (Bernstein, Tipping, Bercovitz, & Skinner, 1995). Expliquer à tous ce qu'il va se passer et pourquoi. Entrainer les tuteurs (Foley, Levy, Russinof, & Lemon, 1993). Orienter les apprenants vers PBL. Formuler les buts du PBL. Assigner les apprenants à PBL de manière aléatoire (Mennin Friedman, Skipper, Kalishman, & Snyder, 1993).
Le contenu à explorer doit être raisonnable pour le temps disponible. Si le temps est une contrainte, utiliser des problèmes plus courts et moins d'objectifs (Blumberg, Soloman, & Shehata, 1994). Incorporer des objectifs de processus et des objectifs de contenu. L'efficacité de PBL repose sur les questions d'apprentissage développées par les apprenants et qui correspondent aux objectifs proposés. Les problèmes devraient couvrir suffisamment de contenu et fournir des mécanismes pour que les étudiants atteignent les objectifs.
Les apprenants débutants demandent plus de structure et plus d'indices alors que les apprenants plus expérimentés sont plus autonomes. Le meilleur format pour les problèmes est non-organisé, non-synthétisé et ouvert parce que cela permet le traitement par les apprenants (Albanese & Mitchell, 1993). Les apprenants sont motivés à utiliser leurs compétences de raisonnement et à relier le contenu à leur propre contexte et connaissances antérieures (Albanese & Mitchell, 1993). On peut utiliser des logiciels pour des cours de PBL, mais il faut éviter de dire aux apprenants que la solution est atteinte. Cela stoppe le processus d'apprentissage. Se contenter de montrer les stratégies inapropriées.
L'évaluation est un processus itératif. Etre préparé à opérer des changements durant l'expérience (Bernstein, Tipping, Bercovitz, & Skinner, 1995).
Garantir que les ressources et le temps sont disponibles pour une étude seuls. "SI les apprenants sont véritablement autorisés à faire leur propre apprentissage, il est important qu'on leur fournisse l'infrastructure nécessaire" (Rangagachari, 1991). Les apprenants PBL étudient plus dans la bibliothèque que des étudiants conventionnels et étudient plus pendant le jour que le soir. Augmentant le temps passé à former les apprenants, réduire le temps qu'ils passent à étudier seuls (Williams, Saarinen-Rahikka, & Norman, 1995). Les limites du temps d'enseignement montrent celle de l'étude autonome des apprenants. Si les étudiants doivent apprendre les sciences de base ou du matériel similaire pour des examens standardisés au niveau national, augmenter les possibilités d'auto-évaluation de l'apprenant, permettre du temps supplémentaires d'évaluation.
Les problèmes de la vraie vie sont par nature interdisciplinaires et toutes les disciplines peuvent suivre l'approche mentionnée. L'apprentissage par problème est initié avec la présentation d'un problème mal structuré. Les programmes qui se concentrent sur des problèmes bien définis "ordonnés" ne semblent pas avoir un effet sur la manière dont les étudiants approchent de vrais problèmes dans le chemin de carrière qu'ils choisissent (Gallagher, Stepien, & Rosenthal, 1992). Pour placer l'étape et orchestrer un format de PBL, on présente ici des points qu'un instructeur peut incorporer pour réaliser un tel cours, avec un exemple d'école médical joint.
Résumé Une fois que les professeurs abandonnent le rôle du conférencier, ils sont forcés de développer et d'augmenter leur répertoire des réponses d'enseignement : écouter les étudiants, répondre aux questions, aider les étudiants à formuler les bonnes questions, formuler les problèmes; prendre des décisions efficaces; diriger les étudiants pour qu'ils s'approprient les ressources matérielles ou celles de l'enseignant; et être un camarade d'étude. Utiliser des ordinateurs dans ces buts inquiète quand à l'efficacité et l'économie reliée à la structure d'un cours PBL (Farnsworth, 1994).
Il y a plusieurs modèles qui expliquent le fonctionnement de PBL dans la salle de classe. Tous s'accordent à dire que dans un cursus PBL :
Barrows (1985) propose le modèle suivant sur le processus de PBL:
| Processus | But |
| Les étudiants lisent et examinent le problème sans préparation préalable. |
|
| Les étudiants discutent et analysent les problèmes utilisant des connaissances antérieures et des ressources disponibles.
Le tuteur pose des questions: p.ex. Avez-vous besoin de plus d'information? Etes-vous surs des faits ou une révision serait-elle utile? Pensez-vous que plus d'information sur le sujet vous serait utile? Les tuteurs encouragent le travail sur les hypothèses en science. |
|
| Les étudiants décident ce dont ils ont besoin de savoir où ils ont le plus de chance de trouver l'information. Ils décident quelles ressources utiliser (gens,publications,…). |
|
| Les étudiants reprennent le problème avec de nouvelles informations et la connaissance acquise durant l'auto-étude.
