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Le cancer du sein tient le triste palmarès de 1ère cause de cancers féminins et 1ère cause de décès féminins par cancer avec 11 289 décès estimés en 2010.
Cette maladie touche 1 femme sur 9 au cours de sa vie et, dans 75 % des cas, les femmes atteintes d'un cancer du sein ont plus de 50 ans.
En 2010, 52 500 nouveaux cas de cancers du sein ont été diagnostiqués en France.
Cancer du sein : les nouvelles armes
Le cancer du sein touche plus de 40 000 femmes chaque année. Face à ce terrible fléau, Les médecins se mobilisent. De la prévention aux traitements en passant par le diagnostic, quelques batailles décisives sont en passe d’être gagnées. Découvrez les dernières armes anti-cancer.
Existe-t-il une épidémie du cancer du sein ?![]()
En France, une femme sur huit sera frappée par le cancer du sein au cours de sa vie. Avec 42 000 nouveaux cas par an, cette maladie est de plus en plus fréquente. Comment expliquer cette évolution ?
Mammographie douteuse :
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Une nouvelle chimiothérapie pour conserver le sein
Face à l’augmentation du nombre de cancers du sein, les thérapies progressent et permettent de conserver l’intégrité anatomique des femmes. Toujours en pointe dans ce domaine depuis 60 ans, l’Institut Curie avance une nouvelle arme pour limiter le recours à l’ablation du sein.
Identifier les bénéficiaires d’une chimiothérapie
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Les tests de prédisposition génétique au cancer du sein ne pourront pas être brevetés en Europe. Myriad Genetics vient de voir l’essentiel de ses revendications rejetées par l’Office européen des brevets. Cette décision est une victoire pour la recherche médicale mais également pour toutes les femmes.
Demain, une meilleure protection face aux récidives ?
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Le cancer du sein touche en majorité des femmes jeunes et actives (la moitié a moins de 61 ans au moment du diagnostic). Depuis plusieurs années, les progrès de la chirurgie ont permis le développement de traitement conservateur. Dernière innovation, les taxanes permettent de limiter le recours à l’ablation du sein.
Face au cancer du sein, le traitement de référence repose sur la chirurgie. En fonction de la précocité du diagnostic, l’intervention peut se limiter à l’ablation de la tumeur tout en préservant au maximum la glande mammaire. On parle alors de tumorectomie. Aujourd’hui, les progrès de la chirurgie permettent d’éviter le plus souvent le recours à l’ablation complète du sein (également appelée mammectomie). Cependant, cette opération reste parfois nécessaire face à des tumeurs de taille importante, de plusieurs tumeurs dans un même sein, de cellules tumorales disséminées ou encore en cas de récidive après un traitement conservateur.
La radiothérapie permet de détruire les cellules cancéreuses résiduelles après la chirurgie et ainsi réduire le risque de rechute. La chimiothérapie peut être utilisée selon les mêmes indications (chimiothérapie adjuvante). Mais elle trouve également sa place avant la chirurgie pour réduire la taille de la tumeur et permettre un traitement conservateur (chimiothérapie néo-adjuvante). Actuellement, le traitement de référence dans cette indication est pour le cancer du sein une association de deux molécules : doxorubicine / cyclophosphamide.
Les taxanes sont des molécules extraites de l’if, soit de l’écorce (Taxol ®) ou des aiguilles (Taxotere ®). Ces molécules ont la propriété d’arrêter la division des cellules, une propriété particulièrement intéressante face aux cellules cancéreuses qui ont la particularité de se multiplier de manière anarchique. Actuellement, elles sont utilisées dans les stades avancés du cancer du sein (carcinomes mammaires métastatiques) et dans les cancers bronchiques. Le Taxol ® est également utilisé dans le traitement des cancers ovariens métastatiques.
Mais le Dr Véronique Diéras, responsable de l’Unité d’Investigation Clinique de l’Institut Curie, a voulu étudier l’efficacité du Taxol ® (associé avec le doxorubicine) par rapport à l’association de référence chez 200 patientes ne pouvant pas bénéficier d’un traitement conservateur. Les résultats obtenus plaident en faveur de ce nouveau traitement. Le paclitaxel, administré avant l’acte chirurgical (en association avec la doxorubicine), réduit la taille de la tumeur chez 89 % des patientes contre 70 % avec l’association de référence et permet un traitement conservateur chez 58 % des patientes contre 45 %. Enfin, au terme d’un suivi moyen de 31 mois, le taux de survie sans maladie a été plus élevé dans le groupe traité par Taxol ® (91 % contre 70 %)
Vers de nouvelles indications pour les taxanes ?
Selon les chercheurs, "cette molécule, jusqu’à présent utilisée en phase avancée de la maladie, pourrait à l’avenir être administrée avant la chirurgie pour diminuer la taille de la tumeur et ainsi augmenter le nombre de patientes pouvant bénéficier d’un traitement conservateur". De plus amples études devront certainement confirmer ce bénéfice.
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Mais dès maintenant certains experts estiment que les indications des taxanes ne devraient pas rester longtemps limitées aux seuls cancers avancés (métastasés). Dès 1999, une étude2 avait montré que la seule molécule paclitaxel (Taxol ®) avait le même pouvoir antitumoral que l’association de trois autres molécules (fluorouracile, doxorubicine et cyclophosphamide) en chimiothérapie néo-adjuvante.
David Bême
1 - J Clin Oncol. 2004 Dec 15;22(24):4958-65
2 - J Clin Oncol. 1999 Nov;17(11):3412-7