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Le virus le plus dangereux du monde : le virus Ebola

Le virus le plus dangereux du monde : le virus Ebola

 

D’où vient-il ? Le virus Ebola apparaît pour la première fois en 1976 au Soudan et en République démocratique du Congo. Son nom vient de la rivière Ebola proche de Yambuku, ville de RDC.

On le trouve principalement dans les villages isolés d’Afrique Centrale et d’Afrique de l’Ouest avec un taux de létalité pouvant atteindre 90%.

Depuis ces débuts, le virus Ebola a fait 1590 victimes. 756 en République Démocratique du Congo, 283 en Ouganda, 180 au Soudan et 211 au Congo.

Pourquoi en parle-t-on de nouveau aujourd’hui ? Depuis la fin de l’année 2013, il sévit de nouveau. Il a fait 110 victimes récemment, la première datant de décembre 2013 est un enfant de deux ans.

Le virus le plus dangereux du monde !

C’est un virus très violent. La maladie à virus Ebola (ou fièvre hémorragique à virus Ebola) est grave et mortelle dans 30 à 90% des cas, le décès intervient entre 6 à 16 jours après les premiers symptômes. Une des maladies les plus virulentes au monde.

L’infection se fait par contact direct avec du sang, des liquides organiques ou des tissus de personnes ou d’animaux infectés. Ce virus touche les hommes et les primates (singes, gorilles, chimpanzés) mais son origine est inconnue. Seule certitude : les hôtes principales sont les chauves-souris frugivores.

Quels en sont les symptômes ? D’abord ce sont des signes typiques du virus avec une fièvre brutale, une faiblesse intense, des douleurs musculaires, des céphalées et une irritation de la gorge. Ensuite peuvent apparaître des vomissements, une diarrhée, une éruption cutanée et des hémorragies externes et internes. Parfois la progression de la maladie peut entraîner la décomposition de certains organes vitaux : des troubles de la fonction rénale et hépatique.

Quels sont les modes de transmission ? Ce sont les animaux sauvages, les chauves-souris principalement, qui transmettent le virus à l’homme. Puis la transmission se fait entre les êtres humains par le sang, la sueur, le sperme et les sécrétions.
Le virus Ebola et sa nouvelle souche

Depuis le début de l’année, on compte 122 morts en Guinée, en partie à cause d’une nouvelle souche du virus Ebola, appelée Guinean EBOV. Le virus était alors présent hors de son foyer initial, il était présent depuis longtemps en Guinée (selonSylvain Baize, spécialiste du virus Ebola), et amène alors une crainte mondiale autour des épidémies…

Jusqu’à aujourd’hui on identifiait 5 souches du virus notamment en Afrique centrale, en RDC, en Ouganda et au Soudan. Avec cette nouvelle souche, on en distingue alors 6. Cette nouvelle souche se rapproche beaucoup de celle d’Afrique Centrale, Zaïre, à 97%.

Cette nouvelle épidémie guinéenne provoque moins de fièvre hémorragique. Le taux de mortalité se stabilise à 86%. Les symptômes principaux sont la fièvre, les vomissements et les fortes diarrhées mais pas d’hémorragies internes constatées.Analyses sur le sang de 20 patients de Guinée.

Ce virus est passé inaperçu. En effet, les décès étaient attribués à d’autres maladies…

Les scientifiques recherchent toujours la source animale de cette nouvelle souche. Les chauves-souris, porteuses saines, sont observées de très près. Elles peuvent être infectées, et si c’est le cas, les pouvoirs publics doivent être alertés pour prévenir largement les populations, surtout ceux vivant près des forêts puisqu’ils sont en contact avec des animaux.

Comment se prémunir du virus Ebola ?

Aucun traitement spécifique n’existe aujourd’hui. Il en est de même pour les vaccins homologués. Certains sont au stade d’essais mais ils ne sont pas disponibles pour usage clinique. Mais il faut absolument appliquer des précautions anti-infectieuses !

Il existe plusieurs moyens de prévention concernant les rites funéraires et le manque d’hygiène :

  • D’abord comprendre la maladie et comment elle se transmet
  • Ensuite réduire les contacts avec les animaux à haut risque : chauves-souris, singes…
  • Bien faire cuire les « produits animaux » (à base de sang et de viande) avant de pouvoir les consommer.
  • Porter des gants et un équipement de protection pour soigner un malade.
  • Bien se laver les mains, et enterrer immédiatement les victimes.

De plus, l’OMS mène des actions de surveillance, d’information et de communication, mais également d’assistance technique, de déploiement d’experts et de distribution de fournitures et d’activation des réseaux régionaux et mondiaux.

Les malades ont avant tout besoin de soins intensifs et les plus exposés au virus sont généralement les agents de santé, leur famille et les personnes en contact réel avec les malades ou les victimes.

L’OpenStreetMap est une carte en libre accès, que des bénévoles ont créé en collectant des données du monde entier afin de pouvoir afficher les différents cas de fièvre hémorragique !

Source : l’OMS.

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