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Comment évaluer les compétences orales
Nous nous intéresserons à deux formes d’évaluation : l’évaluation formative (pendant l’apprentissage) et l’évaluation sommative (en fin d’apprentissage). Ces deux types d’évaluation se définissent en fonction des objectifs d’apprentissage que vous développez dans votre cours.
Il est important que vos objectifs d’apprentissage ne soient pas trop vastes.
Il serait inadéquat de demander, par exemple, à l’apprenant qu’il soit capable à la fin de l’unité d’apprentissage de participer à un débat. Il s’agit ici d’un objectif très large, contenant tout une gamme d’objectifs spécifiques à acquérir.
Il est important d’évaluer dans l’approche communicative des actes de parole, du type : saluer, remercier, demander son chemin, prendre un rendez-vous…que vous évaluerez à différents moments de l’enseignement/apprentissage.
1.1.L’évaluation formative dans vos cours de FLE
Cette forme d’évaluation est intégrée tout au long de l’apprentissage. Elle sera un appui, un outil, qui servira à réajuster vos pratiques pédagogiques, pour réussir à lui faire acquérir les objectifs pédagogiques que vous avez fixés.
Il est nécessaire d’évaluer de manière continue votre apprenant (évaluation initiale, continue et finale), afin que vous sachiez tous deux où il en est dans son apprentissage, et ce que vous devez faire afin qu’il soit mené à bien.
Il est important de réaliser un pronostic, qui sert à orienter. On l’appelle souvent l’évaluation initiale. En effet, lorsque des étudiants s’inscrivent au centre de langues, ou même en première année au département de français, il faut déterminer leur niveau, et réaliser un test de positionnement, puisqu’on ne connaît pas nécessairement leur passé linguistique. Il s’agit d’un état des lieux précis du niveau réel de l’apprenant. Elle sert à orienter l’étudiant vers un niveau précis, de l’informer, de manière à ce qu’il puisse prendre les décisions qui concernent son apprentissage, et lui montrer les efforts qui lui restent à faire. Cela vous permet également d’anticiper sur votre conduite d’enseignant et sur l’organisation de votre cursus.
Il est inutile de le sanctionner par une note dans ce type d’évaluation. Vous ne faites que vérifier si les objectifs sont atteints. Cette évaluation pronostique sert à définir le profil de chacun, et de les regrouper en fonction des niveaux. Ces tests ne nécessitent pas de préparation de l’apprenant. Au contraire, ils sont là pour déterminer ce qui est acquis et ce qui ne l’est pas.
Une fois le cursus commencé, une évaluation diagnostique accompagnera l’apprenant, pour vérifier que tel ou tel objectif du cours a été atteint. S’il ne l’est pas, en tant qu’enseignant, vous modifierez vos stratégies, et vous compléterez votre programme, par de nouveaux exercices de remédiation. C’est donc une aide à l’apprentissage et une amélioration des pratiques pédagogiques. La note n’est pas indispensable non plus, d’autant que l’étudiant syrien a été habitué à ne travailler que pour la note finale. Il est nécessaire de lui faire prendre conscience de ses progrès par d’autres moyens. Pour ce type d’évaluation, il est important d’utiliser différentes typologies d’exercices, qui jalonneront l’apprentissage des étudiants.
1.2. L’évaluation sommative
Elle constitue un bilan, qui teste des connaissances en fin de parcours d’apprentissage. On teste les savoirs et savoir-faire. Nous certifions par ce biais qu’un certain niveau est atteint. Il s’agit par exemple, au centre de langues, de l’examen final, qui sanctionne les savoirs et savoir-faire accumulés tout au long de la session. Au département de français, il s’agira de l’examen de fin de semestre, noté sur 100. Le DELF et le DALF rentrent également dans cette catégorie. Il s’agit de l’évaluation la plus pratiquée. Tous les manuels proposent des bilans à la fin de chaque séquence.
Les épreuves ne sont pas toujours élaborées par l’enseignant lui-même. En effet, si nous prenons le cas du DELF et du DALF, les épreuves sont conçues par des équipes de concepteurs au CIEP à Sèvres, pour être ensuite envoyées dans les différents centres de langues. www.ciep.fr/delfdalf/espacepro/
Ce type d’évaluation est normatif (sans réelle valeur pédagogique), et standardisé (épreuves tirées en grand nombre). Si il s’agit de la troisième et dernière étape d’une évaluation formative, alors, l’enseignant doit veiller à ce qu’elle soit représentative de la séquence d’apprentissage, ou de la totalité de la formation.