Ils critiquent les ressources d'apprentissage utilisées. Les groupes décident des hypothèses appropriées et critiquent les performances antérieures. |
|
| Les étudiants devraient penser à la façon don’t ce qu'ils ont appris s'est rajouté à leur compréhension. |
|
Schmidt et Moust décrivent le cadre principal du processus de PBL comme itératif et cyclique par nature.
Les étudiants retournent ainsi à la première étape et continuent le cycle jusqu'à ce que le problème soit pleinement résolu.
Les équipes sont responsables de la planification de leur propre activité et décident comment utiliser leur temps pour résoudre des problèmes et maitriser les objectifs d'apprentissage. En fonction des versions de PBL, les équipes ont plus ou moins de responsabilités pour déterminer les questions et localiser les ressources requises pour résoudre le problème. Les groupes sont en général composés de 5 à 7 étudiants. Chaque membre du groupe tient un rôle particulier durant toute la durée du projet. Les quatre rôles possibles sont :
D'autres modèles PBL incluent un mentor ou un tuteur dans le groupe. C'est souvent un membre du corps enseignant, mais parfois c'est un autre étudiant qui tient ce rôle. La recherche est mélangée quant à l'expertise du domaine demandée au mentor. C'est peu clair de savoir si une expertise du sujet est nécessaire pour faire un tuteur efficace.
(Schmidt & Moust, 1998) L'étudiant seul a un rôle actif dans l'apprentissage. PBL demande que les étudiants aient la responsabilité de leur propre apprentissage en identifiant leurs questions d'apprentissage et leurs besoins. En accord avec Schmidt et Moust, les étudiants progressent à travers une série d'étapes, "Les sept sauts", durant le processus PBL.
[Résultat pour étudiants - activation de la connaissance antérieure, élaboration, restructuration de l'information, organisation de l'information, motivation intrinsèque]
[Resultat pour les étudiants – restructuration, application et résolution de problème]
Le projet sponsorisé par la NASA, la classe du future, emploie PBL dans son cursus. Le projet offre des activités de classe déjà prêtes pour les enseignants, qu'ils peuvent utiliser à différents niveaux. Le projet fournit des conseils à la fois pour les enseignants et les apprenants dans le but de les aider à ajuster et utiliser le cursus PBL.
Dans le guide pour les étudiants, les projets suggèrent des étapes de résolution de problème similaires:
Un objectif important de PBL est que les étudiants deviennent responsables pour leur propre apprentissage et pour ce qu'ils rechercheront en fait. En conséquence, partout dans le processus PBL, quand les étudiants définissent et analysent le problème, ils génèrent des "questions d'apprentissage". Les questions d'apprentissage sont générées par les étudiants qui ont besoin d'avoir une réponse pour résoudre le problème. Quand le problème a été développé au point que davantage d'analyse et de compréhension sont empêchés par leur manque de la connaissance, les étudiants entreprennent leur apprentissage auto-dirigé, guidés par les questions d'apprentissage" et motivés par les actions qu'ils prévoient de faire. La conception du problème et l'interrogation par l'enseignant / tuteur aménera les étudiants à identifier les questions d'apprentissage pertinentes pour les objectifs de contenus. Quelques versions de PBL fournissent des questions d'apprentissage pour les apprenants sous la forme d'objectifs. Dans d'autres versions de PBL, les étudiants sont totalement responsables de générer leurs besoins d'apprentissage.
Toute la littérature consultée est unanime sur une aspect de PBL : le rôle de l'instructeur. Dans PBL, l'instructeur sert de ressource dans les équipes d'étudiants. L'enseignant est fréquemment mentionné comme un mentor ou un tuteur du groupe. L'enseignant prend le rôle de dispenseur d'informations. L'enseignant est plus actif dans le l'organisation de PBL, du contenu et des séquences du projet, fournissant des feedback immédiats sur le travail des étudiants et les discussions et évaluant les étudiants. Dans la salle de classe, les enseignants devraient agir comme des coach métacognitifs, servant de modèles, pensant à haute voix avec les étudiants et se comportant comme ils voudraient que les étudiants se comportent (Stepien and Gallagher, 1993). Les enseignants poussent les étudiants à utiliser des questions telles que "Qu'est-ce qu'il se passe ici? Sur quoi avons-nous besoin d'en apprendre plus? Qu'avons-nous fait pendant le problème qui était efficace?" et acceptent la responsabilité pour le problème. Sur certaines périodes de temps, les étudiants deviennent des apprenants auto-dirigés, les enseignants diminuent alors leurs activités (Stepien and Gallagher, 1993). Les recherches suggèrent que les étudiants bénéficient de la nature immédiate des feedback des instructeurs de telle manière que les mauvaises compréhensions peuvent être rapidement éclaircies (Norman and Schmidt, 1992). C'est le travail des enseignants d'être alertes aux progrès et aux conversations dans les groupes de telle manière que les étudiants empruntent des chemins fructueux.
