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L’interrogation
L’interrogation est une des modalités d’énonciation qui correspond à une attitude énonciative non thétique (le locuteur demande une information ou une validation) et à un acte de langage (celui de la question).
L’interrogation directe
L’interrogation totale (ou interrogation globale ou encore interrogation connexionnelle chez L. Tesnière1)
Elle demande une validation de l’énoncé entier. L’interrogation totale n’est pas une demande d’information, puisqu’elle contient en elle-même tous les éléments lexicaux de la réponse. On y répond par « oui » ou par « non ».
Exemples : Avez-vous fait la vaisselle ? / Partez-vous en Martinique ?
L’interrogation totale est caractérisée par une intonation ascendante à laquelle correspond un signe diacritique spécifique : le point d’interrogation.
L’ordre des mots : plusieurs configurations syntaxiques sont possibles :
L’interrogation partielle (ou interrogation nucléaire chez L. Tesnière)
Elle est une demande d’information. Contrairement à l’interrogation totale, elle demande une information qu’elle ne contient pas. Elle porte sur un élément particulier, qui est représenté par un morphème interrogatif (« qui », « que », « quand », etc.) et on ne peut pas y répondre par « oui » ou par « non ».
Comme pour l’interrogation totale, l’interrogation partielle se termine par un point d’interrogation. Elle est caractérisée par une intonation descendante, avec une note élevée sur le mot interrogatif placé en tête de phrase.
Exemples : Quand avez-vous fait la vaisselle ? / Que ferez-vous en Martinique ?
L’interrogation indirecte
Le cas de l’interrogation oratoire (ou interrogation rhétorique)
L’interrogation oratoire est une fausse question : elle n’appelle pas de réponse ou elle oriente la réponse de l’interlocuteur. Exemple : Alors, elle n’était pas bonne ma tarte ? (= la réponse attendue est : si, elle était excellente !)
Fonctionnement de l’interrogation rhétorique
« Le locuteur de l’énoncé interrogatif fait comme si la réponse à la question allait de soi, aussi bien pour lui que pour l’allocutaire. La question n’est là que pour rappeler cette réponse. Elle joue alors à peu près le rôle de l’assertion de cette dernière, présentée comme une vérité admise. »