2. Les outils d’évaluation en compréhension orale
Les outils pour évaluer cette compétence sont divers. En effet, nous pouvons utiliser des QCM (questionnaires à choix multiples), des exercices d’appariement, des questionnaires à réponses ouvertes et courtes, des tableaux à éléments manquants….
Néanmoins, on ne peut évaluer la compréhension orale sans avoir en mémoire les descripteurs généraux du cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) de cette compétence. Voilà ce que les apprenants sont capables de comprendre en fonction du niveau auquel ils correspondent (de A1 le plus bas niveau à C2, niveau le plus élevé du cadre).
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Compréhension générale de l’oral |
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C2 |
L’apprenant peut comprendre toute langue orale, qu’elle soit en direct ou à la radio et quel qu’en soit le débit. |
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C1 |
L’apprenant est capable de suivre une intervention d’une certaine longueur sur des sujets abstraits ou complexes même hors de son domaine mais peut avoir besoin de faire confirmer quelques détails, notamment si l’accent n’est pas familier. Il peut reconnaître une gamme étendue d’expressions idiomatiques en relevant les changements de registre. Il peut suivre une intervention d’une certaine longueur, même si elle n’est pas clairement structurée et même si les relations entre les idées sont seulement implicites. |
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B2 |
L’apprenant peut comprendre une langue orale standard en direct ou à la radio sur des sujets familiers et non-familiers se rencontrant normalement dans la vie professionnelle. Seul, un très fort bruit de fond, une structure inadaptée du discours ou l’utilisation d’expressions idiomatiques peut influencer la capacité à comprendre. Il peut aussi comprendre les idées principales d’interventions complexes du point de vue du fond et de la forme, sur des sujets concrets ou abstraits et dans une langue standard, y compris des discussions techniques dans son domaine de spécialisation. Il peut suivre une intervention d’une certaine longueur et une argumentation complexe, à condition que le sujet soit assez familier et que le plan général de l’exposé soit indiqué par des marqueurs explicites. |
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B1 |
L’apprenant peut comprendre une information factuelle directe sur des sujets de la vie quotidienne ou relatifs au travail en reconnaissant les messages généraux, les points de détail, à condition que l’articulation soit claire et l’accent courant. Il peut aussi comprendre les points principaux d’une intervention sur des sujets familiers rencontrés régulièrement au travail, à l’école, pendant les loisirs, y compris des récits courts. |
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A2 |
L’apprenant peut comprendre assez pour pouvoir répondre à des besoins concrets à condition que la diction soit claire et le débit lent. Il peut comprendre des expressions et des mots porteurs de sens relatifs à ses domaines de priorité immédiate (par exemple, information personnelle et familiale de base, achat, géographie locale, emploi). |
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A1 |
L’apprenant peut comprendre une intervention si elle est lente et soigneusement articulée et comprend de longues pauses qui permettent d’en assimiler le sens. |
Nous devons proposer en tant qu’enseignant-évaluateur des outils qui correspondent au niveau de l’apprenant. Les supports que vous choisirez à l’oral devront prendre en compte ces critères de niveau du cadre européen commun de référence. Par exemple, les interventions longues à la radio sur des thèmes spécifiques ne conviendront que si votre apprenant est de niveau très avancé.
Il est fort probable que les supports de niveau A1 et A2 (soit les niveaux correspondant à l’utilisateur élémentaire, débutant et faux débutant) soient plutôt courts, simples, semi authentiques, parfois entièrement fabriqués.
2.1. Le questionnaire à choix multiples (QCM)
L’apprenant écoute deux fois un document sonore (enregistré), et doit répondre aux questions qui lui sont posées en cochant par exemple la réponse qui lui semble juste.
Le QCM comporte deux, trois ou quatre choix.
Le QCM peut comporter des éléments de réponse de type : « vrai », « faux » ; « pour » « contre » ; « oui » « non » « on ne sait pas »…. Il peut comporter aussi des éléments de réponses divers en référence au document écouté, comme dans l’exemple suivant :
Ex : Où se passe l’action ?