Les enseignants doivent alors préparer et s'ajuster sur les changements qui accompagnent l'exécution de PBL- En plus de la variation dans le rôle de l'instructeur, il y a également un changement de la structure du temps passé en classe. Certains auteurs (Schmidt, Bridges, Barrows) suggèrent fortement que l'instructeur fournisse du temps non-structuré en classe afin de laisser les étudiants former leurs équipes, travailler avec des ressources, contacter et rencontrer d'autres membres du corps enseignant qui pourraient les aider dans leur projet, et accomplir d'autres tâches nécessaires à la résolution du problème. Quelques recherches (Gijselaers & Schmidt, 1992) ont montré qu'il y a un point de baisse des retours. Après un certain nombre d'heures par semaine, la quantité de temps centré sur l'enseignant en classe diminue le temps d'auto-étude des étudiants. L'instructeur peut aussi avoir besoin de faire face aux retards perçus dans les performances des étudiants, ce qui arrive souvent. Des recherches montrent que les étudiants PBL n'arrivent autant au bout des choses avec PBL (Schmidt, et. al, 1996). Toutefois, Les étudiants PBL retiennent plus que dans l'enseignement traditionnel et apprenent des compétences d'apprentissage d'autonomie et pour la vie, que les autres étudiants n'ont pas.
Savery & Duffy (sous presse), discutent de questions pour la conception pédagogique dans des environnements constructivistes :
Barrows (How to Design a Problem Based Curriculum for the Pre-Clinical Year, 1985) fournit aussi une liste d'objectifs suggérés pour un cours et recommande qu'enseignants et apprenants soient en possession de la liste dès le départ du cours. Bien que Barrows se soit spécialisé dans l'application de PBL dans l'éducation médicale, ses idées peuvent être généralisées à d'autres sciences de laboratoire. Voici ses objectifs suggérés: A la fin du cours les étudiants devraient être capables de montrer des capacités dans les domaines suivants:
Compétences de raisonnement analytique
Compétences cliniques ou de laboratoire Compétences d'auto-évaluation ou d'auto-apprentissage
Connaissance
Puisque l'instruction et l'étude sont différentes dans les cadres PBL par rapport à l'instruction traditionnelle, PBL fournit un problème à l'évaluation d'étudiant pour beaucoup d'enseignants. Plutôt que de se concentrer sur des faits, PBL encourage souvent l'étude et la croissance actives vers l'apprentissage auto-dirigé; permettant à des étudiants de définir leur tâches d'apprentissage; faciliter l'apprentissage en groupe, les compétences de recherche et de communications, assurer la connaissance d'un domaine précis et transférer la connaissance à de nouvelles situations.
Avec de mulpliples buts pour PBL, il est important de considérer une variété d'évaluations techniques.
L'évaluation par les tuteurs peut consister à comment faire interagir avec succès des individus avec leur groupe et leur croissance cognitive.
Lorsque l'on détermine la valeur d'un cursus PBL, la littérature met le doigt sur 4 composantes: (a) attitudes, (b) connaissances de base, (c) capacité de résolution de problème, et (d) habitudes d'apprentissage.
Les attitudes des étudiants inscrits dans des cours PBL semblent plus favorables envers leur cours que des étudiants instruits dans l'instruction traditionnelle. Ces attitudes améliorées contribuent à une variété de facteurs comprenant l'inscription accrue de cours, intérêt augmenté pour le cours de l'étude principale, et rétroaction positive de corps enseignant et d'employeurs (Pincus, 1995); un taux réduit de renvois (Bridges & Hallinger, 1991; Pincus, 1995); et une augmentation des commentaires des étudiants concernant les avantages de PBL après leur expérience d'apprentisssage (Bernstein, Tipping, Bercovitz, & Skinner, 1995). Schmidt, Henny, et de Vries (1992) concluent que "les programmes d'études PBL semblent fournir un climat éducatif plus sympathique et entrainant".
Les résultats de tests sur la connaissance de base semblent vendre la compréhension de la connaissance. Dans le domaine médical, bien qu'on l'ait parfois constaté que les étudiants instruits avec PBL aient été plus mauvais sur les tests normalisés, ils ont fait mieux sur les tests voire aussi bien sur des tests cliniques que les étudiants conventionnels (Albanese, 1993). Toutes les études ne sont pas favorables à PBL, mais Albanese a trouvé que la connaissance acquise par PBL est plus profondément ancrée et moins susceptible d'être oubliée.
Les résultats semblent parler en faveur des étudiants PBL lorsque l'on analyse des cas médicaux atypiques (Albanese, 1993), et ils auraient des qualifications plus fortes de résolution des problèmes (Gallagher, Stepien, et Rosenthal, 1992).
Le travail d'équipe en PBL est le plus souvent en petits groupes. Ainsi ce n'est pas surprenant de trouver que les étudiants qui apprennent dans ce contexte tendent à être plus orientés vers l'apprentissage collaboratif.