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Les dernières données scientifiques nous ont amené à réviser nos positions en matière de prévention et de traitement anti-poux. Inutile de nettoyer les draps et les écouteurs aux sprays insecticides ou encore de bannir nos petits pouilleux de l'école.
Pour en finir avec les mauvaises stratégies anti-poux
Au cours des dix dernières années, les données cliniques ont définitivement balayé les idées classiques concernant la lutte anti-poux :
Les traitements anti-poux ne doivent pas être mis en route tant que des poux vivants n'ont pas été dûment identifiés. En effet, la présence de lentes n'est pas un signe d'infestation active. En revanche, une fois la présence de poux certifiée, traitez vite !
Le malathion, la perméthrine, la dépalléthrine et la bioalléthrine sont des produits efficaces qui présentent peu d’inconvénients, mais ce sont des insecticides. Les plus efficaces sont ceux qui se présentent en lotion par rapport aux shampoings ou aux sprays. Leur efficacité se constate au 2e jour après le traitement, puis au 12e jour. En cas d’échec (les poux deviennent de plus en plus résistants à ces produits), mieux vaut consulter le médecin.
Le diméticone (Altopou®, Pouxit®…) agit très différemment. Ce n’est pas un insecticide, il agit mécaniquement en étouffant les poux et les lentes.
Attention, les solutions naturelles, dont les huiles essentielles, n’ont pas fait la preuve de leur efficacité. Mieux vaut donc les éviter afin de ne pas perdre de temps dans l’éradication de ces petites bêtes…
A savoir
Aujourd'hui, l'usage seul du peigne fin pour ôter mécaniquement les poux et les lentes est
déconseillé. Et enfin, n'oublions pas que les adultes peuvent également être infestés.