- dans la classe
- dans la cour de l’école
- dans le bureau du directeur
Comment réaliser un QCM ?
Vous devez avant tout trouver un document sonore qui corresponde à l’objectif langagier que vous voulez vérifiez, ou bien créer et enregistrer un corpus (petit dialogue ou récit). Ensuite, il suffit de repérer dans le corpus ce qui peut faire l’objet d’une question. Vous rédigez vos questions au fur et à mesure, et vous placez dans votre grille de correction la bonne réponse, pour pouvoir corriger après le test.
Il ne peut y avoir qu’une seule réponse correcte sur les deux, trois ou quatre items proposé au candidat.
Comment élaborer un QCM ?
Rédigez la consigne clairement comme dans l’exemple suivant : « Vous écouterez le dialogue deux fois et répondrez aux questions posées en cochant une seule réponse ».
Vous devrez rédigez la phrase ou la partie de phrase qui sera suivie des choix possibles. S’il s’agit d’une question, faites attention à ne jamais utiliser de double négation, et évitez les phrases trop longues. Privilégiez les phrases ou questions courtes, sous une forme affirmative.
Ex : Nicolas travaille où ?
Quand vous rédigez les deux ou trois autres « mauvaises réponses » (distracteurs), assurez-vous qu’ils pourraient être exacts dans un autre contexte.
Voici quelques autres conseils pour l’élaboration :
Vous pouvez mettre en place des QCM à plusieurs réponses correctes, mais il faut bien le signaler dans la consigne. De même, on peut créer un QCM où toutes les réponses sont justes sauf une. Là encore, il faut simplement que ce soit clairement signalé dans la consigne. Il est important d’intégrer ces différents types de QCM tout au long de l’apprentissage, afin d’éviter qu’ils découvrent en évaluation finale un type d’exercice qui leur est inconnu.
Ce type d’exercice d’évaluation peut être corrigé facilement, car il suffit de compter les réponses justes. Un point pour chaque réponse juste vous aide lorsque vous faites vos totaux. Evitez les quarts de point ou même les demi points.
L’avantage aussi de ce type d’exercice, c’est d’éviter un certain côté aléatoire de la note. Il ne s’agit pas d’un jugement subjectif. Néanmoins, ce type d’exercice prend du temps au niveau de la conception et de l’élaboration.
Conseils concernant les consignes:
Il est important en évaluation, lorsque vous créez des exercices, de vous posez les questions suivantes (ces remarques sont valables pour les différents types d’exercice).
2.2. Le questionnaire à réponse ouvertes courtes (QROC)
En FLE, il s’agit d’un test de production minimale. On pose des questions de compréhension sur un extrait enregistré ou un dialogue d’une minute ou deux.
On pose des questions ouvertes et l’on demande des réponses courtes, relativement minimalistes.
Il s’agit d’évaluer ici la capacité à comprendre de l’apprenant, et non sa production. La réponse est juste ou non, mais en aucun cas nous ne le sanctionnons, s’il fait des erreurs de type orthographique en répondant à la question. On vérifie qu’il a compris la question et le document sonore.
Ce type de test a l’avantage d’être facile à élaborer.
2.3. Le tableau à compléter
Le test de compréhension peut aussi se présenter sous la forme d’un tableau à compléter. En effet, vous faites écouter deux fois un document sonore d’une ou deux minutes et vous choisissez un certain nombre d’éléments que vous voulez tester en fonction de votre objectif pédagogique.
Il est important de créer un tableau clair, facile à comprendre par l’apprenant. Il répond en complétant le tableau par des mots. Ici également, nous ne sanctionnons pas les erreurs orthographiques des apprenants. Si la réponse est compréhensible, elle est appréciée comme étant juste, et on lui attribue le point complet.
2.4. Questions de compréhension ouvertes
Ce type d’évaluation en compréhension orale est fréquent dans les niveaux avancés, mais complexe en soi, car l’évaluateur a tendance à apprécier à la fois la compréhension et l’expression. On fait appel ici à deux compétences distinctes. Il faut savoir exactement ce que l’on veut évaluer, et quel est notre objectif.
Il serait assez logique de ne pas trop sanctionner les erreurs morphosyntaxiques si on évalue la compréhension orale.
2.5. L’exercice d’appariement
Il sert davantage à l’écrit, mais peut être utilisé à l’oral en compréhension comme dans l’exemple. C’est un exercice intéressant, qui aide l’apprenant à percevoir la cohérence et la logique en général.
3. Le principal outil d’évaluation en production orale : la grille
On s’aperçoit trop souvent qu’un apprenant est évalué de manière subjective en expression orale, alors qu’il s’agit pour lui de la compétence la plus difficile à maîtriser, la plus angoissante.
L’apprenant peut avoir à s’exprimer lors de diverses tâches :
En fonction du niveau de vos apprenants, vous irez du simple vers le complexe. Il semble évident qu’on ne peut pas leur demander de défendre une idée à l’oral si au préalable, ils n’ont pas étudié les actes de parole qui y correspondent et s’ils n’ont pas acquis également le lexique qui permet de réaliser la tâche qu’on leur demande.
Là encore, nous ferons référence aux descripteurs généraux de la compétence de production orale du cadre commun de référence, afin de savoir ce que l’on est en droit d’exiger de nos apprenants en fonction de leur niveau.
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Production orale générale |
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C2 |
L’apprenant peut produire un discours élaboré, limpide et fluide, sans calques avec la langue maternelle, mais avec une structure logique efficace, qui aide le destinataire à remarquer les points importants. |
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C1 |
L’apprenant peut faire une présentation ou une description d’un sujet complexe en intégrant des arguments secondaires et en développant des points particuliers pour parvenir à une conclusion appropriée. |
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B2 |
L’apprenant peut méthodiquement développer une présentation ou une description soulignant les points importants et les détails pertinents. Il peut faire une description et une présentation détaillées sur une gamme étendue de sujets relatifs à son domaine d’intérêt en développant et justifiant les idées par des points secondaires et des exemples pertinents. |
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B1 |
L’apprenant peut aisément mener à bien une description directe non compliquée de sujets variés dans son domaine en la présentant comme une succession linéaire de points. |
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A2 |
L’apprenant peut décrire ou présenter simplement des gens, des conditions de vie, des activités quotidiennes, ce qu’on aime ou pas, par de courtes séries d’expressions ou d e phrases non reliées entre elles. |
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A1 |
L’apprenant peut produire des expressions simples isolées sur les gens et les choses. |
La production orale met en jeu des éléments qui peuvent interférer dans l’évaluation, comme des aspects du savoir-être de l’apprenant. Cela présente une difficulté dans le travail de l’évaluateur à l’oral. Nous ne sommes jamais à l’abri, en tant qu’évaluateur de l’effet de halo, de l’effet de contraste, etc…
Chaque exercice que vous proposez à l’oral a besoin d’une grille d’évaluation particulière, et de critères qui lui sont adéquats.
Nous vous proposerons des critères, qui vous aideront à réaliser vos propres grilles en fonction de la tâche demandée à l’oral.
3.1. Les critères d’une grille d’évaluation pour l’oral
La compréhension de la consigne : Ce critère rentre en ligne de compte dans les niveaux avancés, mais pas dans les niveaux débutants ou intermédiaires, car on doit en tant qu’enseignant vérifier si l’apprenant a bien saisi la tâche qui lui était demandée.
Le respect de la consigne : il s’agit d’un critère essentiel qui doit être sanctionné dans la note finale. Il faut que l’apprenant respecte ce qu’on lui demande de faire. Par exemple, s’il s’agit d’une lettre formelle, un certain nombre d’éléments doivent apparaître (date, lieu, nom et adresse du destinataire, formule d’appel, découpage en paragraphe, formule de politesse finale, signature….)
La phonétique/prosodie/fluidité : là encore, il faut faire attention au niveau de l’étudiant. Si l’on se réfère au cadre commun de référence, il est dit que étudiants de niveau A1 et A2 peuvent hésiter, prendre des pauses, avoir une prononciation hésitante… Ce critère sera moins sanctionné dans les niveaux A1, A2 qu’à partir du niveau B2 par exemple. L’intonation expressive peut encore être imparfaite en B1.
La morphosyntaxe : On jugera dans cette partie de l’emploi des temps, de la correction des conjugaisons, des accords, de la construction des phrases… sur ce dernier point, il est attendu qu’on évalue un étudiant des niveaux A1 et A2 sur la compréhension du message communicatif. La morphosyntaxe ne doit pas être le critère le plus déterminant dans l’évaluation d’un élève.
Ce critère est souvent sur-apprécié par les évaluateurs qui ont pour référent un examen d’oral parfait. Attention à ne pas tomber dans ce piège en FLE. L’apprenant apprend des fautes qu’il commet.
Le lexique : on valorisera sa variété, son originalité, sa pertinence, mais là encore, il faut toujours se référer à ce qu’un apprenant est capable de faire en consultant les descripteurs de chaque niveau du cadre commun de référence (www. culture2.coe.int/portfolio/documents/cadrecommun.pdf )
La cohérence/cohésion du discours : les énoncés produits par l’apprenant doivent être cohérents par rapport à la situation, au contexte. Le discours doit être articulé, et rendu logique.
La correction sociolinguistique : si il s’agit d’un jeu de rôle notamment ou d’un entretien, nous évaluerons aussi l’adéquation du registre de langue à la situation…
L’interaction : la capacité à répondre aux sollicitations de l’interlocuteur doivent être pris aussi en considération par l’évaluateur.
L’orthographe lexicale et l’orthographe grammaticale sont des éléments à prendre en considération à partir d’un certain niveau, mais on le placera davantage sous les critères lexique et morphosyntaxe.
3.2. Exemples de grilles d’évaluation en production orale
En tant qu’évaluateur de compétences orales, vous pouvez vous reposer sur les critères ci-dessus afin de construire vos grilles d’évaluation. Elles seront différentes selon la typologie de l’exercice de production orale proposé.
Voici quelques exemples de grilles proposées pour évaluer l’expression orale :
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Grille d’évaluation du jeu de rôle : note sur 20 |
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Capacité à communiquer : - Adaptation à la situation proposée (3 points) - Adéquation des actes de paroles (4 points) - Capacité à répondre aux sollicitations de l’interlocuteur, à relancer l’échange (3 points) |
10 |
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Compétence linguistique : - Compétence phonétique, prosodie et fluidité (3 points) - Compétence morphosyntaxique (4 points) - Compétence lexicale (3 points) |
10 |
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Originalité de l’expression (prime de risque sous forme de bonus) |
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Pour télécharger des exemples de jeu de rôle, cliquez ici
3.2.2. Grille pour un entretien informel (niveau élémentaire)
Grille d’évaluation de l’entretien informel : note sur 20
Capacité à communiquer :
- Sujet de la discussion bien délimité et immédiatement compréhensible (3 points)
- Clarté et précision du contenu (capacité à présenter, à décrire, etc..) (4 points)
- Capacité à répondre aux sollicitations de l’interlocuteur (apporter des précisions) (3 points)
10
Compétence linguistique :
- Compétence phonétique, prosodie et fluidité (3 points)
- Compétence morphosyntaxique (4 points)
- Compétence lexicale (3 points)
10
Originalité de l’expression (prime de risque sous forme de bonus)
2
3.2.3. Grille pour évaluer une analyse de contenu d’un document simple
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Grille d’évaluation d’analyse de contenu à l’oral: note sur 20 |
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Capacité à comprendre et à informer :
- Identification du document/ sélection des informations importantes 4 points - Capacité à reformuler les informations de manière personnelle 3 points - Adéquation des réponses aux questions de l’examinateur 3 points
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Compétence linguistique :
- Compétence phonétique, prosodie et fluidité 4 points - Compétence morphosyntaxique 3 points - Compétence lexicale 3 points
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10 |
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Originalité de l’expression (prime de risque sous forme de bonus)
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3.2.4. Grille d’évaluation pour un compte rendu oral
L’épreuve de compte rendu oral est une épreuve de production orale de niveau avancé que l’on demandait par exemple en évaluation certificative dans l’unité A6 du DELF. La grille, que nous proposons, n’est en aucun cas une grille qui servira en évaluation formative si vous demandez à un de vos étudiants de faire un compte rendu en classe.
Ces grilles ne sont que des exemples. Il n’existe pas de grille universelle qui peut être utilisée systématiquement pour n’importe quel type de test oral. Néanmoins, la grille est un outil d’évaluation indispensable au jury si l’on veut diminuer l’impact de la subjectivité dans le travail de l’évaluation.